«Le rite zaïrois de la messe exprime la catholicité et l’africanité» — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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«Le rite zaïrois de la messe exprime la catholicité et l’africanité»

Au cours de sa visite en RD Congo du 31 janvier au 3 février 2023, le Pape François célèbre la messe suivant le rite «zaïrois», comme il l’a déjà fait deux fois à Rome. L’abbé Michel Libambu présente cette célébration suivant le «Missel Romain pour les diocèses du Zaïre», de son origine à ses particularités.

Prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa en République démocratique du Congo, l’abbé Michel Libambu est spécialiste des Pères de l’Eglise et official au dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Dans une interview à Radio Vatican-Vatican News, il décrit la genèse du rite «zaïrois» de la messe, ainsi que certaines particularités comme l’invocation des ancêtres au début, l’assemblée assise pendant la proclamation de l’Évangile, la musique vivante et les danses.


 

Quel est le contexte historique du rite «zaïrois» célébré suivant le «Missel Romain pour les diocèses du Zaïre» ?

Ce rite a une histoire, fruit du travail de l’évangélisation missionnaire depuis la première évangélisation par les Portugais jusqu’à la deuxième évangélisation par les missionnaires belges. Dans cet élan, il convient de noter deux documents importants: celui du Pape Benoît XV, qui par la lettre apostolique Maximum illud, du 30 novembre 1919, en citant Mc 16, 15, donne des recommandations aux missionnaires, en leur demandant de ne pas apporter l’Europe dans leurs missions, mais l’Évangile. Cet Évangile doit être prêché avec soin et en profondeur pour atteindre l’âme des peuples; ce qui est une perspective de l’inculturation, déjà amorcée à partir de Rome.

Puis le Concile Vatican II, principalement avec le document Sacrosanctum Concilium, qui a souhaité vivement que la liturgie soit plus proche des peuples, avait déjà défini l’iter à suivre (SC, 40), c’est-à-dire comment procéder pour que la liturgie soit adaptée à la vie, au génie du peuple.

Après le Concile, les évêques du Zaïre (ancien nom de la RD Congo) se sont mis à relire tous les documents du Concile dont Lumen Gentium, Gaudium et Spes, Sacrosanctum Concilium, pour pouvoir en examiner la possibilité d’application et d’adaptation dans le contexte du pays. Il y a eu les «Semaines Théologiques» à la faculté de théologie de l’Université Lovanium. La conférence épiscopale du Zaïre a déposé déjà en 1969, directement après la publication du Missel Romain au lendemain de Vatican II, l’ébauche du Missel réadapté pour la célébration de la Messe suivant le génie congolais, sous l’instigation du cardinal J. Malula, qui avait été nommé membre de la Commission liturgique préparatoire du Concile Vatican II par le Pape Jean XXIII.

Le projet a été présenté à la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Après près de 20 ans de dialogue, d’échanges et d’études, on est passé du Missel ad experimentum (5 juin 1974) avec des moments d’évaluation, au Missel définitif accepté par Rome (30 avril 1988) ; un document qui devait refléter non seulement l’africanité, mais aussi la romanité. C’est pourquoi on l’appelle «Missel Romain pour les diocèses du Zaïre». En cette même période, à Kinshasa, avait lieu le synode diocésain, quelques années avant la mort du cardinal Malula.   

Parlant de la structure de la messe, la célébration suivant ce Missel obéit aux deux grandes parties: la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique. Mais il y aussi beaucoup de particularités: l’invocation des ancêtres au début, l’assemblée assise pendant la proclamation de l’Évangile, la présence des «Nkumu», l’annonciateur et bien d’autres. Comment expliquez-vous cette structure et toutes ces particularités ?

Ce Rite est essentiellement dans le cadrage de la Messe Romaine, avec deux grandes parties, la table de la Parole de Dieu et la table eucharistique. Mais elle a aussi quelques particularités suivantes :  la procession d’entrée avec chants et battements des mains selon le rythme des chants, l’invocation des ancêtres, le chant de Gloria avec danse autour de l’autel pour exprimer le Christ qui est représenté par l’autel, la pierre vivante et qui maintient l’équilibre dans notre vie et dans notre société, l’acclamation de l’Évangile avec procession pour accueillir le Christ qui parle. On écoute l’Évangile en étant assis, en signe de respect et de vénération pour le Christ qui parle. C’est seulement après la prédication qu’on a le Kyrie : la conception est que l’on peut se convertir après avoir écouté la Parole de Dieu, lumière qui nous éclaire pour voir ce qui doit être corrigé pour retrouver la paix avec le Seigneur et la communauté. [...]

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  • Sacrosanctum Concilium 57

    Extrait de la Constitution sur la sainte liturgie

    La concélébration

    SC 57.  La concélébration, qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce, est restée en usage jusqu’à maintenant dans l’Église, en Occident comme en Orient. Aussi le Concile a-t-il décidé d’étendre la faculté de concélébrer aux cas suivants : le Jeudi saint, tant à la messe chrismale qu’à la messe du soir ; aux messes célébrées dans les conciles, les assemblées épiscopales et les synodes ; à la messe de la bénédiction d’un abbé. En outre, avec la permission de l’Ordinaire, à qui il appartient d’apprécier l’opportunité de la concélébration : à la messe conventuelle et à la messe principale dans les églises, lorsque le bien spirituel des fidèles ne requiert pas que tous les prêtres présents célèbrent individuellement ; aux messes des assemblées de prêtres de tout genre, aussi bien séculiers que religieux. [...]

    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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