7e dimanche de Pâques
Illustration, broderie représentant le Saint Esprit sur l'aube d'un prêtre. France.
« Nous croyons que le Sauveur du genre humain est auprès de toi dans la gloire ; puissions-nous éprouver qu’il demeure avec nous jusqu’à la fin du monde, comme lui-même l’a promis ! » (extrait de la Collecte du 7e dimanche de Pâques, Missel romain, AELF).
Ce dimanche nous conduit avec force et persévérance dans le mystère pascal du Christ qui ne s’arrête pas à la résurrection, mais qui va jusqu’à son ascension et l’envoi de son Esprit Saint pour que nous fassions de toutes les nations des disciples. L’Évangile du jour nous fait entendre la prière de Jésus adressée à son Père, qui est Un avec lui, dans laquelle il confie ses disciples pour qu’ils poursuivent sa tâche dans le monde (Jn 17, 1-11, année A), qu’ils soient dans sa joie et soient sanctifiés dans leur mission (Jn 17, 11-19, année B). Il confie aussi au Père tous ceux qui croiront en lui, grâce à leur parole, afin qu’ils reçoivent eux-aussi l’amour dont le Père l’ aimé (Jn 17, 20-26, année C).
Hymne « Entré dans la gloire »
Entré dans la gloire,
Jésus nous trace le chemin
Et nous conduit vers le matin
De sa victoire.
Mais l'amour seul est sa puissance,
Mystère
Découvert
Aux yeux de l'espérance.
(…)
Ouverte est la porte,
En sa demeure il nous reçoit,
Dans son offrande, vers la joie,
Ses mains nous portent.
(CFC – Fr. Pierre-Yves)
Prière : « Père, que tous soient un, comme toi tu es en moi, et moi en toi… (Jn 17, 21) dit Jésus. Nous t’en prions, confirme-nous dans cette assurance que s’accomplira pour le corps entier de l’Eglise ce qui s’est déjà réalisé pour celui qui en est la tête. » (inspirée de la prière après la communion, Missel romain, AELF)
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HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES
« Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée »
Si l'amour chasse parfaitement la crainte et si la crainte se transforme en amour, alors on découvre que l'unité consiste en cet aboutissement du salut : tous sont unis entre eux par l'adhésion à l'unique bien, au moyen de cette perfection que la colombe représente.
Car c'est le sens que nous tirons des paroles qui suivent dans le Cantique des cantiques, et que prononce le Bien-Aimé : Unique est ma colombe, unique ma parfaite ; elle est la fille unique de sa mère, la préférée de celle qui l'enfanta.
Mais le sens de ces paroles nous apparaît plus clairement dans le discours du Seigneur rapporté par l'Évangile. Par sa bénédiction, il a donné toute puissance à ses disciples ; puis, en priant son Père, il accorde les autres biens à ceux qui en sont dignes. Et il ajoute le principal de tous les biens : que les disciples ne soient plus divisés par la diversité de leurs préférences dans leur jugement sur le bien, mais qu'ils soient tous un par leur union au seul et unique bien. Ainsi, par l'unité du Saint-Esprit, comme dit l'Apôtre, étant attachés par le lien de la paix, ils deviennent tous un seul corps et un seul esprit, par l'unique espérance à laquelle ils ont été appelés.
Mais nous ferons mieux de citer littéralement les divines paroles de l'Évangile : Que tous, dit Jésus. soient un, comme toi, mon Père, tu es en moi, et moi en toi ; qu'eux-mêmes soient un en nous.
Or, le lien de cette unité, c'est la gloire. Que le Saint-Esprit soit appelé gloire, aucun de ceux qui examinent la question ne saurait y contredire, s'il considère ces paroles du Seigneur : La gloire que tu m'as donnée, je la leur ai donnée. Effectivement, il leur a donné cette gloire quand il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit.
Cette gloire, qu'il possédait de tout temps, avant que le monde fût, le Christ l'a pourtant reçue lorsqu'il a revêtu la nature humaine. Et lorsque cette nature eut été glorifiée par l'Esprit, tout ce qui lui est apparenté a reçu communication de la gloire de l'Esprit, en commençant par les disciples. C'est pour cela que Jésus dit : La gloire que tu m'as donnée, je la leur ai donnée ; qu'ils soient un comme nous sommes un ; moi en eux et toi en moi, pour qu'ils soient parfaitement un.
Celui qui, de petit enfant, est parvenu en grandissant à la stature d'homme parfait, qui a rejoint la mesure de l'âge spirituel ~ ; celui qui est devenu capable de recevoir la gloire de l'Esprit par sa maîtrise de soi et sa pureté : il est cette colombe parfaite que regarde l'Époux lorsqu'il dit : Unique est ma colombe, unique ma parfaite.
Répons
R/ Le Seigneur, c'est l'Esprit,
l'Esprit du Seigneur, c'est la liberté.
Nous ne sommes pas fils de servitude :
le Christ nous a libérés.
Dieu a envoyé en nos cœurs l'Esprit de son Fils,
il crie : « Abba Père »
(AELF - Office des lectures du 7e Dimanche de Pâques - 17 mai 2026)
Sacrosanctum Concilium