Le temps ordinaire, avec ses fêtes
Outre les dimanches, le temps ordinaire est jalonné de plusieurs fêtes du Seigneur et de la Vierge Marie.
02 février : Présentation du Seigneur au Temple
"Aujourd’hui, ton Fils éternel est présenté dans le Temple, et l’Esprit Saint le désigne comme la gloire d’Israël ton peuple et la lumière des nations" (extrait de la préface de la fête de la Présentation du Seigneur au Temple)
Dimanche de la Sainte Trinité
Le dimanche de la Sainte Trinité marque le commencement du « Temps ordinaire », après le Temps pascal : il situe d’emblée le temps qui passe dans le mystère même de Dieu unique en trois personnes.
La solennité du Saint Sacrement
Chaque dimanche est en réalité déjà une « fête de l’eucharistie du Seigneur ». Par la solennité du Saint Sacrement venant après les célébrations pascales qui nous ont amenées jusqu’à la Pentecôte, l’Église souligne davantage le don d’unité et de paix que constituent le Corps et le Sang du Christ en son eucharistie.
6 août : Transfiguration du Seigneur
« Quarante jours avant la fête de la Croix glorieuse, la Transfiguration du Seigneur rappelle comment le Christ voulut "préparer le cœur de ses disciples à surmonter le scandale de la croix", mais elle est aussi une annonce de la "pleine adoption" qui fait de tous les croyants des fils de Dieu en son Fils Jésus, et de la clarté dont resplendira un jour le corps entier de l’Église » (notice du Missel).
15 août : Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie
« Au terme de sa vie terrestre l’Immaculée Mère de Dieu a été élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel. » C’est en ces termes que le pape Pie XII a défini la foi catholique relative à l’assomption de Marie (1950). Découlant de sa maternité divine, l’assomption de Marie est pour toute l’humanité un gage d’espérance, une promesse de résurrection. Connue en Orient depuis le Ve siècle sous l’appellation de Dormition de la Vierge, cette fête a été célébrée à Rome depuis le VIIIe siècle sous le nom d’Assomption de la Vierge Marie (notice du Missel).
14 septembre : La Croix glorieuse
Très tôt, les chrétiens ont vu dans la croix, plutôt qu'un accessoire meurtrier, l'image du sacrifice par lequel Jésus nous affranchit du péché et de la mort. L'apôtre Paul, déjà, écrit dans son épître aux Galates : "Pour moi, il n'y a pas d'autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus Christ" (6.14). Dans l'hymne au Christ qui ouvre l'épître aux Colossiens, on peut lire : "II a plu à Dieu de faire habiter (en son Fils) toute la plénitude et de tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, ayant établi la paix par le sang de sa croix" (1,20; cf. 2,13-15). En ce sens, la croix du Christ peut être dite... "glorieuse".
1er novembre : Toussaint
Le 1er novembre, l’Église catholique célèbre tous les saints, ceux qui ont été des témoins lumineux et actifs du Christ dans leur vie, parfois jusqu’au martyre : ceux qui ont été canonisés (reconnus « saints ») par l’Église, ou encore béatifiés (reconnus « bienheureux »), mais aussi les témoins du Christ moins connus. Tous sont des exemples pour nous qui sommes tous appelés à la sainteté.
2 novembre : Commémoration de tous les fidèles défunts
La commémoration de tous les fidèles défunts, appelée aussi jour des morts, est située le 2 novembre dans le calendrier romain, le lendemain de la fête de la Toussaint. La liturgie de ce jour nous fait intercéder pour ceux qui nous ont précédés et que le Christ Jésus emmène avec lui vers le Père.
9 novembre : Dédicace de la basilique du Latran
"Voilà la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux et ils seont son peuple et lui-même sera leur Dieu" (une des deux antiennes d'ouverture). Chaque église est la 'maison" de Dieu autant que la maison du peuple de Dieu puisque les fidèles sont invités à s'y rassembler, en communion avec les autres chrétiens de par le monde. La fête de la dédidace da la basilique du Latran considérée comme la « mère » en ancienneté et dignité de toutes les églises de Rome et du monde symbolise ces thématiques.
Solennité du Christ Roi de l'univers
La solennité du Christ Roi de l'univers marque le dernier dimanche de l'année liturgique (avant le commencement de l'année liturgique suivante et le 1er dimanche de l'Avent). Elle célèbre le règne de vie et de vérité, de justice, d'amour et de paix, instauré par le Christ Jésus dans sa mort et sa résurrection. Elle souligne l'attente chrétienne de la fin des temps où tout sera accompli.
Sacrosanctum Concilium