1er août : Saint Alphonse Marie de Liguori (1696-1787) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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1er août : Saint Alphonse Marie de Liguori (1696-1787)

Vitrail de la La cathédrale d'Antsirabe (Madagascar) représentant Saint Alphonse Liguori.

Ancien avocat devenu prêtre, il fonda la congrégation des Rédemptoristes pour l'évangélisation des campagnes. Théologien moraliste et maître de vie spirituelle, il devint aussi évêque dans la région de Naples. Canonisé le 26 mai 1839 et déclaré Docteur de l'Église le 23 mars 1871.

Évêque et docteur de l'Église - Mémoire 

 

Notice du Missel

« Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787) était napolitain. D’abord avocat, il devint prêtre puis évêque. Prédicateur infatigable, confesseur plein de bonté, il ne cessa d’annoncer l’amour du Christ et fonda la Congrégation du Très Saint Rédempteur en vue d’évangéliser les campagnes (1732). Son enseignement de moraliste et ses écrits spirituels eurent une large audience » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 736, avec l’autorisation @AELF).   

"Tu as fait de saint Alphonse-Marie un intendant fidèle et le prédicateur du grand mystère que nous célébrons ; accorde-nous d’y communier souvent et, par cette communion, de te bénir à jamais" (extrait de la prîère après la communion)..

► En blanc. Commun des pasteurs : pour un évêque ou Commun des docteurs de l’Église.

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).

Document

TRAITÉ DE L'AMOUR DE JÉSUS CHRIST
PAR S. ALPHONSE-MARIE

Toute la sainteté de l'âme et sa perfection réside dans l'amour envers Jésus Christ, notre Dieu, notre souverain bien et notre rédempteur. C'est la charité qui rassemble et protège toutes les vertus qui rendent parfait.

Est-ce que Dieu ne mérite pas tout notre amour ? Il nous a aimés dès l'éternité. « Considère, nous dit-il, que j'ai été le premier à t'aimer. Tu n'avais pas encore vu le jour, le monde lui-même n'existait pas, et moi je t'aimais déjà. Je t'aime du fait même que je suis ».

Comme Dieu savait que l'homme se laisse attirer par des bienfaits, il a voulu l'obliger à l'aimer par ses dons : « Ces filets, auxquels les hommes se laissent prendre, je veux les y attirer pour qu'ils m'aiment, car ce sont des liens d'amour. » Il lui a donné une âme dotée, à son image, de mémoire, d'intelligence et de volonté ; il lui a donné un corps pourvu d'organes sensibles ; c'est encore pour lui qu'il a créé le ciel et la terre avec tout ce qu'ils contiennent. C'est par amour de l'homme qu'il a créé tout cela, afin que toutes ces créatures soient au service de l'homme, et que l'homme lui donne son amour à cause de tant de bienfaits.

Mais il n'a pas voulu nous donner seulement ces belles créatures ; pour obtenir notre amour, il est allé jusqu'à se livrer lui-même tout entier à nous. Le Père éternel est allé jusqu'à nous donner son Fils unique. Nous voyant morts par suite du péché et privés de sa grâce, qu'a-t-il fait ? Emporté par son immense amour, ou plutôt, suivant la parole de l'Apôtre, par son trop grand amour pour nous, il a envoyé son Fils bien-aimé, afin qu'il satisfasse pour nous et nous rappelle à la vie que le péché nous avait enlevée.

En livrant son Fils, qu'il a sacrifié afin de nous pardonner, il nous a prodigué tous les biens ensemble : la grâce, la charité, le paradis ; car tous ces biens sont sans nul doute inférieurs à son Fils : Celui qui n'a pas refusé même son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ?

Répons

R/ Dieu a tant aimé le monde,
qu'il a donné son Fils unique !

Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu :
lui, le premier, nous a aimés.

Son Fils, son unique, il l'a offert
pour les péchés du monde entier.

À tous ceux qui croient au Christ,
il donne la vie éternelle.

Source : AELF — Office des lectures — 1er août 2026

  • Sacrosanctum Concilium 7

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Présence du Christ dans la liturgie.

    SC 7. Pour l'accomplissement d'une si grande œuvre, le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la messe, et dans la personne du ministre, « le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s'offrit alors Lui-même sur la croix » et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est là présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu'un baptise, c'est le Christ Lui-même qui baptise. Il est là présent dans sa parole, car c'est Lui qui parle tandis qu'on lit dans l'Église les saintes Écritures. Enfin, Il est là présent lorsque l'Église prie et chante les psaumes, Lui qui a promis : « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, Je suis là, au milieu d'eux » (Mat. 18, 20). Effectivement, [...]

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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