30 septembre : Saint Jérôme (c.347-420) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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30 septembre : Saint Jérôme (c.347-420)

Saint Jérôme, né vers 347 et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, a été un moine. On voit souvent en lui le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée comme pièce maîtresse de la Vulgate, texte officiel de Bible jusqu'au XXe siècle en Occident. Un des quatre grands Pères de l'Église latine, avec Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone et Grégoire Ier. Docteur de l'Église depuis Boniface VIII en 1298.

Père et docteur de l'Église - Mémoire 
 

Notice du Missel

« Le prêtre Jérôme (vers 340-420) séjourna à plusieurs reprises à Rome, où il fut secrétaire du pape Damase, mais il passa les trente-cinq dernières années de sa vie à Bethléem, près de la grotte où Jésus était né. C’est là que, dans la pénitence et la prière, il se livra à l’étude assidue de la Bible, dont il se fit le traducteur en langue latine et le commentateur » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 795, avec l’autorisation @AELF)   

" Tu as donné au bienheureux prêtre Jérôme de goûter la sainte Écriture et d’en vivre ; fais que ton peuple se nourrisse plus abondamment de ta Parole et trouve en elle la source de la vie " (extrait de la prière d'ouverture). 

► Pour la messe, en blanc

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)


Documents

Enluminure extraite de l'évangiliaire de Lund figurant
Jérôme de Stridon présentant sa version de la Vulgate
au pape Damase Ier sous les auspices de Laurent
de Rome dans la Jésusalem céleste, c. 1150,
bibliothèque de l'université d'Uppsala.

 

 

Saint Jérôme. Le Greco. 1609. Metropolitan Museum of Art. New York.

Vêtu de la pourpre cardinalice, Jérôme est assis devant un livre ouvert qui rappelle son travail de traducteur de la Bible du grec vers le latin. Sa figure se découpe sur un fond neutre. Son visage émacié, ses joues creuses et sa longue barbe blanche évoquent ses pratiques de pénitent. Ce portrait opère de façon novatrice la synthèse entre les deux facettes du saint, l'érudition et l'ascèse. 

Jérôme est un des saints les plus représentés dans l'art occidental, surtout dans le Baroque. Il est une des images les plus récurrentes de la production artistique du Greco, qui lui représente ici habillé en cardinal.

Un foyer de lumière illumine toute la scène, qui semble même anticiper le ténébrisme par son intéressant jeu d'ombres. Sa pose rappelle le Portrait du cardinal Tavera et le Portrait de Jerónimo de Cevallos. Les plis profonds des vêtements indiquent l'influence des icônes byzantines et de Michel-Ange, héritage de la peinture de la Renaissance, qui pourtant se réfère aux premières années du peintre en Crète.

~ ~ ~ ~ ~

PROLOGUE DU COMMENTAIRE D'ISAÏE PAR S. JÉRÔME

En accomplissant une promesse faite à Paula, j'obéis aux préceptes du Christ qui dit : Scrutez les Écritures, et aussi : Cherchez, et vous trouverez. Je ne veux pas qu'il me dise, comme aux Juifs : Vous êtes dans l'erreur, parce que vous méconnaissez les Écritures et la puissance de Dieu. Si, selon l'Apôtre Paul, le Christ est puissance de Dieu et sagesse de Dieu, et si celui qui méconnaît les Écritures méconnaît la puissance de Dieu et sa sagesse : ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ.

J'imiterai donc le père de famille qui tire de son trésor du nouveau et de l'ancien, et aussi l'épouse qui dit, dans le Cantique des cantiques : Les fruits nouveaux, comme les anciens, je les ai gardés pour toi. Et c'est ainsi que je commenterai Isaïe ; je l'enseignerai comme étant non seulement un prophète, mais un évangéliste et un apôtre. Il a dit de lui-même, en effet, comme des autres évangélistes : Qu'ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles, qui annoncent la paix. Et Dieu lui parle comme à un apôtre : Qui enverrai-je vers ce peuple ? Et Isaïe répond : Me voici, envoie-moi.

Personne ne doit croire que je désire résumer brièvement le contenu de ce livre, car le texte en question embrasse tous les mystères du Seigneur : il annonce I'Emmanuel né de la Vierge ; il prédit qu'il accomplira des œuvres et des signes éclatants ; mort et enseveli, ressuscitant du séjour des morts, il sera le Sauveur de toutes les nations. Vais-je parler de physique, de morale et de logique ? Tout ce qu'il y a dans les saintes Écritures, tout ce que la parole humaine peut exprimer et tout ce que peut assimiler l'intelligence des mortels, est contenu dans ce livre. Celui qui l'a écrit témoigne lui-même de tous ces mystères : Toute vision est devenue pour vous comme les paroles d'un livre scellé. On le donne à quelqu'un qui sait lire, en lui disant : « Lis cela ». Et il répond : « Je ne peux pas, parce que le livre est scellé. » Ou bien on le donne à quelqu'un qui ne sait pas lire, en lui disant : « Lis cela ». Il répond : «Je ne sais pas lire. » ~

Écoutez ce que dit saint Paul : Que deux ou trois prophètes prennent la parole, et que les autres jugent. Si un assistant reçoit une révélation, celui qui parle doit se taire. Comment pourra-t-il se taire, puisque le Saint-Esprit, qui parle par les prophètes, est libre de se taire ou de parler ? Si donc ils comprenaient ce qu'ils disaient, c'est que tout est plein de sagesse et de raison. Ce n'est pas la vibration de l'air qui parvenait à leurs oreilles, mais c'est Dieu qui parlait dans l'esprit des prophètes, selon ce que dit un autre prophète : C'est un ange qui me parlait. Et aussi : Ils crient dans nos cœurs : Abba, Père. Et encore : J'écouterai ce que dira en moi le Seigneur Dieu.

Répons

R/ Vivante est la Parole de Dieu,
plus pénétrante qu'un glaive.

Fils d'homme, je t'ai fait sentinelle :
de ma part, tu avertiras mon peuple.

Fils d'homme, porte-leur mes paroles,
qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas.

(AELF — Office des lectures — 30 septembre 2025)

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    Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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