6 février : Saint Paul Miki et ses compagnons († 1597) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Se connecter à l'espace privé
Menu

Moteur de recherche

Le moteur de recherche 🔍 permet de retrouver n’importe quel document à partir des mots qu’il contient sur l’ensemble du site. Pour plus d’efficacité, n’hésitez pas à indiquer plusieurs mots significatifs. Mieux encore, mettez une locution complète entre guillemets (par ex. un titre ou sous-titre).

Si vous voulez retrouver spécifiquement un texte officiel, sachez le domaine de la Bibliothèque a un système de recherche propre : titre du document, auteur, type de document, période de publication du document.

 

Lire la suite / mode d'emploi complet

6 février : Saint Paul Miki et ses compagnons († 1597)

Martyrdom-of-Paul-Miki-and-Companions-in-Nagasaki-(made-c1635)

Sur les traces de saint François Xavier, les missionnaires avaient réussi à semer le christianisme dans le sol japonais. Mais le Japon connaît une crise politique à la fin du 16ème siècle. En 1587, les missionnaires sont expulsés ; interdit, le christianisme devient clandestin. Dix ans plus tard, la persécution reprend. En février 1597, vingt-six chrétiens sont arrêtés. Parmi ces prêtres et ces laïcs, le jésuite Paul Miki.

Martyrs - Mémoire

 

Notice du Missel

« Le 5 février 1597, vingt-six chrétiens furent crucifiés à Nagasaki (Japon). Il y avait parmi eux des missionnaires européens, jésuites et franciscains, mais aussi des religieux japonais, tel Paul Miki, et dix-sept laïcs : des catéchistes, des interprètes, des médecins, et même des enfants. Tous étaient souriants, plusieurs chantaient » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 634, avec l’autorisation @AELF)   

"Seigneur Dieu, force de tous les saints (...), accorde-nous, à leur intercession, la force de garder jusqu'à la mort, la foi que nous proclamons" (extrait de la prière d'ouverture)

► Pour la messe : en rouge, commun des martyrs

​► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

 

Document 

  • Sur le site Nominis de la CEF
  • Sur le site des Jésuites Europe occidentale francophone.

 

RÉCIT DU MARTYRE DE PAUL MIKI ET DE SES COMPAGNONS, ÉCRIT PAR UN CONTEMPORAIN

Lorsqu'ils eurent été crucifiés, ils montrèrent tous une constance admirable, à laquelle les encourageaient, chacun de son côté, le Père Pasius et le Père Rodriguez. Le Père commissaire de la Mission demeura toujours immobile, les yeux dirigés vers le ciel. Le Frère Martin, pour rendre grâce à la bonté divine, chantait des psaumes, en y ajoutant le verset : En tes mains, Seigneur ~ Le Père François Blanca également rendait grâce à Dieu à haute voix. Le Frère Gonzalve disait très fort l'oraison dominicale et la salutation angélique.

Paul Miki, notre frère, voyant qu'il se trouvait sur une chaire plus honorable qu'il n'en avait jamais eue, commença par déclarer aux assistants qu'il était Japonais, de la Compagnie de Jésus, qu'il mourait pour avoir annoncé l'Évangile et qu'il rendait grâce à Dieu pour un si éclatant bienfait. Puis il ajouta ces paroles : « Au point où j'en suis parvenu, je pense qu'aucun d'entre vous ne croira que je veuille atténuer la vérité. Je vous déclare donc qu'il n'y a aucune voie de salut sinon celle que suivent les chrétiens. Puisqu'elle m'enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m'ont fait du mal, je pardonne de grand cœur au roi et à tous les auteurs de ma mort, et je les prie de vouloir bien recevoir le baptême chrétien. »

Puis, tournant les regards vers ses compagnons, il se mit à les encourager dans ce combat suprême. De la joie apparaissait sur le visage de tous, mais spécialement sur le visage de Louis ; lorsqu'un chrétien lui cria qu'il serait bientôt en Paradis, il eut un geste des doigts et de tout le corps qui exprimait une joie profonde et qui tourna vers lui les regards de tous les spectateurs.

Antoine qui était le dernier de la rangée, à côté de Louis, les yeux fixés au ciel, après avoir invoqué les noms de Jésus et de Marie, entonna le psaume : Enfants, louez le Seigneur, qu'il avait appris à Nagasaki, à l'école de catéchèse ; dans cette institution chrétienne, en effet, on donne aux enfants des psaumes à apprendre par cœur en vue de la catéchèse.

D'autres enfin répétaient « Jésus, Marie » avec un visage paisible ; certains exhortaient les assistants à mener une vie digne d'un chrétien ; par ce comportement et d'autres du même genre, ils montraient qu'ils allaient bientôt mourir.

Alors quatre bourreaux tirèrent leurs piques des gaines dont se servent les Japonais. À cette vue horrible, tous les fidèles crièrent : « Jésus, Marie » et le concert de lamentations qui suivit monta jusqu'au ciel. Les bourreaux, en très peu de temps, d'un ou deux coups, achevèrent chacun des martyrs.

Répons

R/ Souviens-toi de Jésus Christ
ressuscité d'entre les morts :
il est notre salut, notre gloire éternelle.

Si nous mourons avec lui,
avec lui, nous vivrons.

Si nous souffrons avec lui,
avec lui, nous règnerons.

(AELF — Office des lectures — 6 février)

  • Sacrosanctum Concilium 29

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    SC 29. Même les servants, les lecteurs, les commentateurs et ceux qui appartiennent à la Schola cantorum s'acquittent d'un véritable ministère liturgique. C'est pourquoi ils exerceront leur fonction avec toute la piété sincère et le bon ordre qui conviennent à un si grand ministère, et que le peuple de Dieu exige d'eux à bon droit.          
    Aussi faut-il soigneusement leur inculquer l'esprit de la liturgie, selon la mesure de chacun, et les former à jouer leur rôle de façon exacte et ordonnée. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

    En savoir plus sur cet extrait
Voir aussi…