Veni Sancte Spiritus
Ce genre de séquence fut condamné, à la suite de plusieurs conciles, notamment de celui de Trente, faute de qualité (texte non biblique) et d'autorisation officielle. En conséquence, dans le cadre de la Contre-Réforme, la séquence fut entièrement supprimée. C'est la raison pour laquelle, 4 500 séquences avaient été effacées, lorsque de l'édition du Missel de 1570. Toutefois, seules quatre séquences restaient dans ce missel, autorisées sous le pontificat de Pie V. Il s'agissait de Veni Sancte Spiritus avec le Victimæ paschali laudes, le Lauda Sion de Thomas d'Aquin ainsi que le Dies iræ. Et selon la tradition, mais maintenant formellement, le Veni Sancte fut attribuée à la fête de Pentecôte.
La reforme selon le concile Vatican II modifia, pour la première fois après la Contre-Réforme, l'usage de la séquence. D'une part, elle est dorénavant chantée avant l'Alléluia, et non plus après ce dernier25,vabr 1. D'autre part, à l'exception du Victimæ paschali laudes (Pâques) et du Veni Sancte Spiritus (Pentecôte), l'utilisation devint facultative. Aussi, la pratique de cette séquence se garde-t-elle dans la célébration en latin, mais toujours une fois par an.
Voici l'interprétation de la Maîtrise de Notre Dame de Paris avec Henri Chalet :
Veni Sancte Spiritus (Yves Castagnet) Maîtrise de Notre Dame (Henri Chalet).
Sacrosanctum Concilium