L'acclamation — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

L'acclamation

Les acclamations sont des formules musicales élémentaires qui permettent à l'assemblée une participation immédiate majeure. Elles se répartissent tout au long de la messe et la structurent. Elles apparaissent comme des points de repères entre les différentes parties de la célébration et aussi d'une célébration à l'autre.

L’acclamation est un cri de joie ou d'enthousiasme collectif. Telle est la définition que l'on peut trouver dans le Larousse. On conviendra que les acclamations sont assez rares dans la vie quotidienne. Elles demeurent présentes au stade, au théâtre, après une élection, ... Elles sont souvent proches du cri, qui, lorsqu'il est collectif, devient vite une parole rythmique.

Ce terme est très fréquent dans la Bible et plus particulièrement dans le livre des Psaumes et dans l'Apocalypse que l'on appelle parfois le livre de l'acclamation. Acclamez le Seigneur terre entière...(Ps 99), Tous les peuples battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ...(Ps 46), Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ... (Ap. 7, 12)

Les acclamations dans la liturgie sont  définies par le Père Gelineau comme de brèves propositions qui constituent une entité sémantique (c'est-à-dire que cet ensemble a un sens) pouvant aller d'un mot à plusieurs phrases (juxtaposées ou alternées). Elles se divisent en cinq groupes :

a) Amen, Alléluia, Nous rendons grâce à Dieu ... ;
b) Les salutations* et les dialogues ;
c) les invocations litaniques ;
d) les répons brefs des psaumes ;
e) les monitions diaconales.

Ce sont des formules musicales élémentaires qui permettent à l'assemblée une participation immédiate à l'action rituelle.

Les acclamations, qui se répartissent, tout au long de la célébration, sont là aussi pour la structurer. Elles apparaissent comme des points de repères entre les différentes parties de la célébration et aussi d'une célébration à l'autre.

Sur un plan symbolique, elles témoignent de l'unité du peuple assemblé et elles actualisent le "dialogue entre Dieu et son peuple".

Références essentielles :

  • G. Stefani, « Les Acclamations », dans L’acclamation de tout un peuple, coll. Kinnor n° 9, Paris, Fleurus, 1967, p. 49-76.
  • J. Gelineau, « Acclamation – Proclamations - Dialogues », dans Les chants de la messe dans leur enracinement rituel, Paris, Cerf, 2001, p. 53-58.
  • L. Deiss, « Acclamation et Dialogues », dans Concile et chant nouveau, Paris, Levain, 1969, p. 80-113.
  • R. Lesueur, « L’acclamation dans la liturgie », Église qui chante 101, 1970, p. 1-6.
  • Ph. Robert, « L’acclamation et le récitatif », Feu Nouveau XXVII 7, p. 84-89.

 

 

 

  • Sacrosanctum concilium 2b

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum concilium

    2. [...] Aussi, puisque la liturgie édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un temple saint dans le Seigneur, une habitation de Dieu dans l’Esprit, jusqu’à la taille qui convient à la plénitude du Christ, c’est d’une façon admirable qu’elle fortifie leurs énergies pour leur faire proclamer le Christ, et ainsi elle montre l’Église à ceux qui sont dehors comme un signal levé sur les nations, sous lequel les enfants de Dieu dispersés se rassemblent dans l’unité jusqu’à ce qu’il y ait un seul bercail et un seul pasteur.

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait