14 septembre : La Croix glorieuse — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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14 septembre : La Croix glorieuse

Très tôt, les chrétiens ont vu dans la croix, plutôt qu'un accessoire meurtrier, l'image du sacrifice par lequel Jésus nous affranchit du péché et de la mort. L'apôtre Paul, déjà, écrit dans son épître aux Galates : "Pour moi, il n'y a pas d'autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus Christ" (6.14). Dans l'hymne au Christ qui ouvre l'épître aux Colossiens, on peut lire : "II a plu à Dieu de faire habiter (en son Fils) toute la plénitude et de tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, ayant établi la paix par le sang de sa croix" (1,20; cf. 2,13-15). En ce sens, la croix du Christ peut être dite... "glorieuse".

Fête 

Notice du Missel 

« C’est au lendemain de la Dédicace de l’église de la Résurrection, érigée à Jérusalem sur le tombeau du Christ (335), que nous célébrons la Croix glorieuse. La croix du Christ est le trophée de sa victoire pascale sur la mort. La tradition y voit aussi le signe du Fils de l’homme, qui apparaîtra dans le ciel pour annoncer son retour (Mt 24, 30) » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 775, avec l’autorisation @AELF)   

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

Préface "La victoire de la Croix glorieuse"  

Vraiment, il est juste et bon,
pour ta gloire et notre salut,
de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,
Seigneur, Père très saint,
Dieu éternel et tout-puissant.

Car tu as attaché au bois de la croix
le salut du genre humain,
pour que la vie surgisse à nouveau
là où la mort avait pris naissance,
et que l’Ennemi, victorieux sur le bois,
fût à son tour vaincu sur le bois,
par le Christ, notre Seigneur.

C’est par lui que les anges célèbrent ta grandeur,
que les esprits bienheureux adorent ta gloire,
que s’inclinent devant toi les puissances d’en haut,
et tressaillent d’une même allégresse
les innombrables créatures des cieux.

À leur hymne de louange,
laisse-nous joindre nos voix
pour chanter et proclamer :

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers…

~ ~

Extrait de l'homélie de S. André de Crète (AELF — Office des lectures de la fête de la Croix glorieuse — 14 sept. 2026)

La Croix est appelée la gloire du Christ, et son exaltation. On voit en elle la coupe désirée, la récapitulation de tous les supplices que le Christ a endurés pour nous. Que la Croix soit la gloire du Christ, écoute-le nous le dire lui-même : Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire. Et encore : Toi, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. Et encore : Père, glorifie ton nom. Alors, du ciel vint une voix qui disait : Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. Cela désignait la gloire qu’il devait obtenir sur la Croix. ~

Que la Croix soit aussi l’exaltation du Christ, tu l’apprends lorsqu’il dit lui-même : Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Tu vois : la Croix est la gloire et l’exaltation du Christ.

Répons

R/ Gloire à toi, Sauveur des humbles :
tu nous élèves en ta victoire.


Jésus se dépouilla lui-même :
prenant la condition d’esclave,
il se rendit semblable aux hommes.

À son aspect, reconnu pour un homme,
il s’abaissa, en se faisant obéissant
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a élevé
et lui a donné le Nom
qui l’emporte sur tout nom.

  • Sacrosanctum Concilium 83

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    L'office divin, œuvre du Christ et de l’Église.

    SC 83. Le Souverain Prêtre de la Nouvelle et Éternelle Alliance, le Christ Jésus, prenant la nature humaine, a introduit dans notre exil terrestre cet hymne qui se chante éternellement dans les demeures célestes. Il s'adjoint toute la communauté des hommes et se l'associe dans ce cantique de louange.   
    En effet, Il continue à exercer cette fonction sacerdotale par son Église elle-même qui, non seulement par la célébration de l'Eucharistie, mais aussi par d'autres moyens et surtout par l'accomplissement de l'office divin, loue sans cesse le Seigneur et intercède pour le salut du monde entier.

    Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

     

     

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