24 janvier : Saint François de Sales (1567-1622) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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24 janvier : Saint François de Sales (1567-1622)

Saint François de Sales est né le 21 août 1567 et mort le 28 décembre 1622 à Lyon. Nommé évêque de Genève en 1602, il ne put jamais prendre possession de son siège devenu la « Rome des calvinistes » et resta en résidence à Annecy. Cofondateur de la Visitation, il est canonisé en 1665 et proclamé docteur de l'Église en 1877. Depuis 1923, saint patron des journalistes et des écrivains en raison de son recours fréquent à l'imprimerie.

Évêque et docteur de l’Église - Mémoire

 

Notice du Missel

« François de Sales (1567-1622) fut essentiellement un pasteur. Missionnaire, puis évêque de Genève résidant à Annecy, fondateur de la Visitation avec sainte Jeanne-Françoise de Chantal, il se fit tout à tous par la parole et par l’écrit, traitant de théologie avec les Protestants, mettant la vie spirituelle à la portée des laïcs, attentif aux petits comme aux grands » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 619, avec l’autorisation @AELF). 

"Seigneur Dieu, pour le salut des âmes, tu as voulu que l’évêque saint François de Sales devienne le serviteur de tous en toutes choses ; dans ta bonté, accorde-nous, à son exemple, de manifester toujours ta douce charité dans le service fraternel" (extrait de la prière d'ouverture).

Pour la messe

  • Commun des pasteurs : pour un évêque ou Commun des docteurs de l’֤Église
  • Blanc

► ​Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)


Documents

Saint François de Sales prêchant (Église Saint Roch)

~ ~ ~ ~ ~

DE L'INTRODUCTION À LA VIE DÉVOTE PAR S. FRANÇOIS DE SALES

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune selon son genre : ainsi commande-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, un chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier. Je vous prie, Philothée, serait-il à propos que l'Évêque voulût être solitaire comme les Chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les Capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'Évêque, cette dévotion ne serait-elle pas ridicule, déréglée et insupportable ? Cette faute néanmoins arrive bien souvent.

Non, Philothée, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, ainsi elle perfectionne tout, et lorsqu'elle se rend contraire à la légitime vocation de quelqu'un, elle est sans doute fausse. « L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les intéresser », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées ; mais la vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit. Toutes sortes de pierreries jetées dedans le miel en deviennent plus éclatantes, chacune selon sa couleur et chacun devient plus agréable en sa vocation la conjoignant à la dévotion : le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables.

C'est une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. Il est vrai, Philothée, que la dévotion purement contemplative, monastique et religieuse ne peut être exercée en ces vocations-là mais aussi, outre ces trois sortes de dévotion, il y en a plusieurs autres, propres à perfectionner ceux qui vivent ès états séculiers. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.

Répons

R/ Le fruit de l'Esprit est amour, joie et paix.

Si nous vivons par l'Esprit,
marchons aussi dans l'Esprit.

Si vous êtes conduits par l'Esprit,
vous n'êtes plus soumis à la loi.

(AELF — Office des lectures — 24 janvier)

  • Sacrosanctum Concilium 29

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    SC 29. Même les servants, les lecteurs, les commentateurs et ceux qui appartiennent à la Schola cantorum s'acquittent d'un véritable ministère liturgique. C'est pourquoi ils exerceront leur fonction avec toute la piété sincère et le bon ordre qui conviennent à un si grand ministère, et que le peuple de Dieu exige d'eux à bon droit.          
    Aussi faut-il soigneusement leur inculquer l'esprit de la liturgie, selon la mesure de chacun, et les former à jouer leur rôle de façon exacte et ordonnée. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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