L'Ascension du Seigneur — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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L'Ascension du Seigneur

"l'Ascension" (Mystère Glorieux), Mosaïques de G.D. Facchina, bas. Notre Dame du Rosaire, Lourdes (65), France.

L’Ascension du Seigneur est célébrée le quarantième jour à partir de Pâques. Cette solennité fait mémoire de l’élévation de Jésus qui monte rejoindre son Père, et donc aussi son exaltation qui, liée à la Pentecôte, constitue l’aboutissement de sa Pâque.

Solennité

Selon le Missel

« L’ascension de ton Fils, le Christ, nous introduit déjà auprès de toi, nous, les membres du corps dont il est la tête, appelés à vivre en espérance dans la gloire où il nous a précédés » (extrait de la Collecte de la messe du jour de l’Ascension, Missel romain, AELF)

« Sans quitter notre condition humaine, le premier, il entre au ciel, tête de l’Eglise et commencement de tout ce qui existe, et il donne aux membres de son Corps l’espérance de le rejoindre un jour » (extrait de la 1e Préface de l’Ascension, Missel romain, AELF). 

Dans les pays où l'Ascension n'est pas fête de précepte, elle est transférée au 7e dimanche de Pâques qui devient son jour propre.
Par ailleurs, le Missel prévoit un formulaire spécial lorsqu'on la célèbre la veille au soir, soit avant soit après les premières Vêpres de l'Ascension.     

Sens de la solennité

Selon les Actes des apôtres (Ac 1, 1-11), c’est à l’issue d’un dernier repas que Jésus partageait avec ses apôtres, que Jésus leur annonce qu’ils » vont recevoir une force quand l’Esprit Saint viendra sur eux », puis qu’il « s’éleva, tandis que les apôtres le regardaient, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux ». Ce passage de l’Écriture constitue, d’ailleurs, la 1e lecture de ce jour.

C’est de cela que nous faisons mémoire en ce jour, mais non pas « pour rester là à regarder vers le ciel » comme le faisaient les apôtres, ce qui leur furent reproché par les deux hommes vêtus de blanc apparaissant dans la nuée (Ac 1, 10-11). Mais bien plutôt pour nous inviter à continuer l’œuvre du Christ sur terre, grâce au don de l’Esprit qu’il nous envoie. 

L’Évangile du jour – Mt 28, 16-20 (année A) ; Mc 16, 15-20 (année B) ; Lc 24, 46-53 (année C) – nous rapporte ce moment déterminant où Jésus quitte ses apôtres non sans leur avoir promis son Esprit Saint, les avoir bénis et envoyés faire de toutes les nations des disciples !

Les prières du jour nous associent toujours davantage à Celui qui nous a précédé et que nous voulons suivre, tant sur terre pour continuer son œuvre, que dans la gloire finale :


Hymne « Christ est parti sans nous quitter »

Christ est parti
Sans nous quitter :
Le Fils de Dieu est glorifié.
Son absence partout
Nous accompagne.

Il est parti
Dans la nuée :
Qu’attendez-vous les yeux levés ?
Il est proche de nous
Quand il s’éloigne.

(CFC – Fr Gilles)

Divers éclairages


Prière : « Aujourd’hui, Seigneur Dieu, ton Fils monte au ciel en présence des Apôtres ; nous t’en prions : puisque selon sa promesse, il est toujours avec nous sur la terre, accorde-nous de vivre avec lui dans le ciel. » (extrait de la Collecte de la messe de la veille au soir, Missel romain, AELF)

 

  • Sacrosanctum Concilium 14

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    SC 14. La Mère Église désire beaucoup que tous les fidèles soient amenés à cette participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques, qui est demandée par la nature de la liturgie elle-même et qui est, en vertu de son baptême, un droit et un devoir pour le peuple chrétien, « race élue, sacerdoce royal, nation sainte, peuple racheté » (1 Pierre 2, 9 ; cf. 2, 4-5).
    Cette participation pleine et active de tout le peuple est ce qu'on doit viser de toutes ses forces dans la restauration et la mise en valeur de la liturgie. Elle est, en effet, la source première et indis­pensable à laquelle les fidèles doivent puiser un esprit vraiment chrétien ; et c'est pourquoi elle doit être recherchée avec ardeur par les pasteurs d'âme, dans toute l'action pastorale, avec la pédagogie nécessaire. [...] 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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