Le 4ème dimanche de Carême (Laetare) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Le 4ème dimanche de Carême (Laetare)

Nef et bas-côté de l'église abbatiale de Pontigny, abbaye cistercienne édifiée à la fin du XIIe s. Pontigny (89), Bourgogne, France.

Le 4ème dimanche de Carême* - appelé aussi dimanche de laetare – présente l’évangile de Jean avec la guérison de l’aveugle-né (année A, et autres années s’il y a des catéchumènes), ou avec le Christ lumière du monde (B) ou l’évangile de Luc avec la parabole du père méséricordieux et du fils prodigue (C). S'il y a des catéchumènes, on célèbre le deuxième scrutin préparatoire à leur baptême.   

* Le temps du Carême est ordonné à la préparation de la célébration de Pâques : la liturgie du Carême dispose en effet les catéchumènes (qui se préparent au baptême à Pâques), par les divers degrés de l’initiation chrétienne, et les fidèles, par la commémoration du baptême et par la pénitence, à célébrer le mystère pascal (SC 109). Le temps du Carême va du mercredi des Cendres, inclus, à la messe du jeudi saint exclusivement. (Normes universelles de l’année liturgique, n. 27-28)

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Appelés à se laisser illuminer.   


« Dieu qui éclaires tout homme venant dans ce monde, illumine nos cœurs par la splendeur de ta grâce : que nos pensées soient toujours dignes de toi et accordées à ta grandeur, et qu’ainsi nous puissions t’aimer sincèrement » (prière après la communion du 4ème dimanche de Carême, Missel romain, éd. 2021, p. 126 @ AELF)

Pour le quatrième dimanche de Carême 

  • Normalement, s'il y en a, l’assemblée dominicale du 4ème dimanche de Carême comporte le deuxième « scrutin » proposé aux catéchumènes qui se préparent à recevoir le baptême à Pâques. Le scrutin (le nom désigne le fait que les catéchumènes se laissent scruter par Dieu) est une prière particulière pour les catéchumènes, avec imposition de la main par le célébrant principal, afin d’affermir leur cœur pour qu’ils discernent « ce qu’il y a de faible, de malade et de mouvais pour le guérir » et « ce qu’il y a de bien, de bon et de saint », et afin d’approfondir « leur désir de salut et la découverte de tout ce qui s’y oppose ». (Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, n. 148-151).

Si c’est le cas, l’évangile du jour est la rencontre de Jésus avec l’aveugle-né (année A, B iou C) qui constitue l’un des trois grands évangiles de l’initiation chrétienne qui invite à découvrir qui est Celui qui nous fait voir la vérité et devenir des fils de lumière.

Extrait d’une des prières de scrutin prévues par le RICA

Père de toute clarté,
toi qui donnas à l’aveugle-né de croire en ton Fils
Et d’entrer par cette foi dans le royaume de ta lumière,
Fais que ces catéchumènes soient libérés de toute erreur
Qui les enferme et les aveugle ;
Et donne-leur la grâce de s’enraciner fermement dans la vérité,
Pour devenir fils de lumière, et le demeurer toujours.

  • S’il n’y a pas de catéchumènes, l’évangile est celui de la foi et de la guérison de l’aveugle-né l’année A ; celui de la révélation que Dieu a envoyé son Fils, lumière pour le monde, afin qu’il soit sauvé, l’année B (« la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres ») ; ou celui de la parabole du père miséricordieux et de ses deux fils, l’année C (parabole du fils prodigue).

« Protège, Seigneur, ceux qui te supplient et soutiens ceux qui sont faibles ; fais-nous revivre sans-cesse par ta lumière alors que nous marchons dans les ténèbres » (prière inspirée de la prière sur le peuple du 4ème dimanche de Carême, Missel romain, @ AELF).

COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN
« Je suis la résurrection et la vie »

Frères, écoutez, écoutez ce que dit Jésus : Je suis la résurrection et la vie. Toute l'attente des juifs était de voir revivre Lazare, ce mort de quatre jours. Écoutons nous aussi, et ressuscitons avec lui. Il est résurrection, parce qu'il est la vie. Celui qui croit en moi, même s'il est mort, vivra, même s'il est mort comme Lazare, il vivra : parce que Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des vivants. C'est la réponse que le Christ fit aux juifs en parlant des patriarches morts depuis longtemps : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, non pas Dieu des morts mais des vivants : car tous ont par lui la vie. Crois donc et même si tu es mort, tu vivras ; si au contraire tu ne crois pas, bien que vivant tu es mort.

