4 novembre : Saint Charles Borromée (✝ 1584) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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4 novembre : Saint Charles Borromée (✝ 1584)

Né en 1538, ce neveu du pape Pie IV fut nommé archevêque de Milan en 1564 où il mourut en 1584. On le considère comme un modèle d'évêque post-tridentin, car, dans son diocèse et au-delà, il travailla à la rénovation en profondeur de l'Église, dans l'esprit de la réforme voulue par le Concile de Trente. Canonisé dès 1610.

Évêque - Mémoire 

Notice du Missel

« Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan, réalisa en sa personne le modèle de l’évêque proposé par le Concile de Trente. Il travailla à réformer le clergé en tenant des synodes et en fondant des séminaires. Il voulut restaurer les mœurs chrétiennes dans le peuple par ses visites pastorales. Il donna à tous l’exemple d’une vie authentiquement fidèle à l’Évangile » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 633, avec l’autorisation @AELF).

" Maintiens dans ton peuple, Seigneur, l’esprit qui animait l’évêque saint Charles Borromée : que ton Église se renouvelle sans cesse et qu’en se conformant à l’image du Christ, elle puisse montrer au monde le visage de son Seigneur " (collecte de la messe).

► Messe : Commun des pasteurs : pour un évêque.- en blanc 

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

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HOMÉLIE DE S. CHARLES BORROMÉE PRONONCÉE À SON DERNIER SYNODE

Nous sommes tous faibles, je le reconnais, mais le Seigneur Dieu nous a donné des moyens où nous pouvons facilement trouver du secours si nous le voulons. Voici un prêtre qui voudrait mener la vie irréprochable à laquelle il se sait obligé, qui voudrait être chaste et avoir la conduite digne des anges qui lui convient ; mais il ne décide pas d'employer les moyens voulus : le jeûne, la prière, la fuite des relations mauvaises, des familiarités nuisibles et dangereuses.

Cet autre, lorsqu'il entre au chœur pour la psalmodie ou lorsqu'il va célébrer la messe, se plaint de ce que mille pensées se présentent aussitôt à son esprit et le distraient de Dieu. Mais avant d'aller au chœur ou de célébrer la messe, qu’a-t-il fait à la sacristie, comment s'est-il préparé, quels moyens a-t-il pris pour maîtriser son attention ?

Veux-tu que je t'enseigne comment progresser sans cesse de vertu en vertu et, si déjà tu étais attentif au chœur, comment tu pourras l'être davantage une autre fois pour que tes hommages plaisent à Dieu encore plus ? Écoute-moi bien. Si un petit feu d'amour divin est déjà allumé en toi, ne le montre pas tout de suite, ne l'expose pas au vent ; garde fermée la porte du four, pour ne pas laisser perdre la chaleur. Cela veut dire : fuis, autant que possible, les distractions, demeure recueilli en Dieu, évite les conversations frivoles.

Tu as la charge de la prédication et de l'enseignement ? Étudie, applique-toi à tout ce qui est nécessaire pour bien exercer cette charge. Soucie-toi d'abord de prêcher par ta vie et tes mœurs ; évite qu'en te voyant dire une chose et en faire une autre, les gens ne se moquent de tes paroles en hochant la tête.

Tu as charge d'âmes ? Ce n'est pas une raison pour négliger la charge de toi-même et pour te donner si généreusement aux autres qu'il ne reste plus rien de toi-même pour toi. Tu dois te souvenir des âmes dont tu es le supérieur, sans t'oublier toi-même.

Comprenez, mes frères, que rien n'est aussi nécessaire, pour des hommes d'Église, que l'oraison mentale qui doit précéder toutes nos actions, les accompagner et les suivre. Je chanterai, dit le Prophète, et je serai attentif. Si tu administres les sacrements, mon frère, pense à ce que tu fais ; si tu célèbres la messe, pense à ce que tu offres ; si tu psalmodies au chœur, réfléchis à qui tu parles et à ce que tu dis ; si tu diriges les âmes, songe au sang qui les a lavées ; ainsi faites tout avec amour. C'est ainsi que nous pourrons vaincre facilement les innombrables difficultés que nous rencontrons nécessairement chaque jour, du fait de notre position. C'est ainsi que nous aurons la force d'engendrer le Christ en nous et chez les autres.

Répons

R/ Ceux qui sèment dans les larmes,
moissonnent en chantant.

Qui sème dans sa chair
moissonnera de sa chair la destruction.

Qui sème dans l'Esprit
moissonnera de l'Esprit la vie éternelle.

La chair ne sert de rien,
c'est l'Esprit qui vivifie.

(AELF — Office des lectures — 4 nov.)

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Documents

  • Christine Dézarnaud-Dandine, Prier quinze jours avec Charles Borromée, Nouvelle Cité, 2016
  • Giovanni Pietro Giussano, La vie de saint Charles Borromée, Hachette, BNF, 2017.

 

 

  • Sacrosanctum Concilium 9

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    La liturgie n'est pas l'unique activité de l’Église.

    SC 9. La liturgie ne remplit pas toute l'activité de l'Église ; car, avant que les hommes puissent accéder à la liturgie, il est nécessaire qu'ils soient appelés à la foi et à la conversion : « Comment l’invoqueront-ils s'ils ne croient pas en Lui ? Comment croiront-ils en Lui s'ils ne L'entendent pas ? Comment entendront-ils sans prédicateurs ? Et comment prêchera-t-on sans être envoyé ? » (Rom. 10, 14-15).    
    C'est pourquoi l'Église annonce aux non-croyants la proclamation du salut, pour que tous les hommes connaissent le seul vrai Dieu et celui qu'il a envoyé, Jésus-Christ, et pour qu'ils changent de conduite en faisant pénitence. Quant aux croyants, [...] 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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