15 septembre : Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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15 septembre : Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs

Notre-Dame des Douleurs ou souvent Notre-Dame des sept Douleurs, est l'un des nombreux titres par lesquels l'Église catholique vénère la Vierge Marie, mère de Jésus, en tant que Mater dolorosa associée à la souffrance de son Fils. La contemplation de Marie au pied de la croix a soutenu beaucoup de chrétiens vivant des souffrances en les aidant à les assumer dans l'espérance d'une résurrection glorieuse.

Notre Dame des Douleurs - Mémoire

 

Notice du Missel

« Marie a communié intimement à la passion de son fils. Aussi a-t-elle été associée d’une manière unique à la gloire de sa résurrection. C’est pour cela que nous célébrons la Compassion de Marie au lendemain de la sainte Croix. Cette fête nous rappelle qu’à la croix, Jésus confie à sa mère son disciple et, à travers lui, toute l’Église » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 779, avec l’autorisation @AELF)   

" Quand ton Fils fut élevé sur la croix, tu as voulu que sa Mère, remplie de compassion, se tienne debout auprès de lui : accorde à ton Église de s’unir, elle aussi, à la passion du Christ, fin d’avoir part à sa résurrection " (extrait de la prière d'ouverture).

► Messe : en blanc - oraisons au jour de la mémoire - préface de la bienheureuse Vierge Marie n° 1 ou n° 2. 

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).

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HOMÉLIE DE S. BERNARD
POUR LE DIMANCHE APRÈS L'ASSOMPTION

Le martyre de la Vierge nous est connu tant par la prophétie de Siméon que par le récit même de la Passion du Seigneur. De l'enfant Jésus, ce vieillard disait : Il sera un signe de division ; et toi, disait-il à Marie, une épée transpercera ton âme.

Oui, Mère bénie, un glaive a transpercé ton âme : il n'aurait pu, sans transpercer celle-ci, pénétrer dans la chair du Fils. C'est vrai : ce Jésus qui est le tien — qui est à tous, certes, mais à toi tout particulièrement —, après avoir remis son esprit, ne fut pas atteint dans son âme par la lance meurtrière sans épargner un mort, auquel elle ne pouvait pourtant plus faire de mal, elle lui ouvrit le côté ; mais c'est ton âme qu'elle transperça. La sienne assurément n'était plus là mais la tienne ne pouvait s'enfuir. Ton âme, c'est la force de douleur qui l'a transpercée, aussi pouvons-nous très justement te proclamer plus que martyre, puisque ta souffrance de compassion aura certainement dépassé la souffrance qu'on peut ressentir physiquement.

N'a-t-elle pas été plus qu'une épée pour toi, n'a-t-elle pas percé ton âme et atteint jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, cette parole : Femme, voilà ton fils ? Ô quel échange ! Jean t'est donné en lieu et place de Jésus, le serviteur à la place du Seigneur, le disciple au lieu du Maître, le fils de Zébédée à la place du Fils de Dieu, un simple homme au lieu du vrai Dieu. Comment l'écoute de cette parole ne transpercerait-elle pas ton âme pleine d'affection, quand le seul souvenir de cette parole brise déjà nos cœurs, qui sont pourtant de roc et de fer ? Ne vous étonnez pas, frères, qu'on puisse dire de Marie qu'elle a été martyre dans son âme. S'en étonnerait celui qui aurait oublié comment Paul mentionne, parmi les fautes les plus graves des païens, le fait qu'ils ont été sans affection. Un tel péché était bien loin du cœur de Marie ; qu'il le soit aussi de ses modestes serviteurs.

Mais on dira peut-être : ne savait-elle pas d'avance qu'il devait mourir ? — Sans nul doute. N'espérait-elle pas qu'il ressusciterait aussitôt ? — Oui, assurément. Et malgré cela elle souffrit de le voir crucifié ? — Oui, et violemment. Qui donc es-tu, frère, et d'où vient ta sagesse, pour que tu puisses t’étonner davantage de la compassion de Marie que de la passion du fils de Marie ? Lui a pu mourir dans son corps, et elle, n'aurait-elle pas pu mourir avec lui dans son cœur ? Voilà (dans la passion du Christ) ce qu'a accompli une charité telle que personne n'en a éprouvé de plus grande ; et voici (dans la compassion de Marie) ce qu'a accompli une charité qui, après celle de Jésus, n'a pas son pareil.

Répons

R/ Tu es la gloire de notre peuple,
Vierge Marie !

Ton nom sera, de par Dieu, pour toujours ;
« Celle qui a trouvé grâce devant lui ».

Lève-toi, tiens-toi sur la hauteur,
debout près de la croix !

Vois tes enfants, du levant au couchant rassemblés,
car ton Fils attire tout à lui !

(AELF — Office des lectures — 15 septembre)