11 juillet : Saint Benoît de Nursie († 547)
Abbé - Mémoire (fête en Europe)
Notice du Missel
« Benoît naquit vers 480 à Nursie (Ombrie). Il interrompit ses études à Rome, pour se retirer comme ermite dans une grotte à Subiaco. Des disciples vinrent à lui. Mais, au bout d’un certain temps, Benoît dut quitter Subiaco et il alla s’établir au Mont-Cassin où il fonda le célèbre monastère. C’est là qu’il écrivit sa Règle monastique, qui lui valut d’être appelé le Patriarche des moines d’Occident. Il mourut vers 547. Il a été proclamé patron de l’Europe par le pape saint Paul VI en 1964» (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, avec l’autorisation @AELF) .
"Tu as fait du bienheureux abbé Benoît un maître spirituel remarquable pour ceux qui se mettent à l’école de ton service ;
accorde-nous de ne rien préférer à ton amour et de courir, le cœur dilaté, dans la voie de tes commandements" (extrait de la prière d'ouverture).
Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).
Documents
- Sur le site Nominis de la CEF
- Qui est Saint Benoît ? Abbaye Notre-Dame de Jouarre.
- Saint Benoît de Nursie. KTO. (52'15).
- Saint Benoît de Nursie. KTO. La foi prise au mot. (52'29).
- La règle de Saint Benoît. Les mardis des Bernardins. (1h 50'41).
- Claude-Jean Nesmy. Saint Benoît et la vie monastique. Seuil. 2001.
- Saint Benoît, patron de l'Europe. Éditions bénédictines. 2018.
- Daniel-Odon Hurel. Saint Benoît. Perrin. 2019.
- La règle de Saint Benoît. Cerf, Abbaye de Bellefontaine. 2019.
- Daniel Hubert. Saint Benoît, sa règle : de l'intime à l'immense, des repères pour vivre. Saint-Léger Éditions. 2022.
- P. Denis Huerre. o.s.b. Quel est l'homme qui désire voir des jours heureux ? Commentaire de la règle de Saint Benoît. Saint-Léger Éditions. 2023.

PROLOGUE DE LA RÈGLE DE S. BENOÎT
Avant tout, demande à Dieu par une très instante prière qu’il mène à bonne fin tout bien que tu entreprends. Ainsi, celui qui a déjà daigné nous admettre au nombre de ses enfants n’aura pas sujet, un jour, de s’affliger de notre mauvaise conduite. Car, en tout temps, il faut avoir un tel soin d’employer à son service les biens qu’il a mis en nous, que non seulement il n’ait pas lieu, comme un père offensé, de priver ses fils de leur héritage, mais encore qu’il ne soit pas obligé, comme un maître redoutable et irrité de nos méfaits, de nous livrer à la punition éternelle, tels de très mauvais serviteurs qui n’auraient pas voulu le suivre pour entrer dans la gloire.
Levons-nous donc enfin, l’Écriture nous y invite : L’heure est venue, dit-elle, de sortir de notre sommeil. Ouvrons les yeux à la lumière qui divinise. Ayons les oreilles attentives à l’avertissement que Dieu nous adresse chaque jour : Si vous entendez aujourd’hui sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, et ailleurs : Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. Et que dit-il ? Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Courez, pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous saisissent.
Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la multitude du peuple à laquelle il fait entendre ces appels, dit encore : Quel est celui qui désire la vie et souhaite voir des jours heureux ? Que si, à cette demande, tu lui réponds : « C’est moi », Dieu te réplique : Si tu veux jouir de la vie véritable et éternelle, garde ta langue du mal et tes lèvres de toute parole trompeuse ; détourne-toi du mal et fais le bien ; recherche la paix et poursuis-la. Et lorsque vous agirez de la sorte, mes yeux veilleront sur vous et mes oreilles seront attentives à vos prières, et avant même que vous ne m’invoquiez, je vous dirai : Me voici. Quoi de plus doux, frères très chers, que cette voix du Seigneur qui nous invite ? Voyez comme le Seigneur lui-même, dans sa bonté, nous montre le chemin de la vie.
Ceignons donc nos reins par la foi et la pratique des bonnes œuvres ; sous la conduite de l’Évangile, avançons sur ses chemins, afin de mériter de voir un jour celui qui nous a appelés dans son royaume. Si nous voulons habiter dans le tabernacle de ce royaume, sachons qu’on n’y parvient que si l’on y court par les bonnes actions. ~
Comme il y a un zèle amer, mauvais, qui sépare de Dieu et conduit en enfer, de même il y a un bon zèle qui éloigne des vices, et conduit à Dieu et à la vie éternelle. C’est ce zèle que les moines doivent pratiquer avec une ardente charité, c’est-à-dire : ils s’honoreront mutuellement de leurs prévenances ; ils supporteront très patiemment les infirmités d’autrui, tant celles du corps que celles de l’esprit ; ils s’obéiront à l’envi les uns aux autres ; nul ne recherchera ce qu’il juge utile pour soi, mais bien plutôt ce qui l’est pour autrui ; ils se rendront chastement les devoirs de la charité fraternelle ; ils auront pour Dieu une crainte inspirée par l’amour ; ils auront pour leur abbé un amour humble et sincère ; ils ne préféreront absolument rien au Christ, qui veut nous conduire tous ensemble à la vie éternelle.Répons
Aujourd’hui le Seigneur nous appelle, Stance
il cherche son disciple ;
une voix crie : « Écoute, fils,
prête l’oreille de ton cœur,
l’heure est venue de marcher vers la vie ».
R/ Dieu nous attend, pressons le pas
sur le chemin de l’Évangile.
Rude est la montée vers la lumière,
étroite, la porte du Royaume.
Humblement, par la patience,
tu entreras dans le mystère de la Pâque.
Dans la douceur de l’amour,
tu avanceras, le cœur libéré.
Sacrosanctum Concilium