Un jour, un des disciples du Seigneur voulait différer de le suivre et lui faisait cette demande : Laisse-moi d'abord aller ensevelir mon père. Jésus lui dit : Suis-moi et laisse les morts enterrer leurs morts. Il y avait là un mort à ensevelir et aussi des morts qui allaient ensevelir le mort : l'un était mort dans son corps, les autres dans leur âme.

D'où venait la mort de l'âme ? De l'absence de la foi. D'où venait la mort du corps ? De l'absence de l'âme. La foi est donc l'âme, la vie de notre âme.

Celui qui croit en moi, dit Jésus, même s'il est mort de la mort du corps, vivra de la vie de l'âme jusqu'au jour où son corps ressuscitera pour ne plus mourir, c'est-à-dire celui qui croit en moi, bien qu'il meure, vivra. Et quiconque vit dans la chair et croit en moi, mourût-il pour un temps de la mort du corps, ne mourra pas pour toujours à cause de la vie de son âme et l'immortalité de la résurrection.

Voilà le véritable sens de ces paroles : Celui qui vit et croit en moi, ne mourra jamais. — Crois-tu cela ? Oui Seigneur, lui répondit Marthe, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, Celui qui devait venir en ce monde. En croyant cela, j'ai cru que tu es la Résurrection, j'ai cru que tu es la Vie.

Répons

R/ Jésus, tu es la résurrection et la vie,
tu as détruit la mort.

Vous saurez que je suis le Seigneur
lorsque j'ouvrirai vos tombeaux.

Je vous ferai remonter du tombeau,
je vous ramènerai sur votre terre.

Je mettrai en vous mon Esprit et vous vivrez.
Moi, le Seigneur, j'ai dit, et j'accomplis.

(AELF — Office des lectures — 15 mars 2026)

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Le 4ème dimanche de Carême est aussi appelé dimanche de laetare, caractérisé par le premier mot de l’antienne d’ouverture « Laetare Jerusalem… »

    « Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez, rassemblez-vous,
     jubilez de sa joie, vous qui étiez dans la tristesse ;
     alors vous exulterez, vous serez rassasiés de consolation ».
(Is 66, 10-11) 

Dès l’antiquité, il semble que ce dimanche, situé à mi-carême, pris ce caractère joyeux et constitua comme une pause à la fois joyeuse et laudative qui romp avec le caractère pénitentiel du Carême. En effet, même si les dimanches, les exercices pénitentiels sont suspendus (en mémoire de la résurrection du Christ), la liturgie de l’Église y conserve une certaine austérité (absence de Gloria et d’Alléluia, limitation des instruments de musique, ornements violets…).

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Pour tout le temps du Carême 

► Pour des textes et des hymnes sur le site de la CFC (Commission Francophone Cistercienne)

► " En quels pays de solitude ", une hymne... pour tout le temps du Carême, couplet 4

Pourquoi rester sur vos ornières,
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.
(
D. Rimaud)

En quels pays de solitude (texte Didier Rimaud - musique Joseph Gelineau) - Petits Chanteurs de Strasbourg · Maitrise de l’Opéra National du Rhin · Philippe Utard CédéSignes 62 Carême ℗ Bayard Musique.

Voir plus
Le temps du Carême

Le temps du Carême va du mercredi des Cendres, inclus, à la messe du jeudi saint exclusivement. (Normes universelles de l’année liturgique, n. 27-28)

Le catéchuménat dans la revue LMD

Les articles sur le catéchuménat dans la revue La Maison-Dieu, téléchargeables du numéro 1 (1945) au numéro 232 (2002) ou leurs références ensuite.

  • Sacrosanctum Concilium 33

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Participation active des fidèles.

    SC 33. Bien que la liturgie soit principalement le culte de la divine majesté, elle comporte aussi une grande valeur pédagogique pour le peuple fidèle. Car, dans la liturgie, Dieu parle à son peuple ; le Christ annonce encore l'Évangiles. Et le peuple répond à Dieu par les chants et la prière.   
    Bien plus les prières, adressées à Dieu par le prêtre qui préside l'assemblée en la personne du Christ, sont prononcées au nom de tout le peuple saint et de tous les assistants. Enfin, le Christ ou l'Église ont choisi les signes visibles employés par la liturgie pour signifier les réalités divines invi­sibles.[...] 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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