1er janvier : Sainte Marie, mère de Dieu — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

1er janvier : Sainte Marie, mère de Dieu

Vierge à l'Eglantine (atelier de Ghirlandaio, vers 1485 à Florence)

Une des trois solennités célébrant la bienheureuse Vierge Marie. Juste une semaine après Noël, l'Église honore la maternité de la Vierge Marie, mère de Dieu et mère de l'Église.

Solennité de la bienheureuse Vierge Marie 


Les temps sont accomplis :
il est né d'une femme
celui qui nous rend fils de Dieu.
Son visage brille sur nous
et son Esprit pénètre nos cœurs.

(Tropaire Les temps sont accomplis, CFC)

C'est au VIIe siècle que l'Église catholique romaine voulut honorer la Vierge Marie Mère de Dieu, comme le faisait déjà les Églises d'Orient surtout depuis que Jésus le Christ fut confessé « Dieu né du vrai Dieu » (concile de Constantinople, 381). C'est le concile d'Éphèse (431) qui consacra ce titre donné à Marie pour contrer des hérésies et trancher défintivement cette question théologique : désormais Marie est déclarée "théotokos", c'est-à-dire Mère de Dieu. 

Nous sommes toujours dans le temps de Noël, et c'est bien la nativité du Christ qui est célébré à travers l'honneur rendu à Marie, sa mère. Et il n'est pas anodin que l'Église ait choisi le premier jour de l'année - selon le calendrier occidental - pour célébrer cela. L'antienne d'ouverture de la messe du jour en donne bien la tonalité : « Nous te saluons, Mère très sainte : tu as mis au monde le Roi qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles sans fin. »

Les prières de cette solennité en donnent, comme souvent, la portée théologale :

" Père très saint... En ce jour où nous célébrons la maternité de la bienheureuse Vierge Marie : nous voulons te chanter et te glorifier. Car elle a conçu ton Fils unique lorsque le Saint-Esprit la couvrit de son ombre, et, gardant pour toujours la gloire de sa virginité, elle a donné au monde la lumière éternelle, Jésus, le Christ, notre Seigneur " (Préface propre du 1er janvier, Missel romain, AELF).

" Accorde-nous d'éprouver qu'intercède en notre faveur celle qui nous permit d'accueillir l'auteur de la vie, Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur " (Collecte du 1er janvier, Missel romain, AELF)

Les lectures du jour nous invitent à contempler Dieu qui bénit et qui nous fait grâce (Nbres 6, 22-27 et Ps 66), lui qui fait de nous des fils à l'image de son Fils (Ga 4, 4-7). L'évangile nous appelle à joindre nos voix à celles des bergers louant Dieu pour son fils Jésus né de Marie (Lc 2, 16-21). 

Prière : « Seigneur Dieu, que notre union à ton fils, Jésus, le Christ, fasse grandir en nous la vie éternelle, grâce à la maternité bienheurese de la Vierge Marie, mère de ton Fils et mère de l'Eglise. » (inspirée de la prière après la communion du 1er janvier, Missel romain, AELF)

Pour la messe

  • Gloria, Credo, préface propre,  texte propre dans la prière eucharistique  
  • On peut utiliser la formule de bénédiction solennelle pour le commencement de l'année  

Dieu est la source et l’origine de toute bénédiction :
qu’il vous accorde sa grâce,
qu’il répande sur vous sa bénédiction en abondance
et vous maintienne en bonne santé tout au long de l’année.

R/. Amen.

Qu’il garde intacte votre foi,
qu’il affermisse votre espérance,
qu’il vous donne de persévére
r jusqu’au bout
dans une patiente charité.
R/. Amen.

Qu’il dispose en sa paix vos jours et vos actes,
qu’il exauce vos prières ici et en tout lieu,
et vous fasse heureusement parvenir à la vie éternelle.

R/. Amen.

Et que la bénédiction de Dieu tout-puissant...   R/. Amen.

Documents 

  • Mgr Robert Lebel, Marie, mère de Dieu et notre mère. Médiaspaul, 2012.
  • Les douze grandes fêtes de Notre Seigneur et de la Mère de Dieu : textes liturgiques de l'Eglise orthodoxe. Parole et Silence, 2017.
  • Felix namque es sacra Virgo Maria et omni laude dignissima, quia ex te ortus est sol iustitiae, Christus Deus noster (Commune Beatae Mariae Virginis | Tempore Nativitatis, Dominicains de la Province de Suisse).
  • Ave maris stella de Nicolas de Grigny (1672-1703) par Isabelle Demers à l'orgue de la Chapelle des Prêtres de Saint-Sulpice au domaine du Fort de la Montagne.

Les fêtes mariales dans La Maison-Dieu 


C'est dans le cadre de la réforme issue du concile Vatican II que le pape Paul VI replaça la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu au 1er janvier. Retrouvant l'ancienne coutume de la liturgie de Rome, elle clôt ainsi l'octave de Noël. Il se trouve que, sans que son sens liturgique en soit modifiée; elle coïncide aussi aujourd'hui avec la Journée mondiale de la paix. En 1968, le même pape institua en effet une journée de prière pour la paix en suggérant d'en fixer la date au 1er janvier. Paul VI expliqua ainsi son choix : il s'agit du début de l’année civile, mais justement aussi d'un jour liturgique lié à Marie et à l’Incarnation ; or on peut voir en Marie la femme qui accueille Dieu sans violence, celle qui répond à la Parole par son fiat, non par la force et offre un modèle de paix fondée sur l’écoute, la justice et l’amour. La Journée de la paix ne remplace donc pas la solennité, mais en reçoit un éclairage profond.    

