4e dimanche de Pâques, dit du bon Pasteur
Vitrail représentant le Christ bon Pasteur dans une église de Portland, Etat du Maine, Etats-Unis.
Les cinquante jours à partir du dimanche de la Résurrection jusqu’à celui de Pentecôte sont célébrés dans la joie et l’exultation, comme si c’était un jour de fête unique, ou mieux « un grand dimanche ». Les dimanches de ce temps sont considérés comme des dimanches de Pâques (Normes universelles de l’année liturgique, n° 22-23).
« Guide-nous, Dieu éternel et tout puissant, jusqu’au bonheur du ciel ; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux » (Collecte du 4e dimanche de Pâques, Missel romain, AELF).
L’évangile de ce dimanche nous présente la figure du Christ bon Pasteur dans l’Évangile de Jean : l’année A (Jn 10, 1-10) Jésus se compare à la porte des brebis ; l’année B (Jn 10, 11-18) Jésus se désigne comme le bon Pasteur qui connaît ses brebis ; l’année C (Jn 10, 27-30) Jésus donne la vie éternelle à ses brebis, lui qui est Un avec le Père. Chaque année la 1e lecture est tirée des Actes des apôtres.
Hymne « Fils plein de grâce et de lumière » (extrait)
Fils plein de grâce et de lumière
Qui tiras l’homme du limon,
Tu t’es penché, dans ta tendresse,
Vers la brebis qui s’égarait loin de toi.
Pour la sauver, tu t’es fait homme,
Tu as frémi de compassion ;
Tu l’as portée sur tes épaules,
Tu la ramènes, tu la prends sur ton cœur.
Seigneur Jésus, c’est toi la porte,
Toi le pasteur de tes brebis ;
Avec douceur, tu nous appelles,
Nous écoutons le chant nouveau de ta voix.
(Sr Marie / CFC)
Prière : « Seigneur, Pasteur plein de bonté, regarde avec bienveillance ton troupeau ; tu l’as racheté par le sang précieux de ton Fils : ouvre-lui les pâturages de la vie éternelle » (Prière après la communion du 4e dimanche de Pâques, Missel romain, AELF).
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Le 11 avril 1964, dans le contexte du Concile Vatican II, Paul VI institue la journée mondiale de prière pour les vocations pour l’Église catholique. Depuis elle est célébrée le 4e dimanche de Pâques, de plus en plus souvent désigné comme le "dimanche du Bon Pasteur".suite à la réorganisation du calendrier liturgique en 1971 dans le sillage du concile.
► Message du Saint-Père pour la 63e Journée mondiale de prière pour les Vocations 2026 : " Guidés et protégés par Jésus Ressuscité, nous célébrons, en ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. C’est une occasion de grâce de pouvoir partager quelques réflexions sur la dimension intérieure de la vocation, comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous. Parcourons donc ensemble le chemin d’une vie vraiment belle, que le Pasteur nous indique ! ..."lire l'intégralité du message pour la 63e Journée mondiale de prière pour les Vocations
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HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND
« Mes brebis écoutent ma voix, et moi je leur donne la vie éternelle »
Moi, je suis le bon Pasteur. Et je connais mes brebis (c'est-à-dire je les aime), et mes brebis me connaissent. C'est comme s'il disait clairement : Ceux qui m'aiment m'obéissent, car celui qui n'aime pas la vérité, maintenant même ne la connaît pas du tout.
Puisque vous avez entendu, frères très chers, le péril qui nous menace, nous les pasteurs, évaluez, grâce aux paroles du Seigneur, le péril qui est le vôtre. Voyez si vous êtes ses brebis, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle de percevoir, non par la foi, mais par l'amour. Je parle de percevoir, non par la croyance, mais par l'action. Car saint Jean, qui parle dans notre évangile, atteste cela lorsqu'il dit ailleurs : Celui qui prétend connaître Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur.
C'est pourquoi, dans notre passage, le Seigneur ajoute aussitôt : Comme le Père me connaît, moi je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis. C'est comme s'il disait clairement : Ce qui prouve que je connais le Père et que je suis connu de lui, c'est que je donne ma vie pour mes brebis : c'est-à-dire : je montre combien j'aime le Père par l'amour qui me fait mourir pour mes brebis. ~
Au sujet des brebis, il dit encore : Mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle. Et un peu plus haut il avait dit à leur sujet : Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé il pourra entrer et sortir, et il trouvera un pâturage. Il entrera pour avoir la foi ; il sortira en passant de la foi à la vision, de la croyance à la contemplation, et il trouvera un pâturage en arrivant au festin éternel.
Les brebis du bon Pasteur trouvent donc un pâturage parce que tout homme qui le suit avec un cœur simple est nourri dans la pâture des prairies intérieures. Et quel est le pâturage de ces brebis-là, sinon les joies éternelles d'un paradis toujours vert ? Car le pâturage des élus, c'est le visage de Dieu, toujours présent : puisqu'on le regarde sans interruption, l'âme se rassasie sans fin de l'aliment de vie. ~
Recherchons donc, frères très chers, ce pâturage où nous trouverons notre joie au cœur de la fête célébrée par tant de nos concitoyens. Que leur allégresse nous y invite. ~ Réchauffons nos cœurs, mes frères, que notre foi se ranime envers ce qu'elle croit, que nos désirs s'enflamment pour les biens célestes : c'est déjà partir à leur rencontre que de les aimer.
Aucun obstacle ne doit nous enlever la joie de la solennité intérieure, car si l'on désire se rendre à un endroit qu'on s'est fixé, aucune difficulté ne peut changer ce désir. Aucune prospérité flatteuse ne doit nous en détourner ; il est fou, le voyageur qui, apercevant sur sa route de gracieuses prairies, oublie le but de son voyage.
Répons
Le Bon Pasteur s'est livré lui-même
pour que vous ayez la vie.
Laissez-vous conduire à sa voix
et suivez-le en chantant :
R/ Tu es la porte du Royaume, alléluia,
tu es la route vers le Père, alléluia !
Le Seigneur a les yeux sur ses fidèles,
sur ceux qui espèrent son amour.
Pour nous préserver de la mort,
nous garder en vie au temps de la famine.
(AELF — Office des lectures — 26 avril 2026)
Sacrosanctum Concilium