Le Christ Roi de l'univers — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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Le Christ Roi de l'univers

La solennité du Christ Roi de l'univers marque le dernier dimanche de l'année liturgique (avant le commencement de l'année liturgique suivante et le 1er dimanche de l'Avent). Elle célèbre le règne de vie et de vérité, de justice, d'amour et de paix, instauré par le Christ Jésus dans sa mort et sa résurrection. Elle souligne l'attente chrétienne de la fin des temps où tout sera accompli.

Solennité


« Dieu éternel et tout puissant, tu as voulu récapituler toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l'univers; dans ta bonté, fais que libérée de la servitude, toute la création serve ta gloire et chante sans fin ta louange. » (Collecte de la solennité du Christ Roi de l'Univers, Missel romain, AELF)

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Le dernier dimanche du Temps ordinaire de l'année liturgique, on célèbre la solennité du Christ Roi de l'univers, annoncé par la figure de David dans l'Ancien Testament, proclamé au milieu des humiliations de la Passion et de la Croix, régnant dans l'Église et venant à la fin des temps. C'est ainsi que la Présentation générale du Lectionnaire romain en vigueur depuis le dernier concile Vatican II présente ce dimanche particulier.

Que l'année liturgique qui déploie la célébration du mystère du Christ centrée sur la Pâque (cf. la Lettre apostolique Mysterii paschalis celebrationem) se termine par la figure du Christ Roi de l'univers n'est pas très étonnant. Cette figure souligne la puissance de Dieu contre les forces du mal, à l'oeuvre depuis la Pâques du Christ Jésus et tendu vers son acomplissement à la fin des temps (ce que soulignera le temps de l'Avent qui commence le dimanche suivant, ouvrant une nouvelle année liturgique).

Cependant, cette fête ne fut instituée comme telle dans l'Église qu'en 1925 par le pape Pie XI (fixée alors au dimanche précédant la Toussaint). Il est vrai que la souveraine seigneurie du Christ est déjà bien célébrée au cours de l'année : depuis l'épiphanie jusqu'à l'Ascension, en passant évidemment par Pâques célébré durant cinquantes jours. Pie XI voulut cependant instituer cette fête (cf. son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925) dans un but pédagogique pour s'opposer à la sécularisation grandissante de la société entre les deux guerres mondiales, et marquer l'autorité du Christ sur les hommes et leurs institutions. Le rêve d'une chrétienté à reconstituer est bien sûr loin de nous, aujourd'hui. Et le concile Vatican II a voulu, non pas supprimer cette fête bien ancrée dans la tradition populaire du XXe siècle, mais la transformer, en modifier l'esprit (et la date) en lui donnant un caractère cosmique et eschatologique: elle clot l'année liturgique et annonce le temps de l'Avent de la suivante.

L'oraison d'ouverture (cf. ci-dessus) annonce clairement que notre espérance réside dans l'accomplissement de toutes choses dans le Christ Jésus et invite toute la création à chanter la gloire de Dieu. Notre participation au déploiement et à la préservation de la création y est donc requise, tout comme notre investissement dans l'unité et la paix des peuples réconciliés (cf. la prière sur les offrandes de la messe), et de manière générale toute notre vie pour qu'advienne « son règne éternel et universel : règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix » (Préface propre de la messe). L'intuition profonde du pape François dans Laudato, Sì, liant le souci écologique au souci des pauvres et la quête de justice dans la foi en Jésus-Christ n'est pas loin ! 

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Les lectures de cette fête nous invitent à prendre la mesure de la vraie royauté du Christ : annonce de la venue du Fils de l'homme à la fin des temps pour juger les hommes sur l'amour de leurs frères (Mt 25, 31-46 : année A), parution devant Pilate pour une royauté qui n'est pas de ce monde (Jn 18, 33-37 : année B), et dialogue du Christ en croix avec le bon larron ouvrant les portes du Royaume à ceux que l'on n'attendait pas (Lc 23, 35-43 : année C).

Chant « Fais paraître ton jour » (Y 53 Didier Rimaud, Jacques Berthier)

Par la Croix du Fils de Dieu, signe levé qui rassemble les nations,
Par le corps de Jésus-Christ dans nos prisons, innocent et torturé,
Sur les teres désolées, terres d'exil, sans printemps sans amandiers,
Fais paraître ton jour et le temps de ta grâce,
Fais paraître ton jour, que l'homme soit sauvé.

Quelques références :

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« Seigneur Dieu, que ton règne vienne ! Règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix ! Et pour cela, éloigne nous du péché. Guide-nous pour que nous portions les fruits de l'Esprit. Ainsi, comme dans un paradis spirituel, tu te promèneras en nous, et règneras seul sur nous  avec ton Christ.  » (prière inspirée de la Préface du jour et de l'extrait du traité sur la prière d'Origène proposé dans l'office des lectures, AELF). 

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La sanctification du temps au cours de l'année

Le temps qui passe interroge les humains soumis à leur finitude dans un monde qui leur parait infini. Les chrétiens abordent la question du temps à partir de l'histoire du salut [...]

  • Sacrosanctum Concilium 83

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    L'office divin, œuvre du Christ et de l’Église.

    SC 83. Le Souverain Prêtre de la Nouvelle et Éternelle Alliance, le Christ Jésus, prenant la nature humaine, a introduit dans notre exil terrestre cet hymne qui se chante éternellement dans les demeures célestes. Il s'adjoint toute la communauté des hommes et se l'associe dans ce cantique de louange.   
    En effet, Il continue à exercer cette fonction sacerdotale par son Église elle-même qui, non seulement par la célébration de l'Eucharistie, mais aussi par d'autres moyens et surtout par l'accomplissement de l'office divin, loue sans cesse le Seigneur et intercède pour le salut du monde entier.

    Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

     

     

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