11 août : Sainte Claire d'Assise (1194-1253)
Vierge - Mémoire
Notice du Missel
« Claire (1193-1253) avait dix-huit ans quand elle pria frère François de lui faire partager son genre de vie et qu’il la fit habiter dans une maison délabrée, près de l’église Saint-Damien aux portes d’Assise. Sa sœur Agnès et quelques autres jeunes filles vinrent se joindre à elle pour y vivre dans la pauvreté la plus totale. Ce fut l’origine du second ordre franciscain, celui des Pauvres Dames ou Clarisses » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 747, avec l’autorisation @AELF).
"Dans ta miséricorde, tu as conduit sainte Claire à l’amour de la pauvreté ; accorde-nous, à son intercession, de suivre le Christ dans la pauvreté du cœur, afin de pouvoir te contempler dans le royaume des Cieux" (extrait de la prière d'ouverture).
► En blanc. Commun des vierges : pour une vierge, ou Commun des saints : pour une moniale..
► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).
Documents
- Sur le site Nominis de la CEF
- Sainte Claire : La petite plante de saint François d'Assise. CAT productions.KTO. (50'41)
- Claire d'Assise. KTO. Les chemins de la foi. (52'16).
- Jacqueline Gréal. Petite vie de Sainte Claire. Desclée de Brouwer. 2004.
- Jacques Dalarun. Du procès de canonisation à la Légende latine de Claire d’Assise. Memini. Travaux et documents. 2018.
- Martine Pagan. De la Légende latine aux Vies françaises de Claire d’Assise. Memini. Travaux et documents. 2018.
- Frédéric Tixier. Sainte Claire d’Assise et la monstrance eucharistique : genèse et évolution d’un attribut (mil. XIIIe-fin XVe s.) Academia.edu.
Musique
- Avec Claire et tous les saints. Ensemble vocal Capella Sylvanensis. André Gouzes. Editions musicales Studio SM. 2013.
- Va tranquille et en paix. Ensemble vocal Capella Sylvanensis. André Gouzes. Editions musicales Studio SM. 2013.
- Hymne "Claire, ton nom" (CFC / Berthier / WY34-87-3).
- Philippe Robert, "Il s'est fait pauvre" (WP 35-08-1).
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LETTRE DE SAINTE CLAIRE À LA BIENHEUREUSE AGNÈS DE PRAGUE
Heureux celui qui obtient de participer au banquet sacré afin de s'unir du fond de son cœur à celui dont toutes les bienheureuses troupes du ciel admirent continuellement la beauté, dont l'amour est blessure et la contemplation nourriture, dont la bonté nous rassasie, dont la douceur nous enivre, dont le souvenir est une douce lumière, dont le parfum fait revivre les morts, dont la vue dans la gloire rendra bienheureux tous les citoyens de la Jérusalem d'en haut. Puisque cette vue est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache, regarde chaque jour ce miroir, ô reine, épouse de Jésus Christ, pour y regarder continuellement ton visage ainsi tu pourras t'embellir tout entière, à l'intérieur et à l'extérieur, revêtir des habits brodés, te parer des ornements et des fleurs de toutes les vertus, comme il convient à la fille et à l'épouse très chaste du souverain Roi. Dans ce miroir resplendit la bienheureuse pauvreté, la sainte humilité, l'inexprimable charité, que tu pourras contempler, par la grâce de Dieu, comme dans un miroir parfait.
Regarde donc comment ce miroir a commencé : la pauvreté de celui qui a été déposé dans une mangeoire, enveloppé de langes. Ô étonnante humilité ! Ô stupéfiante pauvreté ! le Roi des anges, le Seigneur du ciel et de la terre est couché dans une mangeoire. Au centre du miroir, considère l'humilité, ou du moins la bienheureuse pauvreté, les labeurs et les peines innombrables qu'il a supportés pour la rédemption du genre humain. Et à l'extrémité de ce miroir, contemple l'inexprimable charité dont il a voulu mourir sur l'arbre de la croix, et y mourir du genre de mort le plus honteux. Ainsi ce miroir, placé sur le bois de la croix, avertissait les passants de considérer tout cela, en leur disant : Vous tous qui passez sur le chemin, regardez et voyez, s'il est une douleur comparable à ma douleur. À celui qui crie et se lamente ainsi, répondons d'une seule voix, d'un seul esprit : Je m'en souviendrai toujours, et mon âme défaillira en moi. Consume-moi donc de ce feu d'amour, toujours plus fortement, ô reine, épouse du roi céleste.
Contemple aussi ses indicibles délices, ses richesses et ses honneurs sans fin ; et en soupirant à cause du désir et de l'amour intenses de ton cœur, proclame : Entraîne-moi sur tes pas, courons à l'odeur de tes parfums, époux céleste. Je courrai sans m'arrêter, jusqu'à ce que tu m'introduises dans le cellier, que ton bras gauche soulève ma tête, que ton bras droit m'étreigne pour mon bonheur et que tu me baises du baiser délicieux de ta bouche.
Lorsque tu seras établie dans cette contemplation, souviens-toi de ta pauvre petite mère. Sache que moi-même j'ai inscrit ton cher souvenir ineffaçablement, sur les tablettes de mon cœur, car personne ne m'est plus cher que toi.
Tropaire
Stance Pareille aux lis des champs
que Dieu revêt de sa beauté,
Claire a fleuri au grand Soleil ;
pure simplicité,
elle chante et s'émerveille.
R/ Béni sois-tu, Seigneur,
de m'avoir créée !
Terre de vérité,
l'Évangile m'a nourrie
de sagesse profonde.
Sacrosanctum Concilium