Messe brève. — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

Messe brève.

Léo Delibes est surtout connu comme compositeur de ballets (Coppélia, Sylvia) et d’opéras (Lakmé). En plus des œuvres pour la scène (dont de nombreuses opérettes et des opéras-bouffes), il compose aussi toute une série de mélodies, duos et chœurs, dans la tradition de ses opéras-bouffes et ballets avec leur facture délicate et élégante. Empreinte d’intensité et de tendresse, sa seule œuvre sacrée connue, la Messe brève pour deux voix en registre aigu (voix d’enfants) et orgue, s’inscrit aussi dans la lignée de cette tradition.

La messe brève de Léo Delibes se limite dans sa mise en musique à l'ordinaire de la messe, en omettant toutefois le Credo et le Benedictus, et en incorporant à la place un O salutaris hostia. Selon les sources, la « messe brève » fut un genre que nombre de ses collègues (ayant exercé la fonction de maître de chapelle dans de grandes églises ou d’organistes d’orgue de chœur) exercèrent de manière semblable. Citons par exemple Th Dubois, Ch. Gounod, Th. Salomé, G. Fauré et d’autres.

La Messe brève de Léo Delibes est semblable aux compositions romantiques similaires, comme la Messe brève n°7 « aux chapelles » de Charles Gounod. La partie de chant, constitué en grande partie d’une structure homophonique, est facile à exécuter et à compléter par la partie d’orgue qui y ajoute harmonies et mélodies. Un duo mélodieux dans le mouvement O salutaris hostia, ainsi que dans le Gratias du Gloria, sont particulièrement réussis. Contrairement à ses contemporains, Delibes apporte au Qui tollis du Gloria une interprétation extrêmement dramatique, comparable à l’opéra. Dans le Cum Sancto enfin, il place les voix de façon linéaire, comme au début du Gloria et du Sanctus, présentant une musique à la fois classique et éblouissante, dans le style du Second Empire.

L'intégralité de la Messe brève dans l'interprétation de la Maîtrise de Rambouillet dirigée par Stéphane Ung :

La partition

  • Sacrosanctum Concilium 121

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Mission des compositeurs.

    SC 121. Les musiciens, imprégnés d'esprit chrétien, comprendront qu'ils ont été appelés à cultiver la musique sacrée et à accroître son trésor.      
    Ils composeront les mélodies qui présentent les marques de la véritable musique sacrée et qui puissent être chantées non seulement par les grandes Scholae cantorum, mais qui conviennent aussi aux petites et favorisent la participation active de toute l'assemblée des fidèles.
    Les textes destinés au chant sacré seront conformes à la doctrine catholique et même seront tirés de préférence des Saintes Écritures et des sources liturgiques.


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait