2 mai : Saint Athanase d'Alexandrie († 373) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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2 mai : Saint Athanase d'Alexandrie († 373)

Athanase d'Alexandrie, né vers 296/298 et mort le 2 mai 373, a été patriarche d'Alexandrie (en Égypte) du 8 juin 328 à sa mort : il disparaît après quarante-cinq ans d’épiscopat. Athanase vécut le moment historique du passage d’un christianisme minoritaire à un christianisme de masse dans cette partie de l’Orient. Malgré cinq exils, il lutta avec constance et courage contre l'arianisme qui niait la divinité du Christ.

Évêque et docteur de l'Église - Mémoire

 

Notice du Missel

« Évêque d’Alexandrie de 328 à 373, Athanase n’eut qu’un objectif : défendre la foi en la divinité du Christ, qui avait été définie à Nicée, mais se trouvait battue en brèche de partout. Ni la pusillanimité des évêques, ni les tracasseries policières, ni cinq exils ne vinrent à bout de son caractère et surtout de son amour pour le Seigneur Jésus, Dieu fait homme » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 669, avec l’autorisation @AELF)   

Pour la messe 

En blanc

​Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

Documents 

Sur le site Nominis de la CEF .

Vidéos sur KTO

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DISCOURS DE ST ATHANASE SUR L'INCARNATION DU VERBE

Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant. En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père. Mais il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il s'est manifesté à nous. ~

Il a eu pitié de notre race, Il a eu compassion de notre faiblesse ; il a condescendu à notre corruption ; il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes. Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps, ou seulement se manifester. S'il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c'est notre corps qu'il a pris. ~

Dans le sein de la Vierge, il construisit pour lui-même le temple de son corps ; il en fit son instrument adapté, pour se faire connaître et pour y demeurer. Après avoir pris parmi nos corps un corps de même espèce, comme nous sommes tous soumis à la corruption de la mort, il le livra à la mort pour nous tous, et l'offrit à son père. Il a fait cela par amour pour les hommes. Ainsi, puisque tous mourraient en lui, la loi soumettant les hommes à la corruption serait annulée : en effet, elle déploierait toute sa force contre le corps du Seigneur, et elle n'aurait plus désormais le pouvoir de frapper ses pareils, les hommes. Le Verbe rendrait incorruptibles de nouveau les hommes revenus à la corruption ; il leur communiquerait la vie du fait de sa mort : par le corps qu'il s'était approprié et par la grâce de la résurrection, il écarterait la mort loin d'eux, comme une paille consumée par le feu. ~

Le Verbe prit un corps capable de mourir afin que ce corps, en participant au Verbe qui est au-dessus de tout, devienne capable de mourir pour tous, reste incorruptible grâce au Verbe qui y demeure, et enfin délivre de la corruption tous les hommes par la grâce de la résurrection.

Le Verbe offrit donc à la mort le corps qu'il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans aucune tache, et aussitôt il anéantit la mort en en délivrant tous les hommes ses pareils par l'offrande de ce corps qui leur ressemble.

Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa mort. Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d'incorruptibilité, selon la promesse apportée par sa résurrection. Car la corruption elle-même, impliquée dans la mort, n'a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.

Source : AELF — Office des lectures — 2 mai.

 

  • Sacrosanctum Concilium 37

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Harmonie des rites.

    SC 37. L'Église, dans les domaines qui ne touchent pas à la foi ou le bien de toute la communauté ne désire pas, même dans la liturgie, imposer la forme rigide d'un libellé unique : bien au contraire, elle cultive les qualités et les dons des divers peuples et elle les développe ; tout ce qui, dans leurs mœurs, n'est pas indissolublement solidaire de superstitions et d'erreurs, elle l'apprécie avec bienveillance et, si elle peut, elle en assure la parfaite conservation ; qui plus est, elle l'admet parfois dans la liturgie elle-même, pourvu que cela s'harmonise avec les principes d'une véritable et authentique esprit liturgique. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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