Messe brève.
La messe brève de Léo Delibes se limite dans sa mise en musique à l'ordinaire de la messe, en omettant toutefois le Credo et le Benedictus, et en incorporant à la place un O salutaris hostia. Selon les sources, la « messe brève » fut un genre que nombre de ses collègues (ayant exercé la fonction de maître de chapelle dans de grandes églises ou d’organistes d’orgue de chœur) exercèrent de manière semblable. Citons par exemple Th Dubois, Ch. Gounod, Th. Salomé, G. Fauré et d’autres.
La Messe brève de Léo Delibes est semblable aux compositions romantiques similaires, comme la Messe brève n°7 « aux chapelles » de Charles Gounod. La partie de chant, constitué en grande partie d’une structure homophonique, est facile à exécuter et à compléter par la partie d’orgue qui y ajoute harmonies et mélodies. Un duo mélodieux dans le mouvement O salutaris hostia, ainsi que dans le Gratias du Gloria, sont particulièrement réussis. Contrairement à ses contemporains, Delibes apporte au Qui tollis du Gloria une interprétation extrêmement dramatique, comparable à l’opéra. Dans le Cum Sancto enfin, il place les voix de façon linéaire, comme au début du Gloria et du Sanctus, présentant une musique à la fois classique et éblouissante, dans le style du Second Empire.
L'intégralité de la Messe brève dans l'interprétation de la Maîtrise de Rambouillet dirigée par Stéphane Ung :
Sacrosanctum Concilium