Noël : solennité de la nativité du Seigneur — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Noël : solennité de la nativité du Seigneur

Crèche

Le 25 décembre, l’Église catholique romaine célèbre la nativité de notre Seigneur Jésus-Christ, Dieu fait homme, qui a pris chair de la Vierge Marie. En faisant mémoire de son avènement parmi les hommes, nous avivons l’espérance de sa venue dans la gloire.

Aujourd’hui, dans notre monde le Verbe est né
Pour parler du Père aux hommes qu’il a tant aimés.
Et le ciel nous apprend le grand mystère :
Gloire à Dieu et paix sur terre, alléluia !

Aujourd’hui, dans nos ténèbres le Christ a lui
Pour ouvrir les yeux des hommes qui vont dans la nuit.
L’univers est baigné de sa lumière :
Gloire à Dieu et paix sur terre, alléluia !

(Hymne Aujourd’hui dans notre monde, Didier Rimaud, F 47)

Une célébration se déclinant en quatre messes

Une célébration La célébration de Noël du 25 décembre se décline en quatre messes selon l’heure, sachant que les fêtes liturgiques commencent la veille au coucher du soleil : la messe de la veille au soir, la messe de la nuit (traditionnellement appelée messe de minuit), la messe de l’aurore et la messe du jour.

Cela permet au Missel de proposer quatre formulaires différents de prière : un pour chaque moment. Les collectes (oraison d’ouverture) de ces quatre messes (qu’on retrouve aussi dans la liturgie des Heures) souligne bien le sens de cette grande fête et son actualité pour les fidèles aujourd’hui :

« Chaque année, Seigneur Dieu, tu nous réjouis tandis que nous attendons notre rédemption ; nous accueillons avec joie ton Fils unique, le Rédempteur : fais que nous puissions aussi le regarder avec confiance, lorsque viendra comme juge ce même Jésus Christ notre Seigneur » (Collecte de la messe de la veille au soir, Missel romain, AELF).

« Seigneur Dieu, tu as fait resplendir cette nuit très sainte des clartés de la vraie lumière ; nous t’en prions, puisque nous reconnaissons la splendeur des mystères du Christ sur la terre, accorde-nous aussi de goûter pleinement sa joie dans le ciel » (Collecte de la messe de la nuit).

« Dieu tout puissant, en ton Verbe fait chair, nous sommes inondés d’une clarté nouvelle ; fais que resplendisse en nos actes cette lumière que la foi fait briller dans nos esprits » (Collecte de la messe de l’aurore).

« Seigneur Dieu, tu as merveilleusement créé l’être humain dans sa dignité, et tu l’as rétabli plus merveilleusement encore : accorde-nous d’être unis à la divinité de ton Fils qui a voulu prendre notre humanité » (Collecte de la messe du jour)

Sens et actualité de la solennité 

Ainsi, au-delà de la grande fête populaire qu’est Noël – et c’est très bien qu’elle le soit – nous percevons la tonalité messianique qui prolonge, d’une certaine manière, les invitations du temps de l’Avent à « préparer le chemin du Seigneur et aplanir sa route » (Is 40, 3).

En effet, il ne s’agit pas seulement de rappeler un évènement historique, la naissance de Jésus, à l’occasion du solstice d’hiver qui inaugure la croissance de la lumière du soleil (le Christ étant associé, dans la tradition antique, au soleil levant). Il s’agit d’un évènement eschatologique, puisque nous attendons aussi sa venue dans la gloire pour la fin des temps. Les quatre collectes le soulignent particulièrement et, de ce fait, nous convoquent à accorder nos actes à sa lumière jusqu’à ce qu’il vienne.

Oui, en Jésus Christ, Dieu s’est fait homme et il a donné sa vie pour la vie du monde. Son incarnation nous tourne déjà vers Pâques.

