Revue L' Art sacré — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

Revue L' Art sacré

L’Art sacré est une petite revue monochrome qui paraît de 1935 à 1969. Elle est l’aboutissement d’un processus engagé dès la fin du XIXe siècle, en réaction à l’art dit de Saint-Sulpice qui envahissait les églises. Un certain nombre d’intellectuels et d’artistes (dont Huysmans, Claudel, Maurice Denis) réagirent vigoureusement contre cet art industriel, économique, de médiocre qualité, au style fade et mièvre ; seulement les relations entre les catholiques et la France républicaine ne sont pas de nature à véhiculer ce message.

Quelques anciens numéros de L' Art sacré.

Le n°3 de la revue en septembre 1935.

On peut télécharger les numéros suivants jusqu'en 1938 sur le site de la Bibliothèque Nationale de France sur le site Gallica à partir du lien suivant :

Télécharger les numéros suivants.

Un livre sur l'histoire de la revue.

Françoise Caussé, La Revue « L'Art Sacré », Collection Cerf Histoire, 688 pages - juin 2010.

Cet ouvrage fait écho aux débats très vigoureux qui ont habité le XXe siècle, sur les rapports entre la foi et la pratique religieuse et leur expression artistique. Née dans le catholicisme du XIXe siècle, relayée par quelques cénacles au début du XXe siècle, cette question a suscité dans la France de l'entre-deux-guerres une floraison de vocations — soutenues par les théories de Jacques Maritain ou de Maurice Denis — d'artistes « chrétiens » qui ambitionnaient de réaliser pour l'Église des œuvres inscrites dans l'art de leur temps. Le surgissement, en 1950, très médiatisé, des églises d'Assy, de Vence et d'Audincourt, conçues ou ornées par de très grands artistes, donna une considérable audience à la question d'un art « sacré contemporain. La revue « L'Art sacré se situe au cœur de cette histoire. Fondée en 1935 par Joseph Pichard, passée aux Éditions du Cerf en 1937, son orientation principale fut le fruit du travail de deux dominicains d'exception, Marie-Alain Couturier et Pie-Raymond Régamey. Durant les années décisives qui suivirent la Seconde Guerre mondiale et qui précédèrent le concile Vatican II, ils défendirent l'idée de la nécessité d'accueillir dans l'Église des œuvres de haute spiritualité issues de l'art des grands créateurs. Cela heurtait aussi bien les tenants de l'art dit de « Saint-Sulpice », que ceux qui prônaient un art « moyennement » moderne. La « Querelle » qui en résulta enflamma une large part de la société. L'ouvrage retrace l'histoire de la revue, et la complète de dossiers monographiques sur les pères Couturier et Régamey, sur la Commission d'art sacré de Besançon (ses membres, son action), et sur les lieux qui nourrirent la dispute : la Sainte-Baume, Assy, Vence, les Bréseux, Audincourt, Ronchamp. La présentation et l'analyse des débats et des réponses de l'institution mettent en évidence leurs enjeux profonds et soulignent leur actualité. Un index permet de repérer les auteurs et les articles de la revue ; il est complété par la présentation des principales personnes citées. Une partie documentaire illustre quelques-unes des dimensions — didactiques et esthétiques — de cette riche revue et donne aussi l'occasion de voir les visages des acteurs majeurs de l'histoire.

Dans La Revue des Deux mondes, un entretien avec Françoise Caussé réalisé par Aurélie Julia.

Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que se constituent des groupes d’artistes catholiques désireux de produire de l’art, religieux certes, mais de l’art ! Peintres, sculpteurs, mais aussi artisans (lissiers, brodeurs, orfèvres…) sont sollicités. Les professions artisanales sont donc remises à l’honneur et les femmes artistes, autre facette intéressante du mouvement, prennent une part active à la création. Ces groupes s’orga nisent dans les années trente. La revue naît ainsi du besoin de se faire connaître du clergé commanditaire. [...]  Lire la suite ci-dessous.

Articles de LMD.

 

  • Sacrosanctum Concilium 122

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Dignité de l'art sacré.

    SC 122. Parmi les plus nobles activités de l'esprit humain, on compte à très bon droit les beaux-arts, mais surtout l'art religieux et ce qui en est le sommet, l'art sacré. Par nature, ils visent à exprimer de quelque façon dans les œuvres humaines la beauté infinie de Dieu, et ils se consacrent d'autant plus à accroître sa louange et sa gloire qu'ils n'ont pas d'autre propos que de contribuer le plus possible à tourner les âmes humaines vers Dieu.          
    Aussi la vénérable Mère Église fut-elle toujours amie des beaux-arts, [...] 


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait