3 septembre : Saint Grégoire le Grand (c.540 - 630) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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3 septembre : Saint Grégoire le Grand (c.540 - 630)

Né en 590, Grégoire Ier dit Grégoire le Grand est l'auteur d'œuvres patristiques majeures. On le compte habituellement parmi les quatre Docteurs de l'Église latine aux côtés de saint Augustin d'Hippone (354–430), de saint Jérôme (c. 347–420) et de saint Ambroise de Milan (339–394). Élu pape en 590, il réorganisa l'administration de l'Église, rénova sa liturgie et en intensifia l'action missionnaire notamment vers Angleterre. Il décède en 604.

Pape et docteur de l'Église - Mémoire

 

Notice du Missel

« Grégoire le Grand (vers 540-604) gouverna l’Église pendant quatorze ans, après avoir été préfet de la ville de Rome, moine, puis légat pontifical à Constantinople. Malgré une santé délabrée il accomplit une œuvre considérable. " Serviteur des serviteurs de Dieu ", il devait pourvoir au ravitaillement de Rome, tandis qu’il enseignait le peuple et composait des ouvrages théologiques importants. Il prépara aussi l’évangélisation de l’Angleterre. Son action se nourrissait d’une contemplation assidue. » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 769, avec l’autorisation @AELF)   

" Tu veilles sur tes peuples avec bonté, et tu les gouvernes avec amour ; par l’intercession du bienheureux pape Grégoire, accorde un esprit de sagesse à ceux qui ont reçu de toi la charge de conduire l’Église : que les progrès du troupeau fidèle fassent la joie éternelle de ses pasteurs " (extrait de la prière d'ouverture).

► Pour la messe, en blanc, 

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)


Documents

 

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE SUR ÉZÉKIEL

Fils d'homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d'Israël. Il faut noter que le Seigneur désigne comme un « guetteur » celui qu'il envoie prêcher. Le guetteur se tient toujours sur la hauteur pour voir de loin tout ce qui va venir. Et tout homme qui reçoit le poste de guetteur doit se tenir sur la hauteur par sa vie, afin de pouvoir rendre service par sa vigilance.

Combien il m'est cruel de dire ces paroles ! Car en parlant, je me frappe moi-même : je ne pratique pas la prédication comme je le devrais ; et lorsque cette prédication est suffisante, ma vie ne concorde pas avec ma parole.

Je ne nie pas ma culpabilité, je vois ma torpeur et ma négligence. Peut-être que de reconnaître ma faute m'obtiendra le pardon auprès du juge miséricordieux ? Sans doute, quand j'étais au monastère, j'étais capable de retenir ma langue des paroles inutiles et de garder presque continuellement mon esprit attentif à la prière. Mais, après avoir endossé le fardeau de la charge pastorale, mon esprit ne peut plus se recueillir assidûment, parce qu'il est divisé par quantité de soucis.

En effet, je suis obligé d'examiner les affaires tantôt des Églises, tantôt des monastères, et souvent de juger la vie et les actes des personnes privées ; tantôt de m'occuper longuement de certains problèmes civiques, tantôt de gémir devant l'assaut meurtrier des barbares et de redouter les loups qui menacent le troupeau que Dieu m'a confié. Tantôt je suis contraint de prendre des mesures pour que les secours ne manquent pas à ceux-là mêmes qui sont tenus par la règle monastique ; tantôt je dois supporter avec patience certains pillards, et tantôt m'opposer à eux pour sauvegarder la charité.

Lorsque l'esprit est amené à se disperser et à se déchirer par le souci d'affaires si nombreuses et si importantes, comment peut-il rentrer en lui-même afin de se recueillir entièrement pour la prédication, et ne pas renoncer au ministère de la parole ? Mais, parce que les obligations de ma charge m'obligent souvent à rencontrer des hommes du monde, il m'arrive de relâcher la discipline de ma langue. Car, si je maintiens constamment une sévérité rigoureuse, je sais que je mets en fuite les plus faibles, et je ne les attirerai jamais comme je le voudrais. C'est pourquoi il m'arrive souvent d'écouter leurs paroles inutiles. Mais parce que je suis faible, moi aussi, je me laisse quelque peu entraîner aux discours inutiles, et je me mets à parler volontiers sur des sujets que j'avais d'abord écoutés de mauvais gré : et là où cela m'ennuyait de manquer au silence, je trouve plaisir à m'étendre.

Quel « guetteur » suis-je donc, qui ne me tiens pas posté sur la montagne de l'efficacité, mais plutôt gisant dans la vallée de la faiblesse ? Mais le créateur et rédempteur du genre humain est assez puissant pour me donner, malgré mon indignité, et la noblesse de la vie et l'efficacité de la prédication, car c'est pour son amour que je me consacre totalement à sa parole.

Répons

R/ C'est au prix de son sang
que le Christ Jésus s'est acquis l'Église.

Soyez donc attentifs au troupeau
dont l'Esprit vous a confié la charge.

Vous serez les intendants fidèles
des mystères de sa grâce.

Livrés en spectacle au monde,
vous serez les modèles du troupeau.

(AELF — Office des lectures — 3 septembre 2025)

  • Sacrosanctum Concilium 41

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    La vie liturgique du diocèse.

    SC 41. L'évêque doit être considéré comme le grand prêtre de son troupeau ; la vie chrétienne des fidèles découle et dépend de lui en quelque manière.         
    C'est pourquoi tous doivent accorder la plus grande estime à la vie liturgique du diocèse autour de l'évêque, surtout dans l'église cathédrale ; ils doivent être persuadés que la principale manifestation de l'Église consiste dans la participation plénière et active de tout le saint peuple de Dieu, aux mêmes célébrations liturgiques, surtout dans la même Eucharistie, dans une seule prière, auprès de l'autel unique où préside l'évêque entouré de son presbyterium et de ses ministres. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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