19 août : Saint Jean Eudes (1601-1680)
Prêtre - Mémoire facultative
Notice du missel
« Jean Eudes (1601-1680) passa presque toute sa vie à Caen. Fondateur d’un Institut pour le relèvement des prostituées, puis d’une Congrégation destinée à la formation des prêtres dans les séminaires, Jean Eudes travailla à répandre le culte du Cœur de Jésus et de celui de Marie, en vue d’établir "la vie et le royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes" » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 668, avec l’autorisation @AELF)
"Tu as choisi le prêtre saint Jean Eudes pour qu’il annonce l’insondable richesse du Christ ; accorde-nous de suivre son exemple et ses enseignements, afin de te connaître toujours davantage et de vivre dans la fidélité à la lumière de l’Évangile" (extrait de la prière d'ouverture).
► En blanc, Commun des pasteurs : pour un pasteur, ou Commun des saints : pour des religieux.
► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).
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- Sur le Site Nominis de la CEF
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4. LE CHEF ET LES MEMBRES
(Saint Jean Eudes, Coeur admirable, livre I, Ch. 5; 0. C. 6, 107. 113-115)
« Jésus veut être votre cœur et votre vie.»
Je vous dirai, mon très cher frère, que ce même Jésus qui a voulu être le Cœur et la vie de sa très sainte Mère, veut aussi être votre Cœur et votre vie: Le Christ votre vie (Col 3, 4), et que vous ayant fait la grâce d'être l'un de ses membres, il doit vivre en vous, de telle sorte que vous puissiez dire avec son Apôtre: Jésus-Christ est vivant en moi (Ga 2, 20). C'est son dessein, c'est son désir très ardent.
Je vous prie de considérer que Jésus-Christ Notre-Seigneur est votre véritable Chef, et que vous êtes un de ses membres, et que de là procèdent cinq grandes choses.
Il est à vous comme le Chef est à ses membres; tout ce qui est à lui est à vous, son esprit, son Cœur, son corps, son âme, et toutes ses facultés, et vous devez en faire usage comme de choses qui sont vôtres, pour servir, louer, aimer et glorifier Dieu.
Vous êtes à lui, comme les membres sont à leur chef. Aussi désire-t-il ardemment faire usage de tout ce qui est en vous, pour le service et la gloire de son Père, comme de choses qui sont à lui.
Non seulement il est à vous, mais il veut être en vous y vivant et y régnant, comme le chef est vivant et régnant dans ses membres. Il veut que tout ce qui est en lui soit vivant et régnant en vous: son Esprit dans votre esprit son Cœur dans votre cœur, toutes les puissances de son âme dans les facultés de votre âme, afin que ces divines paroles s'accomplissent à votre égard: Glorifiez et portez Dieu dans votre corps (I Co 6, 20), et que la vie de Jésus paraisse visiblement en vous (Cf. 2 Co 4, 1O).
Et non seulement vous êtes au Fils de Dieu, mais vous devez être en lui, comme les membres sont en leur chef. Tout ce qui est en vous doit être incorporé en lui et recevoir vie et conduite de lui. Il n'y a de véritable vie pour vous qu'en lui seul, qui est la très unique source de la vraie vie hors de lui, il n'y a que mort e t perdition pour vous. Il doit être le seul principe de tous les mouvements, usages et fonctions de votre vie; vous ne devez vivre que de lui et pour lui, suivant ces divines paroles: Nul d'entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même; si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur. Car Jésus-Christ est mort et ressuscité, afin de régner sur les morts et les vivants (Rm 14, 7-9).
Enfin vous n'êtes qu'un avec ce même Jésus, comme les membres ne sont qu'un avec leur chef. Et par conséquent vous ne devez avoir qu'un même esprit, une même âme, une même vie, une même volonté, un même sentiment un même cœur avec lui. Et lui-même doit être votre esprit, votre cœur, votre amour, votre vie et votre tout.
Or ces grandes choses commencent dans un chrétien par le Baptême; elles s'accroissent et se fortifient par le sacrement de la Confirmation et par le bon usage qu'il fait des autres grâces que Dieu lui communique. Et elles reçoivent leur souveraine perfection par la sainte Eucharistie.
Source : Lectionnaire propre de la Congrégation de Jésus et Marie, n° 4, lecture reprise dans Liturgia Horarum, le 19 août (t. IV, pp. 1070-1071).
Sacrosanctum Concilium