17 octobre : Saint Ignace d'Antioche — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

17 octobre : Saint Ignace d'Antioche

Évêque d'Antioche pendant quarante ans. Très âgé, il fut arrêté, conduit à Rome et jeté aux fauves vers l'an 110. Auteur de sept lettres d'une grande valeur historique et doctrinale.

Évêque et martyr - Mémoire 


Notice du Missel

« L’évêque Ignace d’Antioche fut jeté aux bêtes à Rome vers l’an 110. Au cours des étapes du voyage qui le conduisait vers le supplice, il adressa à diverses Églises des lettres d’où monte l’un des plus beaux chants d’amour qui aient jailli d’un cœur chrétien : "Laissez-moi recevoir la pure lumière. Il n’y a plus en moi qu’une eau vive qui murmure : Viens vers le Père" » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 807, avec l’autorisation @AELF). 

" Par le témoignage des saints martyrs, tu embellis ta sainte Église, corps de ton Fils ; nous t’en prions : de même que la passion du bienheureux Ignace d’Antioche, célébrée en ce jour, lui valut une gloire éternelle, fais qu’elle nous procure aussi ta protection à jamais " (prière d'ouverture). 

   ► Pour la messe : en rouge - nommé dans la Prière eucharistique I  

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

~ ~ ~ ~ ~ 

LETTRE DE S. IGNACE AUX ROMAINS


J'écris, moi, à toutes les Églises, et je fais savoir à tous que de grand cœur je mourrai pour Dieu, si vous ne m'en empêchez pas. Je vous en supplie, ne me portez pas une pitié importune. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : elles m'aideront à atteindre Dieu. Je suis son froment : moulu sous la dent des fauves, je deviendrai le pain pur du Christ. ~

Suppliez le Christ pour que ces animaux fassent de moi une victime offerte à Dieu. ~

Que me feraient les douceurs de ce monde et les empires de la terre ? II est plus beau de mourir pour le Christ Jésus que de régner jusqu'aux extrémités de l'univers. C'est lui que je cherche, qui est mort pour nous ; c'est lui que je désire, lui qui a ressuscité pour nous. Mon enfantement approche. De grâce, mes frères. Ne m'empêchez pas de vivre, ne complotez pas ma mort. Ne livrez pas au monde ni aux séductions de la terre celui qui veut appartenir à Dieu. Laissez-moi embrasser la lumière toute pure.

Quand j'y aurai réussi, je serai homme. Acceptez que j'imite la passion de mon Dieu. Si quelqu'un le possède en lui, qu'il se laisse fléchir par mon appel ; il connaît l'angoisse qui m'étreint ; qu'il ait pitié de moi.

Le Prince de ce monde entend m'arracher à Dieu et abîmer les sentiments que je lui porte. Vous qui serez là, ne volez pas à son secours. Soyez plutôt de mon côté, c'est-à-dire du côté de Dieu. N'ayez pas Jésus Christ sur les lèvres et le monde dans le cœur. Ne vous laissez pas gagner par l'envie. Quand je serai près de vous, restez sourds aux appels que je vous lancerai peut-être. Fiez-vous plutôt à ce que je vous écris. Car c'est en pleine vie que j'affirme ma volonté de mourir. Mes passions ? Crucifiées. En moi, plus de feu qu'attise la matière, mais une eau vive qui murmure et chuchote à mon cœur : « Viens auprès du Père. » Je ne peux plus savourer les nourritures périssables ou les douceurs de cette vie. C'est du pain de Dieu que je suis affamé, de la chair de Jésus Christ, fils de David ; et pour boisson, je veux son sang, qui est l'incorruptible amour.

Je ne tiens plus à vivre parmi les hommes. Il dépend de vous que mon vœu soit exaucé. Partagez mon désir, afin qu'un jour l'on partage aussi le vôtre. Je vous le demande en peu de mots. Croyez-moi. Jésus Christ témoignera de ma sincérité, par sa bouche sans mensonge en laquelle le Père a parlé en vérité.

Priez pour ma victoire. Ce n'est pas mon corps qui m'inspire cette requête, c'est l'esprit de Dieu. Ma mort apportera la preuve de votre tendresse. Mais si j'échappe au supplice, c'est que vous m'aurez haï.

Répons

R/ Sur nous repose l'Esprit de gloire,
l'Esprit de Dieu, alléluia !

Si l'on nous outrage pour le nom du Christ,
heureux sommes-nous.

Il rôde, l'adversaire, cherchant qui dévorer,
mais le Christ est parmi nous,
et nous sommes appelés de son nom.

Si nous avons part aux souffrances du Christ,
réjouissons-nous :
quand se révélera sa gloire,
nous serons dans la joie.

AELF — Office des lectures — 17 oct.

  • Sacrosanctum Concilium 10

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    La liturgie, sommet et source de la vie de l'Église.

    SC 10. Toutefois, la liturgie est le sommet auquel tend l'action de l'Église, et en même temps la source d'où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l'Église, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur.
    En revanche, la liturgie elle-même pousse les fidèles rassasiés des mystères de la Pâque à n'avoir plus « qu'un seul cœur dans la piété » ; elle prie pour « qu'ils gardent dans leur vie ce qu'ils ont gardé par la foi » ; et le renouvellement dans l'Eucharistie de l'alliance du Seigneur avec les hommes attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ. [...] 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait
Voir aussi…