Requiem — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Requiem

Parmi les requiem composés au XXe siècle, on entend surtout ceux de Britten et de Duruflé. On en oublierait presque Hindemith, Ligeti, Kabelevski, Penderecki, Reger, Zeisl, Zimmerman mais, aussi, Frank Martin, compositeur suisse né à Genève en 1890, qui en a pourtant composé un magnifique.

Le Requiem est une œuvre plus tardive composée entre 1971 et 1972 et créée en 1973 à Lausanne sous la direction du compositeur. Seule la cantate inachevée “Et la vie l’emportera” occupera Frank Martin ultérieurement et ce jusqu’à quelques jours avant sa mort. Dixième fils d’un pasteur genevois, Frank Martin composait à 9 ans sans avoir reçu de formation. A l’âge de 12 ans, il entend la Passion selon Saint-Matthieu qui lui laisse une impression durable et Bach sera, jusqu’à la fin de sa vie, sa référence absolue. Tout en débutant une formation en sciences, il étudie le piano, le clavecin et la composition, d’abord à Genève et Zurich, puis à Rome et Paris. Pour mieux se consacrer à la composition, il s’installe en 1946 aux Pays-Bas, à Amsterdam, d’abord, puis à Naarden, tout en enseignant à Cologne de 1950 à 1967. Il décède à Naarden, le 21 novembre 1974.

Œuvre originale et d’une grande pureté, le Requiem de Martin est écrit pour quatuor vocal, chœur, orgue, clavecin et un orchestre riche en percussions. Les huit mouvements sont ceux du Requiem classique. La partition est très précisément annotée en nuances et en tempi indiquant même les durées souhaitées des interruptions entre les mouvements. L’Introït, au beau climat à la fois apaisé et lumineux, permet aux différents interprètes de prendre la parole successivement. Il est suivi par un Kyrie largement développé, soutenu par l’orgue qui module l’ensemble d’intervalles répétés très étonnants. Le Dies Irae, comme souvent dans les requiem fait largement sonner les percussions tout en laissant au chœur, parfois à l’unisson, une place de premier choix. Le basson avec sa mélopée lancinante joue un rôle étonnant dans l’Ingemisco. Le Sanctus vocalisé et jubilatoire n’est pas sans rappeler celui du War Requiem créé dix ans auparavant. Il est suivi d’un magnifique et très sobre Agnus Dei confié à l’orgue et à l’alto. Les harmonies sur lesquelles repose cette simple et superbe mélodie sont tout simplement magiques. Puis vient un “In Paradisum” tout naturellement en montées chromatiques et un “Lux aeterna” inondé de lumière et apaisé. En somme, une œuvre riche et attachante, à la fois originale et modeste, d’une grande beauté et qu’on aimerait entendre plus souvent.

Gilles Lesur, Oct 2009. (Source : Le requiem de Martin – Les Amis d'Arthur Oldham (lesamisdarthur.com)).

Frank Martin Requiem.

I. Introitus
II. Kyrie
III. Dies Irae
IV. Offertorium
V. Sanctus
VI. Agnus Dei
VII. In Paradisum
VIII. Lux aeterna

Frank Martin Requiem I. Introitus.

Requiem I. Introitus (Frank Martin) New London Singers.

Frank Martin Requiem VI. Agnus Dei.

 
Requiem VI.Agnus Dei (Frank Martin) ​Basel Sinfonietta (Klaus Knall).

Franck Martin Requiem (Intégrale)
 

 
Requiem (Frank Martin) Katherina Müller, soprano ; Kaja Plessing, contralto ; Michael Connaire, tenore ; Stefan Adam, basso ; Jürgen Henschen, organo ; Stephanie Daase, clavicembalo ; Kantorei St. Nikolai Hamburg e Hamburger Camerata (Matthias Hoffmann-Borggrefe).
 
 
  • Sacrosanctum Concilium 121

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Mission des compositeurs.

    SC 121. Les musiciens, imprégnés d'esprit chrétien, comprendront qu'ils ont été appelés à cultiver la musique sacrée et à accroître son trésor.      
    Ils composeront les mélodies qui présentent les marques de la véritable musique sacrée et qui puissent être chantées non seulement par les grandes Scholae cantorum, mais qui conviennent aussi aux petites et favorisent la participation active de toute l'assemblée des fidèles.
    Les textes destinés au chant sacré seront conformes à la doctrine catholique et même seront tirés de préférence des Saintes Écritures et des sources liturgiques.


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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