Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

Sainte Famille d'après le Maître du Saint-Sang (début XVIe s., Bruges)

Le dimanche dans l'octave de la Nativité est fêtée la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Une belle occasion de nous rappeler qu'avec nos différentes familles, nous formons maintenant la grande famille des enfants de Dieu.

Caché dans le silence
  Et la paix de Nazareth
  Grandissait le Sauveur des nations.
  Près de Marie et de Joseph,
  Soumis en tout aux lois des hommes
  Il donnerait un jour
   Sa vie, pour nous racheter.

(Hymne Mystère des mystères, Sr Marie, CFC)

Le dimanche qui suit Noël (ou le 30 décembre en l'absence de ce dimanche, signale le Missel romain), est la fête de la Sainte Famille.

Si son instauration ce jour-là fut tardive (en 1921), la dévotion envers la Sainte Famille est beaucoup plus ancienne, comme en témoigne l'iconographie dès le XVe siècle. La tonalité est bien sûr toujours celle de la nativité, comme l'exprime l'antienne d'ouverture de cette fête : « Les bergers vinrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche » (Lc 2, 16). La tradition a vu dans cette Sainte Famille, au commencement de la vie de Jésus, l'exemple offert à toutes les familles. La prière d'ouverture l'exprime avec force :

" Tu as voulu, Seigneur Dieu, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple : accorde-nous, dans ta bonté, de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d'être unis par les liens de ton amour, avant de goûter la récompense éternelle dans la joie de ta maison " (prière d'ouverture de la messe, Missel romain, AELF).

Cette famille exemplaire nous invite à développer la vie familiale dans la joie, l'unité et l'amour, en mettant en pratique les enseignement du Seigneur (cf. prière d'ouverture), dans la prière et dans la paix (prière sur les offrandes), pour « obtenir avec elle le bonheur sans fin après les épreuves de cette vie » (prière après la communion).

À chaque famille est présentée l’icône de la famille de Nazareth, avec sa vie quotidienne faite de fatigues, voire de cauchemars, comme lorsqu’elle a dû subir l’incompréhensible violence d’Hérode, expérience qui se répète tragiquement aujourd’hui encore dans de nombreuses familles de réfugiés rejetés et sans défense. Comme les mages, les familles sont invitées à contempler l’Enfant et la Mère, à se prosterner et à l’adorer (cf. Mt 2, 11). Comme Marie, elles sont exhortées à vivre avec courage et sérénité leurs défis familiaux, tristes et enthousiasmants, et à protéger comme à méditer dans leur cœur les merveilles de Dieu (cf. Lc 2, 19.51). Dans le trésor du cœur de Marie, il y a également tous les événements de chacune de nos familles, qu’elle garde soigneusement. Voilà pourquoi elle peut nous aider à les interpréter pour reconnaître le message de Dieu dans l’histoire familiale. (Pape François, La joie de l'amour, exhortation apostolique Amoris laetitia, 2016, n.30)

Les lectures de cette fête nous invite à garder les pieds sur terre, car ce fut le cas aussi pour cette Sainte Famille - soumise aux lois des hommes comme le chante l'hymne ci-avant - qui a traversé les épreuves de l'existence : c'est la fuite en Égypte pour éviter le massacre des nouveaux-nés (Mt 2, 13-23 l'année A) ; c'est la présentation de Jésus au Temple avec Syméon qui avertit Marie de la souffrance qui l'attend (Lc 2, 22-40 l'année B) ; c'est Jésus enfant qui abandonne ses parents leur causant une crise d'angoisse compréhensible (Lc 2, 41-52 l'année C). Comme pour la fête de la Nativité, l'horizon de la Pâque du Christ (passion - mort - résurrection - envoi de l'Esprit) est déjà perceptible.   

En elle [la Sainte Famille de Nazareth], par un mystérieux dessein de Dieu, le Fils de Dieu a vécu caché durant de longues années. Elle est donc le prototype et l'exemple de toutes les familles chrétiennes. Regardons cette Famille, unique au monde, elle qui a vécu de façon anonyme et silencieuse dans un petit bourg de Palestine, elle qui a été éprouvée par la pauvreté, par la persécution, par l'exil, elle qui a glorifié Dieu d'une manière incomparablement élevée et pure: elle ne manquera pas d'assister les familles chrétiennes, et même toutes les familles du monde, dans la fidélité à leurs devoirs quotidiens, dans la façon de supporter les inquiétudes et les tribulations de la vie, dans l'ouverture généreuse aux besoins des autres, dans l'accomplissement joyeux du plan de Dieu sur elles. (Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio, 1981, n. 86).

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HOMÉLIE DE PAUL VI À NAZARETH (5 janvier 1964)
L'exemple de Nazareth

Nazareth est l'école où l'on commence à comprendre la vie de Jésus : l'école de l'Évangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à imiter. Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre qui est le Christ. Ici, on découvre le besoin d'observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, tout ce dont s'est servi Jésus pour se révéler au monde. Ici, tout parle, tout a un sens. Ici, à cette école, on comprend la nécessité d'avoir une discipline spirituelle, si l'on veut suivre l'enseignement de l'Évangile et devenir disciple du Christ. Oh, comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth, comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines !

Mais nous ne faisons que passer. Il nous faut laisser ce désir de poursuivre ici l'éducation, jamais achevée, à l'intelligence de l'Évangile. Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth.

Une leçon de silence d'abord. Que renaisse en nous l'estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l'esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hyper sensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l'intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l'étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret.

Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu'est la famille, sa communion d'amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ; apprenons de Nazareth comment la formation qu'on y reçoit est douce et irremplaçable ; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.

Une leçon de travail. Nazareth, maison du fils du charpentier, c'est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici, rappeler que le travail ne peut pas avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent ; comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.

Répons

R/ Que règne en nos cœurs la paix du Christ !

Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu,
revêtez donc des sentiments de compassion.

Pardonnez-vous mutuellement,
comme le Seigneur vous a pardonné.

Aimez-vous les uns les autres,
comme il vous a aimés.

Vous n'êtes qu'un en Jésus Christ,
revêtez l'amour : c'est le lien parfait.

(AELF — Office des lectures — 28 décembre)

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