Cantus Missae en mi bémol majeur, pour deux chœurs a cappella, op. 109 — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Cantus Missae en mi bémol majeur, pour deux chœurs a cappella, op. 109

Hormis ses sonates, l’œuvre la plus célèbre de Rheinberger est sa Messe à double chœur en mi bémol, op. 109, écrite en 1878 et dédiée au pape Léon XIII. Rheinberger la composa dans les mois qui suivirent son rejet des idéaux du mouvement cécilien, mouvement conservateur qui entreprit de réformer la musique catholique romaine au XIXe siècle.

Pour ce faire, ses partisans tentèrent d’ancrer fermement la musique d’église au sein de la liturgie en supprimant délibérément l’individualité musicale au profit d’une déclamation limpide du texte et d’un rejet de tous les gestes artistiques liés aux Lumières. Bien qu’indéniablement tributaire des modèles antérieurs, la messe à double chœur de Rheinberger met à nu la liberté et la flexibilité nouvelles du compositeur de musique sacrée.

Dès les premières mesures, l’écriture antiphonée rappelle la splendeur des cori spezzati (chœurs séparés) vénitiens de la fin de la Renaissance, cependant que les fantômes de Bach et de Mendelssohn ne sont jamais bien loin. Cette musique n’en est pas moins de Rheinberger, dont elle montre avec force effets le pouvoir d’inventivité glorieusement imprévisible. Au cœur de la messe se tiennent les mises en musique concises et essentiellement syllabiques des longs textes du Gloria et du Credo. À noter quelques audacieux figuralismes (proscrits par le mouvement cécilien) aux mots «et incarnatus est», «descendit» et «ascendit» du Credo. L’expansif Kyrie précède ces mouvements centraux, et le Credo est suivi d’un Sanctus éthéré, d’un Benedictus paisiblement dansant et d’un Agnus Dei dont les contrastes dynamiques soigneusement notés et les modulations elliptiques aboutissent à une section « dona nobis pacem » prolongée, faite de textures conçues instrumentalement qui offrent une conclusion symphonique à cette œuvre remarquable.

Joseph Rheinberger Cantus Missae Op. 109.

Joseph Rheinberger Cantus Missae Op. 109 Kyrie.

Cantus Missae Op. 109 Kyrie (Joseph Rheinberger) The Central Washington University Chamber Choir (Gary Weidenaar)

Joseph Rheinberger Cantus Missae Op. 109 Sanctus et Benedictus qui venit.

Cantus Missae Op. 109 Sanctus et Benedictus qui venit (Joseph Rheinberger) The Choir of St. Ignatius of Antioch Episcopal Church (Douglas Keilitz).

Joseph Rheinberger Cantus Missae Op. 109 Agnus Dei.

Cantus Missae Op. 109 Agnus Dei (Joseph Rheinberger) 

Pour suivre avec la partition intégrale de la messe :

Cantus Missae Op. 109 (Joseph Rheinberger).

 

  • Sacrosanctum concilium 2b

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum concilium

    2. [...] Aussi, puisque la liturgie édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un temple saint dans le Seigneur, une habitation de Dieu dans l’Esprit, jusqu’à la taille qui convient à la plénitude du Christ, c’est d’une façon admirable qu’elle fortifie leurs énergies pour leur faire proclamer le Christ, et ainsi elle montre l’Église à ceux qui sont dehors comme un signal levé sur les nations, sous lequel les enfants de Dieu dispersés se rassemblent dans l’unité jusqu’à ce qu’il y ait un seul bercail et un seul pasteur.

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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