17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie (1207-1231) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie (1207-1231)

La charité de sainte Élisabeth, Edmund Blair Leighton (1915)

Veuve à vingt ans après un mariage heureux avec le duc de Thuringe, Elisaath de Hongrie (1207-1231) consacra le reste de sa vie à la prière et à la charité auprès des malades.

Sainte ayant exercé une activité caritative - Mémoire 

 

Notice du Missel

« Élisabeth de Hongrie (1207-1231) épousa à quatorze ans Louis IV de Thuringe avec qui elle connut six années de bonheur, les deux époux s’essayant à vivre en foyer l’idéal franciscain. En 1227, Louis mourut, laissant Élisabeth enceinte. Vint alors pour elle l’appel à une vie de pauvreté, où elle s’usa prématurément dans le service des plus déshérités.  » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 633, avec l’autorisation @AELF)  

" Tu as donné à sainte Élisabeth de Hongrie de reconnaître et de vénérer le Christ dans les pauvres ; accorde-nous, à son intercession, de servir avec une inépuisable charité ceux qui sont dans le besoin et dans l’épreuve " (collecte).

 

► Pour la messe : Commun des saints : pour ceux qui ont exercé une activité caritative - en blanc

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

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LETTRE DE CONRAD DE MARBOURG
DIRECTEUR SPIRITUEL DE STE ÉLISABETH (1232)

Élisabeth se mit alors à manifester ses vertus. Toute sa vie, elle avait été la consolatrice des pauvres ; alors elle devint entièrement le soutien des affamés : elle ordonna que, près d'un château qui lui appartenait, on construisît un hôpital, où elle recueillit beaucoup de malades et d'infirmes. Là, à tous ceux qui demandaient l'aumône, elle distribua largement les bienfaits de sa charité ; et non seulement à cet endroit, mais encore dans tout le territoire placé sous la juridiction de son mari et elle épuisa si bien tous ses revenus, provenant des quatre principautés de son mari, qu'elle finit par vendre tous ses objets de luxe et tous ses vêtements de prix au profit des pauvres.

Elle avait l'habitude de visiter personnellement tous ses malades deux fois par jour, le soir et le matin. Ainsi elle prenait soin elle-même des plus répugnants ; elle nourrissait les uns, couchait les autres, en portait certains sur ses épaules et leur rendait beaucoup d'autres services de bienfaisance. Son mari, d'heureuse mémoire, n'a jamais manifesté de mauvaise volonté à cet égard. Enfin, après la mort de son mari, pour tendre à la plus haute perfection elle me demanda en pleurant de l'autoriser à mendier de porte en porte.

Le jour du vendredi saint, comme les autels étaient dénudés, les mains posées sur l'autel d'une chapelle de sa ville, où elle avait logé des Frères Mineurs, en présence de quelques-uns d'entre eux, elle renonça à sa volonté propre, à toute vie mondaine, et à tout ce que le Sauveur dans l'évangile, nous a conseillé d'abandonner. Cela fait, voyant qu'elle pourrait être dominée par l'agitation du siècle et la gloire mondaine de cette terre, où elle avait brillamment vécu du vivant de son mari, elle me suivit malgré moi à Marbourg ; là elle construisit un hôpital dans la ville, y recueillit les malades et les infirmes et accueillit à sa table les plus pauvres et les plus méprisés.

Malgré ces œuvres de la vie active, je le dis devant Dieu, j'ai rarement vu une femme plus contemplative. En effet, des religieux et des religieuses, comme elle sortait de l'oraison silencieuse, virent plus d'une fois son visage merveilleusement illuminé, et ses yeux rayonnant comme le soleil.

Avant sa mort, j'entendis sa confession. Comme je lui demandais ce qu'il fallait faire de sa fortune et de son mobilier, elle répondit que tout ce qu'elle paraissait posséder encore appartenait aux pauvres. Elle me pria de le leur distribuer, excepté une tunique grossière qu'elle portait et dans laquelle elle voulait être ensevelie. Ces dispositions prises, elle reçut le corps du Seigneur. Puis, jusqu'à l'heure de vêpres, elle parlait fréquemment de ce qu'elle avait entendu de meilleur dans la prédication. Ensuite, en recommandant très pieusement à Dieu toutes les personnes présentes, elle expira très doucement, comme si elle s'endormait.

Répons

R/ Ses fils se lèvent
pour la proclamer bienheureuse,
et son mari pour faire son éloge.

Elle fait le bonheur des siens
tous les jours de sa vie.

Elle étend ses mains sur le pauvre
et tend les bras à l'indigent.

Force et dignité la revêtent,
elle rit au jour qui vient.

(AELF — Office des lectures — 17 novembre

  • Sacrosanctum Concilium 84

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    SC 84. L'office divin, d'après l'antique tradition chrétienne, est constitué de telle façon que tout le déroulement du jour et de la nuit soit consacré par la louange de Dieu. Lorsque cet admirable cantique de louange est accompli selon la règle par les prêtres ou par d'autres, députés à cela par institution de l'Église, ou par des fidèles priant avec le prêtre selon la formule approuvée, alors c'est vraiment la voix de l'Épouse elle-même qui s'adresse à son Époux ; et mieux encore, c'est la prière du Christ que Celui-ci, avec son Corps, présente au Père.

    Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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