18 mars : Saint Cyrille de Jérusalem (✝ vers 386) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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18 mars : Saint Cyrille de Jérusalem (✝ vers 386)

Cyrille de Jérusalem, né vers 313 et mort en 386 ou 387, fut évêque de Jérusalem de 350 à 386. Ses Catéchèses baptismales notamment l'ont fait passer à la postérité. Ce Père de l'Église est révéré comme saint tant par l’Église orthodoxe que par l’Église catholique romaine. Fêté le 18 mars et proclamé Docteur de l’Église par le pape Léon XIII en 1883.

Évêque et docteur de l'Église - Mémoire facultative

 

Notice du Missel

« L’évêque Cyrille de Jérusalem († 386 ou 387) connut de multiples tribulations pour défendre la foi en la divinité du Christ. Il fut exilé à trois reprises. Il a laissé des Catéchèses baptismales, qui font connaître comment on préparait les adultes au baptême dans la seconde moitié du IVe siècle » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 647, avec l’autorisation @AELF) 

" Par l’enseignement du bienheureux évêque Cyrille de Jérusalem, tu as conduit ton Église d’une manière admirable vers une intelligence plus profonde des mystères du salut ; accorde-nous, à son intercession, de si bien connaître ton Fils  que nous vivions plus intensément de sa vie "  (prière d'ouverture). 

► Pour les lieux où la mémoire est choisie : Commun des pasteurs, pour un évêque ou Commun des docteurs de l’Église.

Documents

  • Michel Corbin, Les catéchèses baptismales de saint Cyrille de Jérusalem, Lessius. 2011.
  • Parole et prière 141, Prier un mois avec saint Cyrille de Jérusalem, Artège. 2022.

 

Catéchèse du pape François sur le sacrement du baptême,
citant une catéchèse baptismale de saint Cyrille
audience générale du mercredi 9 mai 2018.

Chers frères et sœurs, bonjour!

La catéchèse sur le sacrement du baptême nous conduit aujourd’hui à parler de la sainte immersion accompagnée par l’invocation de la Très Sainte Trinité, à savoir le rite central qui, à proprement parler, « baptise »  — c’est-à-dire immerge — dans le mystère pascal du Christ (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1239). Saint Paul rappelle le sens de ce geste aux chrétiens de Rome, en demandant tout d’abord : « Ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés ? » et ensuite en répondant: « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts [...], nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Le baptême nous ouvre la porte à une vie de résurrection, pas à une vie mondaine. Une vie selon Jésus.

Les fonts baptismaux sont le lieu où l’on fait Pâques avec le Christ ! L’homme ancien est enseveli, avec ses passions trompeuses (cf. Ep 4, 22), afin qu’il renaisse comme une créature nouvelle; les vieilles choses sont vraiment finies et de nouvelles sont nées (cf. 2 Co 5, 17). Dans les « Catéchèses » attribuées à saint Cyrille de Jérusalem est ainsi expliqué aux nouveaux baptisés ce qui leur est arrivé dans l’eau du baptême. Voilà une belle explication de Cyrille: « Au même instant vous êtes morts et nés, et la même vague salutaire devient pour vous sépulcre et mère » (n. 20, Mystagogique 2, 4-6: PG 33, 1079-1082). La renaissance de l’homme nouveau exige que l’homme corrompu par le péché soit réduit en poussière. Les images de la tombe et du sein maternel qui se réfèrent aux fonts baptismaux sont en effet très incisives pour exprimer ce qui se passe de grand, à travers les gestes simples du baptême. J’aime citer l’inscription qui se trouve dans l’ancien baptistère romain du Latran, dans laquelle on lit, en latin, cette expression attribuée au Pape Sixte III : « Notre Mère Église fait naître de manière virginale, à travers l’eau, les enfants qu’elle conçoit par le souffle de Dieu. Vous qui êtes renés de cette source, espérez le royaume des cieux » (« Virgineo fetu genitrix Ecclesia natos / quos spirante Deo concipit amne parit. / Caelorum regnum sperate hoc fonte renati »). C’est beau : l’Église qui nous fait naître, l’Église qui est sein maternel, elle est notre mère au moyen du baptême.

