17 janvier : Saint Antoine, moine († 356)
Saint Antoine le Grand, icône à l'huile, de style copte, fin XIXe/début XXe Source : Wikimedia Commons
Abbé - Mémoire
Notice du Missel
« Antoine, le père des moines d’Égypte, se fixa dans le désert à vingt ans après avoir entendu lire dans l’Évangile : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres et suis-moi ». Il allait y vivre durant près d’un siècle († 356). De nombreux disciples le suivirent dans cette vie d’austérité qui donne accès à l’intimité du Dieu vivant » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 633, avec l’autorisation @AELF). .
" Tu as donné au bienheureux abbé Antoine de te servir au désert par une admirable manière de vivre ; accorde-nous, à son intercession, de renoncer à nous-mêmes pour t’aimer sans cesse et plus que tout " (extrait de la prière d'ouverture).
► Pour la messe : en blanc
► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)
Documents
- Sur le site Nominis de la CEF
- Saint Antoine le Grand, le père des moines sur le site la-croix.com
- Les pères du désert, La foi prise au mot (KTO 2020, 53'37)
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VIE DE SAINT ANTOINE, PAR SAINT ATHANASE
La vocation d'Antoine
À la mort de ses parents, Antoine resta seul avec une jeune sœur. Ayant alors entre dix-huit et vingt ans, il prit soin de la maison et de sa sœur.
Moins de six mois après le décès de ses parents, il se rendait comme d'habitude à l'église en méditant ; il considérait comment les Apôtres avaient tout quitté pour suivre le Sauveur ; quels étaient les hommes qui, dans les Actes des Apôtres, vendaient leurs biens et en déposaient le produit aux pieds des Apôtres pour que ceux-ci les distribuent aux nécessiteux ; et aussi quelle grande espérance leur était ainsi réservée dans le ciel. En pensant à tout cela, il entre dans l'église au moment de la lecture de l'Évangile, et il entend le Seigneur qui disait à un riche : Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; puis viens, suis-moi, et tu auras un trésor dans les cieux.
Antoine eut l'impression que Dieu lui adressait cet évangile et que cette lecture avait été faite pour lui. Il sortit aussitôt de l'église et donna aux gens du village ses propriétés familiales, quinze arpents d'une terre fertile et excellente, pour que lui-même et sa sœur n'en aient plus l'embarras. Après avoir vendu tous ses biens mobiliers, il distribua aux pauvres la grosse somme d'argent qu'il en avait retirée, en ne mettant de côté qu'une petite part pour sa sœur.
Une autre fois qu'il était entré à l'église, il entendit le Seigneur dire dans l'Évangile : Ne vous faites pas de souci pour demain. Ne supportant plus d'avoir gardé quelque chose, il distribua cela aussi aux plus pauvres. Il confia sa sœur à des vierges dont il connaissait la fidélité et la mit dans leur monastère pour qu'elle y fasse son éducation. Quant à lui, il se consacra désormais, près de sa maison, au labeur de la vie ascétique. Vigilant sur soi-même, il persévérait dans une vie austère. ~
Aussi travaillait-il de ses mains, car il avait entendu cette parole : Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Il achetait son pain avec une part de ce qu'il gagnait et il distribuait le reste aux indigents.
Il priait sans cesse, parce qu'il avait appris qu'il faut prier sans relâche en privé. Il était si attentif à la lecture qu'il ne laissait rien perdre des Écritures mais en retenait tout et que, dans la suite, sa mémoire pouvait remplacer les livres. ~Tous les habitants du village et les gens de bien qui le fréquentaient habituellement, en le voyant vivre ainsi, l'appelaient ami de Dieu. Les uns l'aimaient comme leur fils, et les autres comme leur frère.
Répons
Stance Va, pèlerin,
poursuis ta quête ;
va ton chemin,
que rien ne t'arrête.
Prends ta part de soleil
et ta part de poussière ;
le cœur en éveil
oublie l'éphémère.
R/ Tout est néant,
rien n'est vrai que l'amour.
N'attache pas ton cœur
à ce qui passe.
Ne dis pas : j'ai réussi,
je suis payé de ma peine.
Ne te repose pas dans tes œuvres :
elles vont te juger.
Garde en ton cœur la Parole :
voilà ton trésor.
(AELF — Office des lectures — 15 janvier)
Sacrosanctum Concilium