2 janvier : Saints Basile le Grand (✝ 379) et Grégoire de Nazianze (✝ 389/90) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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2 janvier : Saints Basile le Grand (✝ 379) et Grégoire de Nazianze (✝ 389/90)

Basile le Grand et Grégoire de Naziance © DR

Voici deux géants de l'histoire de l'Église au IVe siècle, en Cappadoce (Turquie). Deux amis, différents de tempérament mais complémentaires en tenant fermement les deux bouts de la chaîne de l'Amour : la contemplation de la Sainte Trinité et le service des pauvres et des petits, icônes du Dieu vivant.

Évêques et docteurs de l’Église - Mémoire 

 

Notice de Missel 

«  Basile (330-379) mena d’abord la vie monastique et il rédigea des Règles que suivent encore de nos jours les moines d’Orient, puis il devint évêque de Césarée, sa ville natale (370). Tant par son action que par ses écrits il s’affirma comme le défenseur énergique des pauvres, le mainteneur de la liberté de l’Église et de l’intégrité de la foi. Ami de Basile, dont il partagea la vie d’étudiant et de moine, Grégoire le Théologien (330-389/390) fut, durant dix-huit mois, évêque de Constantinople (381) mais, peu doué pour l’action, il se retira ensuite à Nazianze où il était né. Il devait y vivre dans la contemplation de Dieu et la composition d’ouvrages d’une grande profondeur de pensée Occident » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 611, avec l’autorisation @AELF).

" Tu as voulu illuminer ton Église par l’exemple et les enseignements des bienheureux évêques Basile et Grégoire ; accorde-nous de rechercher ta vérité dans l’humilité et de la mettre en œuvre fidèlement dans la charité " (prière d'ouverture de la messe).

► Pour la messe : en blanc - préface de la Nativité 

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

Documents 

~ ~ ~ ~ ~

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE DE NAZIANZE POUR LA MORT DE S. BASILE

Nous étions ensemble à Athènes. Comme le courant d’un fleuve, à partir d’une source unique, se divise en plusieurs bras, Basile et moi, nous nous étions séparés pour aller chercher le savoir dans des régions différentes. Mais nous nous sommes retrouvés comme à la suite d’un rendez-vous, alors que c’était Dieu qui nous menait. ~

Non seulement je portais personnellement à mon grand Basile beaucoup de respect parce que je voyais en lui une conduite sérieuse et une parole avisée, mais j’essayais aussi d’inspirer le même sentiment aux autres, qui n’avaient pas eu l’occasion de le connaître. Car pour beaucoup il était déjà digne de vénération, parce que sa réputation l’avait devancé.

Le résultat de cela ? C’est qu’il fut à peu près le seul, de tous ceux qui venaient étudier à Athènes, qui échappa à la loi commune en jouissant d’une estime supérieure à celle qui revient à un nouveau venu. Ce fut le début de notre amitié ; de là est née l’étincelle qui nous a unis ; c’est ainsi que nous avons reçu la blessure de notre amitié mutuelle. ~

Au bout d’un certain temps, nous nous étions avoué notre passion commune pour la philosophie : nous n’avions d’ardeur que pour elle. Alors nous fûmes tout l’un pour l’autre, ayant même toit, même table, même vie, même horizon, unissant chaque jour notre commun désir avec plus de chaleur et plus de force. ~

Nous étions conduits par les mêmes espérances envers la richesse la plus enviée : la science. Mais il n’y avait entre nous aucune envie, nous ne cherchions que l’émulation. Il y avait lutte entre nous deux, non pas à qui obtiendrait la première place, mais comment chacun la céderait à l’autre. Car chacun considérait l’éloge obtenu par l’autre comme étant le sien.

On aurait cru que nous avions à nous deux une seule âme, responsable de deux corps. Et s’il ne faut pas croire ceux qui prétendent que tout est dans tout, il faut nous croire quand nous disons que nous étions l’un dans l’autre et l’un auprès de l’autre.

Nous n’avions tous deux qu’une seule affaire : la vertu, et notre vie était dirigée vers les espérances futures, pour nous préparer à quitter ce monde en y renonçant déjà. C’est dans cette perspective que nous organisions toute notre vie et notre manière de faire. Nous nous laissions conduire par la loi de Dieu, en nous stimulant mutuellement à l’amour de la vertu. Et si ce n’est pas trop me vanter que de le dire, chacun de nous était pour l’autre une règle et un modèle permettant de distinguer le bien et le mal. ~

Chacun porte un surnom qui lui vient de ses parents ou de son propre fonds, d’après ses goûts particuliers ou ses occupations. Mais pour nous, la grande affaire et le grand nom, c’était d’être chrétiens et d’en porter le nom.
 

Répons

R/ À qui la poursuit, Dieu donne la Sagesse.

Si l’un de vous manque de sagesse,
qu’il la demande à Dieu,
car Dieu la donne généreusement.

Tout don parfait
descend du Père des lumières
chez qui n’existe aucun changement.

(AELF — Office des lectures — 2 janvier)

  • Sacrosanctum concilium 2b

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum concilium

    2. [...] Aussi, puisque la liturgie édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un temple saint dans le Seigneur, une habitation de Dieu dans l’Esprit, jusqu’à la taille qui convient à la plénitude du Christ, c’est d’une façon admirable qu’elle fortifie leurs énergies pour leur faire proclamer le Christ, et ainsi elle montre l’Église à ceux qui sont dehors comme un signal levé sur les nations, sous lequel les enfants de Dieu dispersés se rassemblent dans l’unité jusqu’à ce qu’il y ait un seul bercail et un seul pasteur.

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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