Si nos parents nous ont engendrés à la vie terrestre, l’Église nous a régénérés à la vie éternelle dans le baptême. Nous sommes devenus ses enfants dans son Fils Jésus (cf. Rm 8, 15; Ga 4, 5-7). Également sur chacun de nous, qui sommes renés de l’eau et de l’Esprit Saint, le Père céleste fait retentir sa voix avec un amour infini, qui dit: «Tu es mon fils bien-aimé » (cf. Mt 3, 17). Cette voix paternelle, imperceptible à l’oreille, mais tout à fait audible au cœur de celui qui croit, nous accompagne pendant toute notre vie, sans jamais nous abandonner. Au cours de toute notre vie, le Père nous dit : « Tu es mon fils bien-aimé, tu es ma fille bien-aimée ». Dieu nous aime beaucoup, comme un Père, et il ne nous laisse pas seuls. Cela dès le moment du baptême. Une fois renés enfants de Dieu, nous le sommes pour toujours! En effet, le baptême ne se répète pas, parce qu’il imprime une marque spirituelle indélébile : « Cette marque n’est effacée par aucun péché, même si le péché empêche le baptême de porter des fruits de salut » (CEC, n. 1272). La marque du baptême ne se perd jamais ! « Père, mais si une personne devient un brigand, de ceux les plus connus, qui tuent des gens, qui commettent des injustices, la marque s’en va-t- elle ? ». Non. L’enfant de Dieu qu’est cet homme commet ces choses pour sa propre honte, mais la marque ne s’en va pas. Et il continue à être un enfant de Dieu, qui va contre Dieu, mais Dieu ne renie jamais ses enfants. Avez-vous compris ce dernier point ? Dieu ne renie jamais ses enfants. Nous le répétons tous ensemble ? « Dieu ne renie jamais ses enfants ». Un peu plus fort, parce que je suis sourd ou bien je n’ai pas compris : [l’assemblée répète plus fort] « Dieu ne renie jamais ses enfants ». Voilà, c’est bien comme ça.

Incorporé au Christ au moyen du baptême, les baptisés sont donc configurés à Lui, « le premier-né de nombreux frères » (Rm 8, 29). À travers l’action de l’Esprit Saint, le baptême purifie, sanctifie, justifie, pour former dans le Christ, avec de nombreuses personnes, un seul corps (cf. 1 Co 6, 11; 12, 13). C’est ce qu’exprime l’onction chrismale, « qui est le signe du sacerdoce royal du baptisé et de son incorporation à la communauté du peuple de Dieu » (Rituel du baptême des enfants, Introduction, n. 18, 3). C’est pourquoi le prêtre oint avec le saint chrême le front de chaque baptisé, après avoir prononcé ces paroles qui en expliquent la signification : « Dieu lui-même vous consacre par le chrême du salut, pour qu’insérés dans le Christ, prêtre, roi et prophète, vous soyez toujours les membres de son corps pour la vie éternelle » (ibid., n. 71).

Frères et sœurs, la vocation chrétienne se trouve entièrement là : vivre unis au Christ dans la sainte Église, en participant à la même consécration pour accomplir la même mission, dans ce monde, en portant des fruits qui durent pour toujours. Animé par l’unique Esprit, en effet, le peuple de Dieu tout entier participe aux fonctions de Jésus Christ, « Prêtre, Roi et Prophète », et porte les responsabilités de mission et de service qui en découlent (cf. CEC, nn. 783-786). Que signifie participer au sacerdoce royal et prophétique du Christ ? Cela signifie faire de soi une offrande agréable à Dieu (cf. Rm 12, 1), en lui rendant témoignage au moyen d’une vie de foi et de charité (cf. Lumen gentium, n. 12), en la plaçant au service des autres, à l’exemple du Seigneur Jésus (cf. Mt 20, 25-28; Jn 13, 13-17). Merci.

  • Sacrosanctum Concilium 12

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Liturgie et pieux exercices.

    SC 12. Cependant, la vie spirituelle n'est pas enfermée dans la participation à la seule liturgie. Car le chrétien est appelé à prier en commun : néanmoins, il doit aussi entrer dans sa chambre pour prier le Père dans le secret, et, même, enseigne l'Apôtre, il doit prier sans relâche. Et l'Apôtre nous enseigne aussi à toujours porter dans notre corps la mortification de Jésus, pour que la vie de Jésus se manifeste, elle aussi, dans notre chair mortelle. C'est pourquoi dans le sacrifice de la messe nous demandons au Seigneur « qu'ayant agréé l'oblation du sacrifice spirituel il fasse pour lui de nous-mêmes une éternelle offrande ». 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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