Le 4ème dimanche de Carême (Laetare) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

Le 4ème dimanche de Carême (Laetare)

Nef et bas-côté de l'église abbatiale de Pontigny, abbaye cistercienne édifiée à la fin du XIIe s. Pontigny (89), Bourgogne, France.

Le 4e dimanche de Carême* - appelé aussi dimanche de laetare – présente l’évangile de Jean avec la guérison de l’aveugle-né (année A, et autres années s’il y a des catéchumènes), ou avec le Christ lumière du monde (B) ou l’évangile de Luc avec la parabole du père et du fils prodigue (C) 

Une hymne  ... pour tout le temps du Carême

Pourquoi rester sur vos ornières,
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.
 D. Rimaud


Normalement, le 4e dimanche de Carême, l’assemblée dominicale comporte le 2e « scrutin » proposé aux catéchumènes qui se préparent à recevoir le baptême à Pâques. Le scrutin (le nom désigne le fait que les catéchumènes se laissent scruter par Dieu) est une prière particulière pour les catéchumènes, avec imposition de la main par le célébrant principal, afin d’affermir leur cœur pour qu’ils discernent « ce qu’il y a de faible, de malade et de mouvais pour le guérir » et « ce qu’il y a de bien, de bon et de saint », et afin d’approfondir « leur désir de salut et la découverte de tout ce qui s’y oppose ». (Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, n. 148-151).
Si c’est le cas, l’évangile du jour est la rencontre de Jésus avec l’aveugle-né qui constitue l’un des trois grands évangiles de l’initiation chrétienne qui invite à découvrir qui est Celui qui nous fait voir la vérité et devenir des fils de lumière.
S’il n’y a pas de catéchumènes, l’évangile est celui de la foi et de la guérison de l’aveugle-né l’année A ; celui de la révélation que Dieu a envoyé son Fils, lumière pour le monde, afin qu’il soit sauvé, l’année B (« la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres ») ; ou celui de la parabole du père et de ses deux fils, l’année C (parabole du fils prodigue).

« Dieu qui éclaires tout homme venant dans ce monde… illumine nos cœurs par la splendeur de ta grâce : que nos pensées soient toujours dignes de toi et accordées à ta grandeur, et qu’ainsi nous puissions t’aimer sincèrement… » (Prière après la communion du 4e dimanche de Carême, Missel romain, AELF)


Prière
« Protège, Seigneur, ceux qui te supplient et soutiens ceux qui sont faibles ; fais-nous revivre sans-cesse par ta lumière alors que nous marchons dans les ténèbres… » inspirée de la prière sur le peuple du 4e dimanche de Carême, Missel romain, AELF.


Le 4e dimanche de Carême est aussi appelé dimanche de laetare, caractérisé par le premier mot de l’antienne d’ouverture « Laetare Jerusalem… »
Aujourd’hui :
    « Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez, rassemblez-vous,
     jubilez de sa joie, vous qui étiez dans la tristesse ;
     alors vous exulterez, vous serez rassasiés de consolation. (Is 66, 10-11) »
Dès l’antiquité, il semble que ce dimanche, situé à mi-carême, pris ce caractère joyeux et constitua comme une pause à la fois joyeuse et laudative qui romp avec le caractère pénitentiel du Carême. En effet, même si les dimanches, les exercices pénitentiels sont suspendus (en mémoire de la résurrection du Christ), la liturgie de l’Eglise y conserve une certaine austérité (absence de Gloria et d’Alléluia, limitation des instruments de musique, ornements violets…).

Pour des textes et des hymnes pour le temps du Carême

* Le temps du Carême est ordonné à la préparation de la célébration de Pâques : la liturgie du Carême dispose en effet les catéchumènes (qui se préparent au baptême à Pâques), par les divers degrés de l’initiation chrétienne, et les fidèles, par la commémoration du baptême et par la pénitence, à célébrer le mystère pascal (SC 109). Le temps du Carême va du mercredi des Cendres, inclus, à la messe du jeudi saint exclusivement. (Normes universelles de l’année liturgique, n. 27-28)

  • Sacrosanctum Concilium 102

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Sens de l'année liturgique.

    SC 102. Notre Mère la sainte Église estime qu'il lui appartient de célébrer l'ouvre salvifique de son divin Époux par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l'année. Chaque semaine, au jour qu'elle a appelé jour du Seigneur, elle fait mémoire de la résurrection du Seigneur, qu'elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse passion, par la grande solennité de Pâques.     
    Et elle déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l'année, de l'Incarnation et la Nativité jusqu'à l'Ascension, jusqu'au jour de la Pentecôte, et jusqu'à l'attente de la bienheureuse espérance et de l'avènement du Seigneur. [...]

    Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait