Le temps de Noël
Vitrail de Notre Dame, Paris
Quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale (Ga 4, 4-5).
Le temps de Noël est surtout marqué par les deux fêtes de la naissance du Fils de l'homme et de sa manifestation au monde (Épiphanie).
Ces deux fêtes sont si étroitement liées qu'elles sont célébrée ensemble depuis l'antiquité en Orient, et célébrées le 6 janvier (solstice d'hiver dans l'Égypte ancienne).
L'Occident a préféré, vers 350, célébrer la naissance de Jésus le 25 décembre (solstice d'hiver à Rome) christianisant la fête païenne du Sol invictus, le soleil invaincu qui commence de nouveau à croître, voyant en lui la figure du Christ « soleil levant qui vient nous visiter » (Lc 1, 78). De ce fait, l'Occident a situé la fête de l'épiphanie au 6 janvier (ou au dimanche le plus proche là où le 6 janvier n'est pas férié).
Les autres fêtes de ce temps en sont le prolongement.
Tout d'abord l'octave de Noël, c'est-à-dire la semaine qui prolonge le 25 décembre déploie le mémorial de la naissance de Dieu fait homme en Jésus de Nazareth, avec le dimanche qui célèbre la sainte famille de Jésus, Marie et Joseph.
Le 1er janvier, sept jours après Noël, et dans le sillage de cette fête, l'Église honore la maternité de la Vierge Marie, mère de Dieu.
La fête du baptême de Jésus est, quant à elle, directement liée à la fête de l'Épiphanie : l'antiquité reliant la manifestation de la divinité du Christ au monde dans les mystères de la visite des mages à la crèche (manifestation aux nations païennes) et du baptême de Jésus (manifestation au peuple d'Israël). Le baptême de Jésus est célébré le dimanche après l'Épiphanie et clot le temps de Noël.
- Noël : solennité de la nativité du Seigneur
- Fête de la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph
- 1er janvier : solennité de sainte Marie, mère de Dieu
- Solennité de l'Épiphanie du Seigneur
- Fête du Baptême du Seigneur
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Chacune des créatures sorties de toi, t'apporte Seigneur,
son témoignage de gratitude :
les anges leur chant;
les cieux l'étoile;
les bergers leur admiration;
les mages leurs dons;
la terre la grotte;
le désert la crèche;
et nous une Mère vierge.
(E. Mercenier - F. Paris, La prière des Églises de rite byzantin, Amay, 1939,
cité par P. Jounel dans A.G. Martimort, L'Église en prière vol. IV, Desclée, 1983, p. 94)
Références
- Jacques Thunus, « Le temps de Noël » dans L'année liturgique, Eglise qui chante, (Document 25, supplément au n°269)
- J.-B. Thibaut, « La solennité de Noël », Revue des études byzantines, 1920, p. 153-162
- François Isambert, La fin de l'année. Etudes sur les fêtes de Noël et du Nouvel An à Paris, Société des amis du Centre d'études sociologiques, 1976 (recension dans LMD 133)
- Oscal Cullmann, La Nativité et l'arbre de Noël, Ed. du Cerf, 1993
- Saint Ephrem le Syriaque, Chants pour la Nativité, L'Harmattan, 1996
- Raymond Winling, Noël et le mystère de l'incarnation, Ed. du Cerf, 2010
- Ange Rodriguez, Quelqu'un vient : petite histoire de l'incarnation, Ed. du Cerf, 2018
- Jean-Michel Maldamé, Origines de Jésus : une lecture théologique des évangiles de Noël, Ed. du Cerf, 2019.
- La Nativité : homélies patristiques du temps de Noël, Cerf/Migne, 2021.
- Pape François, Noël, une grande joie : aujourd'hui nous est né un Sauveur, Ed. du Cerf, 2022.
Vidéos
- « Noël et la foi ordinaire » avec Marc Rastoin, s.j. KTO (2'27)
- « Le premier Noël » KTO (52')
-
« Noël dans l'art et la musique » KTO (51'50)
Sacrosanctum Concilium