22 août : Bienheureuse Vierge Marie Reine — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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22 août : Bienheureuse Vierge Marie Reine

Les litanies le chantaient depuis des siècles: "Reine des anges... reine des patriarches ... reine des apôtres ..." Le thème do couronnement de la Vierge est apparu dans l'art occidental au moins depuis le haut Moyen Âge. Le Pape Pie XII reprend cette longue tradition en 1954 en instaurant officiellement la fête de "Marie, reine".

Mémoire

  

Notice du Missel

« Marie nous apparaît dans la gloire de son assomption comme la réussite suprême de la Rédemption. Elle est aussi la Mère de Celui dont "le règne n’aura pas de fin". C’est pourquoi, depuis des siècles, le peuple chrétien salue en elle sa Reine » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 760, avec l’autorisation @AELF)

" Tu as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine ; fais que, soutenus par son intercession, nous obtenions dans le royaume des Cieux la gloire promise à tes enfants" (extrait de la collecte).

► En blanc. Messe avec ses oraisons propres et la Préface de la Vierge Marie, n° 1 ou 2,  

​► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).

 

Reine du Ciel (en latin Regina Caeli) est un titre donné à Marie, mère de Jésus, par les chrétiens principalement de l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Le titre est une conséquence du premier concile d'Éphèse au Ve siècle, dans lequel Marie fut proclamée « Theotokos », titre traduit en latin par Mater Dei, en français « Mère de Dieu ». Le titre de « Reine du ciel » a longtemps été une tradition catholique, incluse dans les prières et la littérature de dévotion, et apparaissant dans l'art occidental dans le sujet du couronnement de la Vierge, depuis le haut Moyen Âge, bien avant que l'Église ne lui en donne une définition formelle.

Dès les premiers siècles de l’Église Catholique, le peuple chrétien fit monter vers la Reine du Ciel ses prières et ses chants de louange filiale dans la sérénité des heures de joie et plus encore dans l’angoisse des périls menaçants. Jamais ne fut déçue l’espérance mise en la Mère du divin Roi Jésus-Christ ; jamais ne s’affaiblit la foi qui nous enseigne que la Vierge Marie Mère de Dieu règne sur l’univers entier avec un cœur maternel, tout comme elle est ceinte d’une royale couronne de gloire dans la béatitude céleste ». C’est ainsi que s’exprimait Pie XII dans l'Encyclique Ad Caeli Reginam, du 11 octobre 1954, par laquelle il institua la fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Reine ».

La mémoire liturgique actuelle tombe le 22 août, en l'octave de la solennité de l'Assomption. Pie XII avait en revanche inscrit cette célébration le 31 mai dans le calendrier liturgique, à la fin du mois marial. Saint Paul VI, avec la Lettre Apostolique sous forme de Motu proprio Mysterii Paschalis, par laquelle il approuva les normes générales de l'année liturgique et le nouveau calendrier romain, la plaça le 22 août, à la fin des huit jours de la solennité de l'Assomption corps et âme de Marie au Ciel, la faisant devenir l'épilogue glorieux de la Mère de Dieu, assise à côté du Roi et resplendissante comme une Reine, comme le dit l'antienne du jour : « À votre droite est assise la Reine, son vêtement est tissé d’or (Cf. Ps 44, 10.14) »

(Extrait de " 22 août : mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Reine" sur le site de l'Etat du Vatican).

​► Pape Pie XII, encyclique onculter ulter en ligne Ad Caeli Reginam (lien vers la vzersion anglaise).

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FEMME VOULUE PAR DIEU (Hymne CFC — CNPL)

Femme voulue par Dieu
Comme une œuvre parfaite
En qui reposerait
Le don de son Amour,
Tu exultes de joie
Aux promesses de vie :
Les pauvres en ton enfant
Seront peuple de prêtres,
Fils du Très-Haut.

Femme comblée par Dieu
De sagesse et de grâce
Pour être parmi nous
Reflet de sa bonté,
Tu révèles Celui
Qui étanche la soif :
Le Christ a fait pour toi
Couler en abondance
Un vin nouveau.

Femme guidée par Dieu
Au désert de l'épreuve
Où manque à notre espoir
La force d'un appui,
Tu nous vois chancelants
Sous le poids de la croix :
Ta foi inébranlée
Soutient notre faiblesse
Et nous conduit.

Femme donnée par Dieu
À l'Église naissante
Qui brûle d'accueillir
Le souffle de l'Esprit,
Ton silence nous offre
Un espace de paix :
En toi nous écoutons
La source qui murmure
Au fond des cœurs.

Femme vêtue par Dieu
D'un manteau de lumière,
Quand l'ombre de la mort
S'étend sur l'univers,
Tu éclaires la voie
Du Royaume des cieux :
Servante du Seigneur,
Tu règnes dans la gloire
Avec ton Fils.

Source : AELF — Office des lectures — 22 août 2026

► Écouter une version de l'hymne, interprétée à la Cathédrale de Namur  

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Quelques exemples d'interprétation du "Regina Caeli" 

Brahms - Regina coeli, Op 37 (Anthony Mondon) 

Regina Caeli - Gregorian Chant (TradOrganist)

Gregor Aichinger - Regina Coeli (N. Aquino)
 "Regina Caeli" - dossier Musique sacréE du site 
Voir également   "Ave Regina caelorum"

Voir plus
Les fêtes mariales dans la revue LMD

Les articles sur les fêtes mariales parus dans la revue La Maison-Dieu

  • Sacrosanctum Concilium 43

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    La vie liturgique du diocèse.

    SC 43. Le zèle pour l'avancement et la restauration de la liturgie est tenu à juste titre pour un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint Esprit dans son Église ; et il confère à la vie de celle-ci, et même à toute l'attitude religieuse d'aujourd'hui, une empreinte caractéristique. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait