27 août : Sainte Monique (331-387) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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27 août : Sainte Monique (331-387)

Chrétienne d'origine berbère, Monique, née vers 332 à Thagaste (aujourd'hui Souk Ahras en Algérie) et décédée en 387 à Ostie, rpès de Rome, est la mère de saint Augustin, fêté le 28 août. Son fils, un des plus grands théologiens chrétiens, a rendu un vibrant hommage à sa prière, son exemple et son affection dans ses Confessions, ouvrage qui reste la principale source d'information biographique à son sujet.

Sainte - Mémoire (fête en Afrique du Nord) 

 

Notice du Missel 

« Monique (331-387) est la mère de saint Augustin. Pendant les années où son fils cherchait la vérité par des chemins tortueux, les larmes de Monique montaient vers Dieu comme une prière silencieuse pour obtenir sa conversion : celle-ci la remplit de joie et elle pensait n’avoir plus rien à attendre sur terre. Elle mourut à Ostie alors qu’elle se préparait à regagner son Afrique natale » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 764, avec l’autorisation @AELF).   

" Réconfort des affligés, tu accueillais avec amour les larmes de la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin ; accorde-nous, à la prière de la mère et du fils, de savoir pleurer nos péchés et d’obtenir la grâce de ton pardon "  (extrait de la prière d'ouverture). 

► En blanc. Commun des saints : pour des saintes femmes et formulaire complet propre pour la fête en Afrique du Nord.

​► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).
 

Documents

 

DES CONFESSIONS DE S. AUGUSTIN

À l'approche de ce jour où ma mère allait sortir de cette vie – tu connaissais ce jour, mon Dieu ; nous, nous l'ignorions – il arriva, par l'effet de tes arrangements mystérieux, à ce que je crois, qu'elle et moi, nous nous trouvions seuls, appuyés à une fenêtre d'où l'on voyait le jardin, dans la maison que nous habitions. C'était à Ostie, à l'embouchure du Tibre. Loin de la foule, après la fatigue d'un long voyage, nous reprenions nos forces en vue de la traversée. Nous causions donc, seuls, avec une grande douceur. Oubliant le passé et tendus vers l'avenir, nous cherchions ensemble, auprès de la Vérité, c'est-à-dire auprès de toi, ce que serait la vie éternelle des saints, que l'œil n'a pas vue, que l'oreille n'a pas entendue, que le cœur n'a pu concevoir. Nos cœurs s'ouvraient avidement aux flots célestes de ta source: la source de vie, qui est en toi. ~

C'est de cela que nous parlions, quoique d'une manière et en des termes différents de ceux que j'ai rapportés. Mais, Seigneur, tu le sais, ce jour-là, comme nous causions ainsi, et que le monde, parmi ces propos, perdait pour nous toute valeur, ma mère me dit : « Mon fils, pour moi, il n'y a plus rien qui me donne du plaisir en cette vie. Qu'y ferais-je maintenant ? Pourquoi y suis-je encore ? Je ne le sais pas. Mon espérance en ce monde est maintenant épuisée. Une seule chose me faisait désirer de m'attarder dans cette vie quelque temps encore, c'était de te voir, avant ma mort, chrétien catholique. Dieu m'a plus que comblée sur ce point, puisque je vois que tu es son serviteur au point de mépriser les joies terrestres. Qu'est-ce que je fais ici ? »

Je ne me rappelle guère ce que j'ai répondu à ces paroles. En tout cas, environ cinq jours après, ou un peu plus, elle se mit au lit avec la fièvre. Pendant sa maladie, il lui arriva un jour de perdre conscience et de ne plus reconnaître ceux qui l'entouraient. Nous sommes accourus, mais elle a vite repris ses sens ; elle nous vit debout près d'elle, mon frère et moi, et elle nous dit, avec l'air de chercher quelque chose : « Où étais-je? »

Puis, nous voyant accablés de tristesse, elle dit : « Vous enterrerez ici votre mère. » Je me taisais en retenant mes larmes. Quant à mon frère, il lui dit quelques mots : qu'elle ne devait pas souhaiter mourir à l'étranger mais, comme un sort plus heureux, dans sa patrie. En l'entendant, ma mère eut le visage anxieux et lui jeta un regard de reproche pour avoir eu cette pensée. Puis elle me regarda : « Vois ce qu'il dit. » Et, s'adressant à nous deux : « Enterrez mon corps n'importe où ; que cela ne vous donne aucun souci. Je vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout où vous serez ». Lorsqu'elle eut prononcé cette phrase en cherchant ses mots, elle garda le silence, car la maladie s'aggravait et la faisait souffrir.

Répons

R/ Qui nous fera comprendre
pourquoi l'homme peine à chercher
sans jamais atteindre ?

Ce que l'œil n'a pas vu, ni l'oreille entendu,
ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme,
voilà ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.

À nous, Dieu l'a révélé par l'Esprit,
car l'Esprit sonde tout,
jusqu'aux profondeurs de Dieu.

Source : AELF — Office des lectures — 27 août 2025

  • Sacrosanctum Concilium 56

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Unité de la messe.

    SC 56. Les deux parties qui constituent en quelque sorte la messe, c'est-à-dire la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique, sont si étroitement unies entre elles qu'elles constituent un seul acte de culte. Aussi, le saint Concile exhorte-t-il vivement les pasteurs à enseigner activement aux fidèles, dans la catéchèse, qu'il faut participer à la messe entière, surtout les dimanches et jours de fête de précepte.

    Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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