Les lectures des quatre messes de Noël constituent, elles-aussi, un parcours éloquent pour situer avec justesse le sens de cette fête. Les trois lectures de la nuit en étant l’archétype : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… son nom est proclamé : “Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-paix“… » (Isaïe 9, 1-6) ; « La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes… en attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ… » (Tite 2, 11-14) ; « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur… » (Luc 2, 1-14)

► Méditation Le peuple qui marchait dans les ténèbres (P. Gilles Drouin) 

Petite notice historique

Dans les premiers siècles, la grande fête chrétienne qui s’impose aux disciples du Christ est bien sûr la fête de Pâques, célébrée d’abord chaque semaine, le dimanche en l’honneur de sa résurrection, puis chaque année lors du Triduum pascal. C’est en 350 environ qu’est née à Rome la fête de la naissance du Seigneur, fête qui fut reconnue et promue pour toute l’Eglise par le pape Léon, vers 450, pour insister sur la double nature du Christ tel que l’avait formulé le concile de Nicée.

La date choisie du solstice d’hiver en occident a correspondu, sans-doute, à la volonté de christianiser la fête païenne romaine du sol invictus (soleil invaincu) pour supplanter le Dieu soleil par la figure du Christ. Mais le 25 décembre correspond aussi au parallèle effectué entre la naissance de Jésus et celle de Jean-Baptiste – « Il faut qu’il grandisse, et moi, que je diminue » (Jn 3, 30) – entre les solstices d’hiver et d’été. L’évangile de Luc permettant de situer les deux naissances en rapport les uns avec les autres (voir aussi les fête de l’annonciation et de la visitation).

La fête de l’incarnation pris une dimension visuelle plus grande, lorsque saint François d’Assise voulu mettre l’Évangile en gestes simples pour les chrétiens : c’est ainsi que naquit le symbole de la crèche, issue des scénettes liturgiques chères au Moyen-Âge.

Prière : "En cette fête de Noël où la gloire de Dieu resplendit sur nous pour nous régénérer, rendons grâce à Dieu pour son Fils, Verbe fait chair en notre humanité. Sa fragilité assure à notre condition mortelle une infinie noblesse. Puissions-nous être unis à lui jusqu’à partager son éternité" (Prière inspirée de la 3ème préface de la nativité, Missel romain, AELF)

Chanter la fête de Noël

  • Nuit de Noël

LA LUMIÈRE NÉE DE LA LUMIÈRE
Cote F20-81-1 - Nouvelle cote FX20-81-1 - Editeur JUBILUS-VOIX NOUVELLES EDITIONS
Auteur(s) GELINEAU J., RIMAUD D. - Compositeur(s) ROBERT PH.
Pour écouter

  • Jour de Noël

VERBE DE GLOIRE
Cote FLH143-2 - Nouvelle cote FX143-2 - Editeur SODEC
Auteur(s) CFC - Compositeur(s) Sœur MADELEINE

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Extrait du sermon de saint Léon le grand pour la fête de Noël 

Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous ! Il n’est pas permis d’être triste, lorsqu’on célèbre l’anniversaire de la vie. Celui-ci détruit la crainte d’avoir à mourir, il nous donne la joie de l’éternité promise.
Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse, car le même motif de joie est commun à tous. Notre Seigneur, chargé de détruire le péché et la mort, n’ayant trouvé personne qui en fût affranchi, est venu en affranchir tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche du triomphe. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie.
En effet, le Fils de Dieu, à la plénitude des temps fixée dans la profondeur impénétrable du plan divin, a épousé la nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur ; c’est ainsi que le démon, inventeur de la mort, allait être vaincu par cette nature même qu’il avait vaincue.  (…)
Mes bien-aimés, il nous faut donc rendre grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint ; avec la grande miséricorde dont il nous a aimés, il nous a pris en pitié, et alors que nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ pour que nous soyons en lui une création nouvelle, une nouvelle œuvre de ses mains. (…)

(AELF — Office des lectures — 25 décembre)

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Le temps de Noël

« Quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale ». [...]

  • Sacrosanctum Concilium 106

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Revalorisation du dimanche.

    SC 106. L'Église célèbre le mystère pascal, en vertu d'une Tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant la parole de Dieu et participant à l'Eucharistie, ils se souviennent de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâces à Dieu qui les « a régénérés pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts » (1 Pierre 1, 3). Aussi, le jour dominical [...] 


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964)

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