2e dimanche de Pâques (Divine Miséricorde) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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2e dimanche de Pâques (Divine Miséricorde)

Thomas l'incrédule, miniature du XIIe s. (extrait)

Le 2e dimanche de Pâques déploie le temps pascal qui célèbre la résurrection du Seigneur. Il est aussi le dimanche de la divine miséricorde.

Deuxième dimanche de Pâques
 

Tropaire « Heureux ceux qui ont vu » (IX46-99-3), stance :

Heureux ceux qui ont vu
le Ressuscité
et reconnu à ses plaies
la victoire.
Mais heureux sommes-nous
de croire sans avoir vu
et, sans le voir encore,
d’aimer Jésus, notre Sauveur.
(CFC, J. Berthier - Commentaire : I. Schiffmann – Voix Nouvelles)

Après l’octave de Pâques (la 1ère semaine du temps pascal, appelée aussi la semaine in albis, en référence aux nouveaux baptisés encore revêtus de leur vêtement blanc du baptême selon la tradition ancienne) vient le 2e dimanche de Pâques. À Rome, au IVe siècle, On l'appelait le dimanche in albis deponendis, où les baptisés de la nuit de Pâques, déposent leurs vêtements blancs pour rejoindre l'assemblée.

Ce dimanche est marqué lui-aussi par un évangile de la résurrection (Jean 20, 19-31) : Jésus apparaît auprès de ses disciples le soir du dimanche après sa mort, mais Thomas, absent, reste incrédule jusqu’à ce que Jésus apparaisse le dimanche suivant et l’interpelle : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (voir les lectures du jour sur le site AELF). On l'appelle d'ailleurs "Dimanche de Thomas" dans les rites byzantin et copte. 

Par la volonté du pape saint Jean-Paul II, depuis 2000, ce dimanche est aussi placé sous le patronage de la divine Miséricorde, en référence aux premiers mots de la Collecte du jour  :

Dieu d’éternelle miséricorde, chaque année, par les fêtes pascales, tu animes la foi du peuple qui t’est consacré : fais grandir le don de ta grâce, afin que tous, comprennent vraiment quel baptême les a purifiés, quel Esprit les a fait renaître, et quel sang les a rachetés (Collecte du 2e dimanche de Pâques, Missel romain, AELF).

Prière : "Nous t’en prions, Dieu de toute grâce : que le mystère pascal de ton Fils dont nous faisons mémoire en ce temps de Pâques ne cesse jamais d’agir en nos cœurs, et nous dispose toujours davantage à servir nos frères et sœurs " (inspirée de la prière après la communion du 2e dimanche de Pâques, Missel romain, AELF).

► Pour chanter la liturgie durant le temps pascal : voir sur le site CFC Liturgie (Commission Francophone Cistercienne)

~ ~ ~ ~

HOMÉLIE DE SAINT AUGUSTIN AUX NOUVEAUX BAPTISÉS
LE DEUXIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

Ceux qui sont renés dans le Christ

C'est à vous que je m'adresse, enfants nouveau-nés, vous qui êtes des tout-petits dans le Christ, la nouvelle génération mise au monde par l'Église, le don du Père, la fécondité de la Mère, de tendres bourgeons, l'essaim tout nouveau, la fleur de notre fierté et le fruit de notre labeur, ma joie et ma couronne, vous qui tenez bon dans le Seigneur.

Je vous adresse les paroles de l'Apôtre : Revêtez Jésus Christ et ne vous abandonnez pas aux préoccupations de la chair pour satisfaire vos convoitises, afin de revêtir par votre vie ce que vous avez revêtu par le sacrement. Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a plus ni Juif ni païen, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : tous, vous ne faites plus qu'un dans le Christ Jésus.

Telle est la force du sacrement : il est le sacrement de la vie nouvelle, qui commence maintenant par le pardon de tous les péchés passés, et qui trouvera son accomplissement dans la résurrection des morts. Car vous avez été mis au tombeau avec le Christ par le baptême dans sa mort ; de même que le Christ est ressuscité des morts, ainsi devez-vous mener une vie nouvelle.

Vous vous conduisez maintenant par la foi, aussi longtemps que, dans ce corps mortel, vous êtes en exil loin du Seigneur. Mais vers celui vers qui vous tendez, vous avez un chemin sûr : le Christ lui-même est ce chemin, il a voulu le devenir en se faisant homme pour nous. Car il a réservé une grande douceur pour ceux qui le craignent ; il a voulu la commencer et la parfaire pour ceux qui espèrent en lui, du fait que nous recevrons en réalité ce que nous avons reçu maintenant en espérance. ~

C'est aujourd'hui l'octave de votre naissance ; aujourd'hui s'accomplit en vous le sceau de la foi qui était conféré chez les anciens Pères avec la circoncision de la chair qu'on faisait huit jours après la naissance charnelle. ~ C'est pourquoi le Seigneur en ressuscitant a dépouillé la chair mortelle ; non pas qu'il ait surgi avec un autre corps, mais avec un corps qui ne doit plus mourir ; il a ainsi marqué de sa résurrection le « jour du Seigneur ». C'est le troisième jour après sa passion, mais dans le compte des jours qui suivent le sabbat, c'est le huitième, en même temps que le premier.

C'est pourquoi vous-mêmes avez reçu le gage de l'Esprit, non pas encore dans sa réalité, mais dans une espérance déjà certaine, parce que vous possédez le sacrement de cette réalité. Ainsi donc, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d'en haut : c'est là qu'est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Répons

(Stance)   Heureux ceux qui ont vu le Ressuscité
et reconnu à ses plaies la victoire.
Mais heureux sommes-nous
de croire sans avoir vu
et, sans le voir encore,
d'aimer Jésus, notre Sauveur.

R/ Seigneur, tu es vivant, nous t'avons reconnu,
au dernier jour nous te verrons.

Pleurant près du tombeau,
soudain Marie se dresse :
qui donc l'appelle par son nom ?

À la table d'Emmaüs,
les voyageurs tout interdits se lèvent :
qui donc pour eux vient de rompre le pain ?

Réfugiés dans la chambre haute,
les disciples frémissent :
qui donc se tient au milieu d'eux ?

Approchant du rivage,
les pêcheurs soudain s'interrogent :
qui donc les attend près d'un feu ?

(AELF — Office des lectures — 12 avr. 2026)

  • Sacrosanctum Concilium 34

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Harmonie des rites.

    SC 34. Les rites manifesteront une noble simplicité, seront transparents du fait de leur brièveté et éviteront les répétitions inutiles ; ils seront adaptés à la capacité des fidèles, et, en général, il n'y aura pas besoin de nombreuses explications pour les comprendre. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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