Le miroir de Jésus — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Le miroir de Jésus

D'un grand mysticisme, puisant aux racines d'une foi authentique, l'œuvre est écrite entre avril et septembre 1923. « Mes intentions sont d'utiliser comme accompagnement le quatuor à cordes et la harpe ; de faire précéder chaque groupe du Mystère (de joie, de peine, de gloire) d'un petit prélude confié aux seuls instruments à cordes, et d'utiliser un groupe de voix de femmes (9 voix seulement divisées en 3) pour agrémenter comme fond sonore les Mystères joyeux et les Mystères glorieux. » (André Caplet).

Une version pour chœur, orchestre à cordes et deux harpes est donnée pour la première fois  à Lyon le 22 février 1924. Dans sa version de musique de chambre, Le Miroir de Jésus est exécuté en première audition le 1er mai suivant à Paris, au théâtre du Vieux-Colombier. André Caplet dirige et Claire Croiza y chante la voix principale. Le succès est tel que, toujours sous la direction de l'auteur, cet ouvrage est donné à plusieurs reprises et à guichet fermé au Vieux-Colombier. L'œuvre affirmant son rayonnement, d'autres auditions ont lieu dans différentes villes. C'est ainsi que la reine Elisabeth fait venir à Bruxelles le compositeur et ses interprètes pour entendre cette œuvre dans laquelle jamais encore la musique de Caplet n'a atteint une telle force dramatique et descriptive.

Confiant à trois voix a cappella le rôle d'annoncer : « Le Miroir de Jésus : Quinze petits poèmes sur les saints mystères du Rosaire qu'Henri Ghéon composa et qu'André Caplet de musique illustra », l'auteur établit un contact immédiat avec son auditoire. Puis, l'ouvrage se divise en trois parties : le Miroir de joie, le Miroir de peine, le Miroir de gloire. Chacune de ces trois parties est précédée d'un prélude confié aux instruments seuls, d'une écriture systématiquement différente.

La première partie : I. Miroir de joie. Présentation. Par Hanna Schaer, le Quatuor Ravel, Michaël Chanu, Isabelle Moretti , les Solistes des Choeurs de Lyon sous la direction de Bernard Tétu :

Un extrait : l'Ascension dans l'interprétation de Marie-Claude Chappuis, du  Quatuor Sine Nomine et de l'Ensemble vocal de Lausanne (dir. Jean-Claude Fasel) et dont voici le texte :

« Mon Fils, me quittez-vous encor ?
J'ai peine à soutenir la vue
De votre visage dans l'or
De cette triomphale nue !
Pour la troisième fois perdu,
Si vous rentrez au sein du Père,
Me serez-vous jamais rendu
Et redescendrez-vous sur terre ?

C'est vous, ma Mère, qui, demain,
Gravirez le même chemin,
Pour ne plus jamais redescendre.
Mon Fils, mes pieds déjà sont las
De traîner mon corps ici-bas !

Vous n'aurez que les bras à tendre. »

Et l'Assomption par les mêmes et dont voici le texte :

Ainsi, sans passer par la tombe,
De la terre où poussent les fleurs
Au ciel où les Anges font chœur,
Par le bleu chemin des colombes,
La Vierge qui n'eut que douleurs
Et plus qu'aucune mère humaine,
Endormant dans son cœur sa peine,
Refermant ses yeux sur ses pleurs,
S'envola tout droit, soulevée,
Sur une toile immaculée
Par un essaim léger d'enfants,
Pour se réveiller rajeunie,
Telle qu'au matin de sa vie,
Quand Dieu lui fit de Dieu présent.

Le mystère de Jésus L'Assomption (André Caplet) M-Cl Chappuis, Quatuor Sine Domine, Ensemble vocal de Lausanne (Jean-Claude Fasel).

 

  • Sacrosanctum Concilium 116

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Chant grégorien et polyphonie.

    SC 116. L'Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place.        
    Les autres genres de musique sacrée, mais surtout la polyphonie, ne sont nullement exclus de la célébration des offices divins, pourvu qu'ils s'accordent avec l'esprit de l'action liturgique, conformément à l'article 30.


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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