Message du pape Léon XIV pour la 59ème Journée de la Paix 2026 : « La paix soit avec vous tous. Vers une paix désarmée et désarmante. »

 ~ ~ ~ ~ ~  

LETTRE DE SAINT ATHANASE À ÉPICTÈTE, ÉVÊQUE DE CORINTHE

En Marie, Dieu s'est vraiment fait homme

Le Verbe a pris en charge la descendance d'Abraham, c'est pourquoi il devait se faire en tous points semblable à ses frères et prendre un corps pareil au nôtre. Aussi Marie est-elle vraiment nécessaire pour qu'il prenne ce corps en elle et l'offre en notre faveur comme étant le sien. ~ L'Écriture rappelle son enfantement et dit : Elle emmaillota son fils ; le sein qui l'allaita a été déclaré bienheureux, et l'on a considéré qu'il est né d'elle comme pour l'offrande d'un sacrifice. ~ Gabriel le lui avait annoncé en termes soigneusement choisis. Il n'a pas dit, de façon banale : « Celui qui va naître en toi » pour ne pas faire croire que ce serait un corps extérieur introduit du dehors ; il a dit : Celui qui va naître de toi, pour inviter à croire que celui qui allait naître sortirait d'elle. ~

Tout cela s'est fait ainsi pour que le Verbe, en assumant notre nature et en l'offrant en sacrifice, la fasse totalement sienne. Il a voulu nous revêtir ensuite de sa propre nature, ce qui permet à saint Paul de dire : Il faut que cet être corruptible revête l'incorruptibilité, que cet être mortel revête l'immortalité. Cela ne s'est pas fait de façon fictive comme certains hérétiques l'ont encore imaginé : jamais de la vie ! Le Sauveur est devenu vraiment homme, et le salut de l'homme tout entier est venu de là. ~ Notre salut n'est pas une apparence, il n'est pas pour le corps seul, mais pour l'homme tout entier, âme et corps, et ce salut est venu du Verbe lui-même.

Ce qui est venu de Marie était donc humain par nature, selon les Écritures, et le corps du Seigneur était un vrai corps ; oui, un vrai corps, puisqu'il était identique au nôtre, car Marie est notre sœur, puisque nous descendons tous d'Adam. ~

Bien entendu, le Verbe ne s'est pas transformé en chair ; il a seulement pris notre nature ; le mot de saint Jean : le Verbe s'est fait chair ne signifie pas autre chose, ainsi qu'on peut le voir à des expressions analogues, par exemple chez saint Paul : le Christ s'est fait malédiction pour nous. ~

L'union du Verbe à la nature n'ajoute rien à la Trinité, tandis que le corps humain a reçu un grand avantage de sa communion et de son unité avec le Verbe : de mortel il est devenu immortel, de purement humain il est devenu spirituel et lui qui vient de la terre, il franchit les portes du ciel.

Certes, même après que le Verbe a pris un corps en Marie, la Trinité demeure la Trinité, sans addition ni diminution. Elle est toujours parfaite : dans la Trinité on reconnaît l'unique divinité, et c'est ainsi que dans l'Église on proclame un seul Dieu, le Père du Verbe.

Répons

Les temps sont accomplis :
Aujourd'hui naît d'une femme,
celui qui nous rend fils de Dieu.
Son visage brille sur nous
et son Esprit pénètre nos cœurs.

R/ Joie dans le ciel, paix sur la terre !

(AELF — Office des lectures — 1er janvier. 2026)

Voir plus
Le temps de Noël

Le temps de Noël, succède au temps de l'Avent qui l'a préparé et comporte les fêtes de Noël (25 décembre), de la sainte Famille (dimanche qui suit), du 1er janvier (Ste Marie mère [...]

1974 Marialis cultus

Exhortation apostolique du pape Paul VI développant la valeur théologique et pastorale du culte marial. I. Le culte de la Vierge Marie dans la liturgie - II. Pour le renouveau de [...]

Vénération de la Vierge Marie selon le magistère

La vénération envers la sainte mère du Seigneur selon le "Directoire sur la piété populaire et la liturgie" publié par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des [...]

  • Sacrosanctum Concilium 33

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Participation active des fidèles.

    SC 33. Bien que la liturgie soit principalement le culte de la divine majesté, elle comporte aussi une grande valeur pédagogique pour le peuple fidèle. Car, dans la liturgie, Dieu parle à son peuple ; le Christ annonce encore l'Évangiles. Et le peuple répond à Dieu par les chants et la prière.   
    Bien plus les prières, adressées à Dieu par le prêtre qui préside l'assemblée en la personne du Christ, sont prononcées au nom de tout le peuple saint et de tous les assistants. Enfin, le Christ ou l'Église ont choisi les signes visibles employés par la liturgie pour signifier les réalités divines invi­sibles.[...] 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait