Messe brève. — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Messe brève.

Léo Delibes est surtout connu comme compositeur de ballets (Coppélia, Sylvia) et d’opéras (Lakmé). En plus des œuvres pour la scène (dont de nombreuses opérettes et des opéras-bouffes), il compose aussi toute une série de mélodies, duos et chœurs, dans la tradition de ses opéras-bouffes et ballets avec leur facture délicate et élégante. Empreinte d’intensité et de tendresse, sa seule œuvre sacrée connue, la Messe brève pour deux voix en registre aigu (voix d’enfants) et orgue, s’inscrit aussi dans la lignée de cette tradition.

La messe brève de Léo Delibes se limite dans sa mise en musique à l'ordinaire de la messe, en omettant toutefois le Credo et le Benedictus, et en incorporant à la place un O salutaris hostia. Selon les sources, la « messe brève » fut un genre que nombre de ses collègues (ayant exercé la fonction de maître de chapelle dans de grandes églises ou d’organistes d’orgue de chœur) exercèrent de manière semblable. Citons par exemple Th Dubois, Ch. Gounod, Th. Salomé, G. Fauré et d’autres.

La Messe brève de Léo Delibes est semblable aux compositions romantiques similaires, comme la Messe brève n°7 « aux chapelles » de Charles Gounod. La partie de chant, constitué en grande partie d’une structure homophonique, est facile à exécuter et à compléter par la partie d’orgue qui y ajoute harmonies et mélodies. Un duo mélodieux dans le mouvement O salutaris hostia, ainsi que dans le Gratias du Gloria, sont particulièrement réussis. Contrairement à ses contemporains, Delibes apporte au Qui tollis du Gloria une interprétation extrêmement dramatique, comparable à l’opéra. Dans le Cum Sancto enfin, il place les voix de façon linéaire, comme au début du Gloria et du Sanctus, présentant une musique à la fois classique et éblouissante, dans le style du Second Empire.

L'intégralité de la Messe brève dans l'interprétation de la Maîtrise de Rambouillet dirigée par Stéphane Ung :

La partition

  • Sacrosanctum Concilium 112

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Dignité de la musique sacrée.

    SC 112. La tradition musicale de l'Église universelle a créé un trésor d'une valeur inestimable qui l'emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle.   
    Certes, le chant sacré a été exalté tant par la Sainte Écriture que par les Pères et par les Pontifes romains ; ceux-ci à une époque récente, à la suite de saint Pie X, ont mis en lumière de façon plus précise la fonction ministérielle de la musique sacrée dans le service divin. [...]


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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