3 juillet : Saint Thomas — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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3 juillet : Saint Thomas

Martin Schongauer, dit le Beau Martin, est un peintre et graveur né à Colmar vers 1450 et mort à Breisach en 1491. exposé au musée des Unterlinden à Colmar.

Thomas fut l'un des douze apôtres de Jésus. Devant l'annonce de la résurrection, il se montra d'abord incrédule avant qu'une apparition de Jésus ne le conduise à s'exclamer : "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jn 20, 28) et Jésus d'ajouter alors : "heureux ceux qui croient sans avoir vu".

Apôtre - Fête 

 

Notice du Missel

« Les évangiles synoptiques nous apprennent que saint Thomas était l’un des Douze. Mais le quatrième évangile nous le fait mieux connaître. Au dernier repas, sur une remarque un peu vive de Thomas, Jésus déclare : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ». L’annonce de la résurrection trouve Thomas incrédule, mais lorsque le Ressuscité lui montre son côté ouvert, il s’écrie : "Mon Seigneur et mon Dieu" » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 716, avec l’autorisation @AELF).

"Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de célébrer avec fierté le bienheureux apôtre Thomas, afin que, toujours soutenus par sa protection, nous ayons la vie en mettant notre foi dans le nom de celui que l’apôtre a reconnu comme Seigneur" (extrait de la prière d'ouverture).

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).

► A la messe, on peut employer une formule de bénédiction solennelle (Apôtres; p. 535-536 dans le Missel): .

Dieu a fondé votre foi sur le témoignage apostolique :
par la prière et les mérites
du bienheureux Apôtre Thomas,
qu’il vous accorde sa bénédiction.
R/. Amen.

Dieu a voulu vous fortifier
par le témoignage et l’exemple des Apôtres :
grâce à leur protection, qu’il vous rende, aux yeux de tous,
témoins de la vérité.
R/. Amen.

Leur enseignement vous a donné une foi solide :
par leur intercession, puissiez-vous parvenir
à l’héritage de la patrie éternelle.
R/ Amen.

Et que la bénédiction de Dieu tout-puissant,
le Père, et le Fils, + et le Saint-Esprit,
descende sur vous et y demeure toujours.  
R/. Amen.

 

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE LE GRAND SUR L'ÉVANGILE DE JEAN

Thomas, l’un des douze (dont le nom signifie Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Ce disciple était le seul absent. À son retour, quand on lui raconta ce qui s’était passé, il ne voulut pas le croire. Le Seigneur vint une seconde fois, et il présenta au disciple incrédule son côté à toucher, lui montra ses mains et, en lui montrant les cicatrices de ses blessures, guérit en lui la blessure de l’incrédulité. Que remarquez-vous en tout cela, frères très chers ? Croyez-vous que tout cela se soit produit par hasard ? Que ce disciple choisi ait été d’abord absent ; qu’en arrivant ensuite il entende ce récit ; qu’en l’entendant, il doute ; qu’en doutant, il touche, et qu’en touchant il croie ?

Non, cela ne s’est pas produit par hasard, mais selon un plan divin. En effet, la clémence divine agit alors d’une manière admirable pour que ce disciple qui doutait, tandis qu’il touchait les blessures que son maître portait dans la chair, guérisse en nous les blessures de l’incrédulité. En effet l’incrédulité de Thomas a été plus avantageuse pour notre foi que la foi des disciples qui ont cru. Car, tandis que ce disciple, en touchant, est ramené à la foi, notre esprit, en dominant toute hésitation, est confirmé dans la foi ; ~ ce disciple, en doutant et en touchant, est devenu témoin de la réalité de la résurrection. ~

Il toucha donc, et il s’écria : Mon Seigneur et mon Dieu. Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu crois. Or, l’Apôtre Paul a dit : La foi est la manière de posséder déjà ce qu’on espère, et de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Il est donc bien clair que la foi fait connaître ce qui ne peut pas se voir. Ce qu’on voit, en effet, ne produit pas la foi mais la constatation. Alors que Thomas a vu, lorsqu’il a touché pourquoi lui est-il dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru ? Mais ce qu’il a cru n’était pas ce qu’il a vu. Car la divinité ne peut être vue par l’homme mortel. C’est donc l’homme qu’il a vu, et c’est Dieu qu’il a reconnu en disant : Mon Seigneur et mon Dieu. Il a donc cru tout en voyant, puisqu’en regardant un vrai homme, il a proclamé que celui-ci était Dieu, et cela, il n’avait pas pu le voir.

Ce qui suit nous donne de la joie : Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! Par cette phrase, c’est nous qui sommes spécialement désignés, nous qui nous attachons par l’esprit à celui que nous n’avons pas vu dans la chair. Car celui-là croit véritablement, qui met en pratique, par ses actions, ce qu’il croit. Au contraire, Paul dit de ceux dont la foi est purement nominale : Ils font profession de connaître Dieu, mais par leurs actes ils le renient. Et Jacques : La foi sans les œuvres est morte.

Répons

Stance : De la détresse des prisons 
monte le cri des fils de Dieu persécutés ;
mais le Royaume est proche :
bientôt se lèvera
le Fils de l’homme qu’ils acclament.

R/ Dieu vivant, Seigneur ressuscité,
nous croyons en toi.

Un moment vous souffrirez,
mais j’ai vaincu le monde, gardez courage.

En vérité, je vous le dis,
si quelqu’un garde ma parole,
il ne verra jamais la mort.

Je suis la résurrection ;
celui qui me donne sa foi,
vivra même dans la mort.

Source : AELF — Office des lectures — 3 juillet 2025

  • Sacrosanctum Concilium 110

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Carême.

    SC 110. La pénitence du temps de Carême ne doit pas être seulement intérieure et individuelle, mais aussi extérieure et sociale. La pratique de la pénitence, selon les possibilités de notre époque et des diverses régions, et selon les conditions des fidèles, sera favorisée et, par les autorités mentionnées à l'article 22, et recommandée.
    Cependant, le jeûne pascal, le vendredi de la passion et de la mort du Seigneur, sera sacré ; il devra être partout observé et, selon l'opportunité, être étendu au Samedi saint pour que l'on parvienne avec un cœur élevé et libéré aux joies de la résurrection du Seigneur.


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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