La chandeleur ou la christianisation d'une fête païenne — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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La chandeleur ou la christianisation d'une fête païenne

La Chandeleur (fête des chandelles) est une ancienne fête païenne et latine, devenue ensuite une fête religieuse chrétienne correspondant à la Présentation de Jésus au Temple et à sa reconnaissance par Syméon comme « Lumière qui se révèle aux nations ». C'est l'une des douze grandes fêtes liturgiques célébrées par l'Église orthodoxe.

Cette fête a lieu le 2 février, soit 40 jours après Noël.

Chez les Romains, on fêtait les Lupercales autour du 15 février, en l'honneur de Lupercus, dieu de la fécondité et des troupeaux. Vers la même date avait également lieu la fête de Feralia.

Les Lupercales ont pu être liées à la Chandeleur, notamment par le cardinal Cesare Baronio au XVIe siècle, sans doute en raison de leur visée purificatrice commune. En 494, des « chandelles » ont été associées à la Chandeleur par le pape Gélase Ier, le premier à organiser des processions aux flambeaux le 2 février. Dans une lettre au sénateur Andromachus, il dit souhaiter rétablir les Lupercales et argue de leur pouvoir purificateur. Comme le sacramentaire gélasien mentionne la Chandeleur, on en conclut que Gélase avait remplacé la fête païenne par la fête de la Présentation. Cependant, le sacramentaire gélasien a subi une forte influence gallicane et a été compilé entre 628 et 731 ; il est donc aussi possible que cette adjonction ne soit pas due à Gélase. En effet, lorsque ce dernier s'adresse à Andromachus, il n'use pas d'arguments d'autorité, mais se contente de montrer que la fête des Lupercales n'aurait plus d'effet par sa dénaturation et son incompatibilité avec des idéaux chrétiens. Ce fait a été interprété comme dénotant son manque d'influence sur l'aristocratie romaine.

 

  • Sacrosanctum Concilium 30

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Participation active des fidèles.

    SC 30.Pour promouvoir la participation active, on favorisera les acclamations du peuple, les réponses, le chant des psaumes, les antiennes, les cantiques et aussi les actions ou gestes et les attitudes corporelles. On observera aussi en son temps un silence sacré. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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