8 décembre : Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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8 décembre : Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie

Murillo, La Vierge de l'Immaculée conception, 1665 (Musée du Louvre)

L'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie est célébrée en tant que solennité par l'Église catholique le 8 décembre, ce qui correspond à neuf mois avant la fête de la Nativité de Marie, qui est célébrée le 8 septembre. Elle est l'une des fêtes mariales les plus importantes du calendrier liturgique de l'Église catholique. Il s'agit d'une fête de précepte dans plusieurs pays.

La fête du 8 décembre marque la conception immaculée de la Vierge Marie, soulignant combien celle qui donna naissance au Fils de de Dieu a été préservée de tout péché dès avant sa naissance.  Cette solennité se développa progressivement à partir du Moyen Âge. Elle s'ajouta à la solennité de la Saine Vierge, fêtée le 1 janvier en lien avec Noël, et aux quatre fêtes mariales de l'Antiquité: 2 février (purification de Marie et présentation de Jésus au Temple), 25 mars (Annonciation), 15 août (Assomption) et 8 septembre (naissance de la Vierge Marie).  

Conceptio Tua (Répons ancien pour la fête de l'Immaculée conception)
Ta conception, vierge mère de Dieu, a annoncé la joie au monde entier :
Car le soleil de justice s'est levé de toi, Christ notre Dieu :
Celui qui, en éliminant la maladie, a donné une bénédiction ;
et la mort confondante, a donné la vie éternelle.

Présentation de cette fête sur le site officiel liturgie.catholique.fr :

Comme le rappelle le Missel romain, « dès le premier instant de sa vie, Marie a été préservée de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de son Fils. La conception immaculée de Marie est donc fondée sur sa maternité divine. Comme en son assomption, Marie est, en son immaculée conception, l’image anticipée de l’Église, que Dieu a voulue “sans tache, ni ride, mais sainte et immaculée” » (Missel romain, AELF).

Bien que célébrée à Byzance dès le VIIIe siècle sous le titre de la « Toute sainte », cette fête mariale, chérie des fidèles, a suscité parfois quelques réserves, par exemple celles de saint Bernard au XIIe siècle (ou encore Saint Thomas d'Aquin). Elle a connu un long cheminement de clarification théologique. Adoptée notamment par les franciscains au XIIIe siècle, le pape Sixte IV l'institua pour le diocèse de Rome en 1477, après que le Concile de Bâle (1437) eut défini la Coneption immaculée de Marie. La fête devint obligatoire pour la chrétienté en 1708 (pape Clément XI) mais c'est le 8 décembre 1854 qu'elle est devenue officiellement la fête de l’Immaculée conception de Marie après la définition dogmatique de ce mystère  par le pape Pie IX (Constitution Ineffabilis Deus).

La prière d’ouverture donne un large écho à cette définition :

« Tu as préparé à ton Fils une demeure digne de lui par la Conception immaculée de la Vierge, que tu as préservée de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de ton Fils; à son intercession, accorde-nous d'être purs, nous aussi, et de parvenir jusqu'à toi. ».

Les lectures de la messe font entrer dans le mystère de Marie, la « Comblée de grâce » (évangile). Dans une grande méditation du mystère du salut, saint Paul s’émerveille devant le dessein du Père qui « nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour » (2ème lecture). Et le livre de la Genèse revient à la source du projet de salut de Dieu sur l’humanité, salut qui passe par le sein de Marie en qui le Fils éternel a pris chair, le rendant participante, de manière anticipée, au mystère du salut. Elle est la manifestation parfaite de l’humanité rachetée.

Cette solennité du 8 décembre célèbre donc en Marie la manifestation parfaite de l’humanité rachetée. Aussi, « à son intercession, accorde-nous d’être purs, nous aussi, et de parvenir jusqu’à toi » (prière d’ouverture). Tel est l’horizon qui transparaît à travers les oraisons, les antiennes et la préface de la messe ainsi que certains textes des offices propres à la solennité de l’Immaculée Conception de Marie (voir Office du 8 décembre et lectures de la messe sur le site AELF).

Il faut comprendre l'Immaculée-Conception, non pas seulement comme une exemption virginale de la tache originelle, mais comme une sanctification qui s'opère dès la naissance de la vie de la Vierge, dans la vision des mérites de Jésus-Christ. (Saint Jean Duns Scot, fin XIIIe s.)

Quelques références 

Extrait d'une prière de Saint Anselme

Dieu a donné son Fils, fruit unique de son cœur, qui était son égal et qu'il aimait comme lui-même : il l'a donné à Marie, et, du sein de Marie, il en fait son Fils, non pas quelqu'un d'autre, mais le même en personne, de sorte qu'il est par sa nature le même Fils unique de Dieu et de Marie. Toute la création est l'œuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie ! Dieu a tout créé, et Marie a enfanté Dieu ! Dieu qui a tout formé, s'est formé lui-même du sein de Marie, et ainsi il a refait tout ce qu'il avait fait. Lui qui a pu tout faire de rien, n'a pas voulu refaire sans Marie sa création détruite. Dieu est donc le Père de toutes les choses créées, et Marie la mère de toutes les choses recréées. Dieu est le Père de la création universelle, et Marie la mère de la rédemption universelle. Car Dieu a engendré celui par qui tout a été fait, et Marie a enfanté celui par qui tout a été sauvé. Dieu a engendré celui sans qui absolument rien n'existe, et Marie a enfanté celui sans qui absolument rien n'est bon. Oui, le Seigneur est vraiment avec toi : il t'a fait un don tel que la nature entière t'est grandement redevable, à toi, en même temps qu'à lui.
(Office des lectures du 8 décembre, AELF)

angelus du 8 décembre 2022 par le pape François

  • Sacrosanctum Concilium 38

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    SC 38 Pourvu que soit sauvegardée l'unité substantielle du rite romain, on admettra des différences légitimes et des adaptations à la diversité des assemblées, des régions, des peuples, surtout dans les missions, même lorsqu'on révisera les livres liturgiques ; et il sera bon d'avoir ce principe devant les yeux pour aménager la structure des rites et établir les rubriques. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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