Te Deum WAB 45 (1881-1884) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Te Deum WAB 45 (1881-1884)

Bruckner initia la composition de son Te Deum du 3 au 17 mai 1881, lorsqu'il finalisait sa 6e Symphonie. Il mit ensuite en chantier celle de la 7e Symphonie. Après la finalisation de la symphonie, Bruckner reprit le 28 septembre 1883 la composition du Te Deum. Les parties vocales et orchestrales furent complétées le 7 mars 1884. Celle de la partie d'orgue ad lib. a été composée sur une partition additionnelle le 16 mars 1884.

D'une durée approximative de vingt-quatre minutes, le Te Deum est donc une œuvre courte, relativement aux symphonies de Bruckner, mais aussi à sa grande Messe en fa mineur. Bruckner n'a donc pas, comme Berlioz l'avait fait dans son propre Te Deum (1855), doté son œuvre de proportions gigantesques. Cette concision est peut-être pour beaucoup dans l'excellent accueil que reçut l'œuvre, qui fut créée par le Wiener Akademischer Wagner-Verein avec accompagnement de deux pianos – par Robert Erben et Joseph Schalk – à Vienne le 2 mai 1885 sous la direction du compositeur, puis avec orchestre à Vienne le 10 janvier 1886 sous la direction de Hans Richter. Eduard Hanslick lui-même, l'éternel ennemi de Bruckner, ne put que reconnaître l'excellence de la nouvelle composition. Gustav Mahler, enthousiaste, écrivit sur la partition, à la place des indications « pour chœur, voix solistes, orchestre et orgue ad libitum » : « pour des langues angéliques, des chercheurs de Dieu, des esprits tourmentés et des âmes purifiées dans les flammes ». Bruckner surtout en était particulièrement satisfait ; il affirma plus tard : [lorsque Dieu jugera mon âme], « je Lui offrirai la partition de mon Te Deum et il me jugera avec bienveillance ». Le Te Deum est le témoignage de la foi fervente de Bruckner, et un chant de louanges et de réjouissance sacrée. C'est l'œuvre de Bruckner qui connut le plus de succès, avec la Septième symphonie et dans une certaine mesure la Huitième en 1890, en Autriche et dans le monde. Une de ses représentations, à Berlin en 1891, remporta un succès extraordinaire.

Le Te Deum est également la dernière de ses œuvres que Bruckner, déjà affaibli, entendit en concert (organisé sur l'instigation de Brahms), le 12 janvier 1896. C'est peut-être ce qui détermina Bruckner, sentant qu'il risquait de ne pouvoir achever sa Neuvième symphonie, à recommander que son Te Deum soit exécuté en guise de mouvement final, ces deux œuvres étant dédiées « à Dieu » (un thème du Te Deum est d'ailleurs cité dans la Neuvième). Cette solution est toutefois rarement choisie, en raison des difficultés techniques, les exécutants préférant la laisser s'éteindre sur le silence final de l'Adagio qui clôt ainsi l'œuvre du Maître.

Anton Bruckner. Te Deum. Wab 45. 1. Te Deum laudamus.

Te Deum WAB 45. 1. Te Deum laudamus (Anton Bruckner) Karita Mattila, Susanne Mentzer, Vinson Cole, Robert Holl, Chor des Bayerischen Rundfunks, Wiener Philharmoniker (Bernard Haitink).

Anton Bruckner. Te Deum.WAB 45 5. Inte Domine speravi.

Te Deum. WAB 45. 5. In te Domine speravi (Anton Bruckner) Karita Mattila, Susanne Mentzer, Vinson Cole, Robert Holl, Chor des Bayerischen Rundfunks, Wiener Philharmoniker (Bernard Haitink).

Pour suivre avec la partition :

Te Deum. WAB 45. (Anton Bruckner).

 

  • Sacrosanctum Concilium 112

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Dignité de la musique sacrée.

    SC 112. La tradition musicale de l'Église universelle a créé un trésor d'une valeur inestimable qui l'emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle.   
    Certes, le chant sacré a été exalté tant par la Sainte Écriture que par les Pères et par les Pontifes romains ; ceux-ci à une époque récente, à la suite de saint Pie X, ont mis en lumière de façon plus précise la fonction ministérielle de la musique sacrée dans le service divin. [...]


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