9 août : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix († 1942) — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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9 août : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix († 1942)

Née dans une famille juive, Édith Stein, grande intellectuelle, découvrit la foi chrétienne et entra au Carmel en 1942. Arrêtée par les nazis, elle mourut dans le camp d'Auschwitz. Copatronne de l'Europe.

Vierge et martyre - Fête en Europe

 

Notice du Missel

«  Édith Stein, née en 1891 à Breslau (Wroclaw en Pologne), devenue chrétienne puis religieuse carmélite sous le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, meurt à Auschwitz parce qu’elle était juive. Philosophe, elle fut assistante d’Edmund Husserl, maître de la phénoménologie. À 30 ans, la lecture de l’Autobiographie de sainte Thérèse d’Avila change le cours de sa vie et la conduit au carmel de Cologne (Allemagne). Réfugiée en Hollande, arrêtée en 1942, humble brebis conduite à l’abattoir, elle s’identifie au Serviteur souffrant. Son nom de religieuse prend tout son sens : la croix et la bénédiction » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 745, avec l’autorisation @AELF).   

"Dieu de nos pères, tu as conduit la sainte martyre Thérèse-Bénédicte à connaître ton Fils crucifié et à l’imiter jusque dans la mort ; par son intercession, accorde à tous de reconnaître dans le Christ leur Sauveur et, grâce à lui, de parvenir à te contempler pour l’éternité" (collecte). 

​► En rouge. En Europe, fête avec oraisons propres. Ailleurs, mémoire facultative : Commun des martyrs, pour une vierge martyre ou Commun des vierges, pour une vierge.

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones).

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  •  Hymne "Une juste d'Israël" (CFC / Gelineau / WP47-95-2).

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DU LIVRE « LA SCIENCE DE LA CROIX »
DE SAINTE THÉRÈSE-BÉNÉDICTE DE LA CROIX, VIERGE ET MARTYRE

Le Christ a pris sur lui le joug de la Loi puisqu’il l’a parfaitement accomplie et qu’il est mort pour la Loi et par elle. C’est même ainsi qu’il a délivré de la Loi ceux qui désiraient recevoir de lui la vie. Cependant ils ne pourront la recevoir que s’ils offrent leur propre vie. En effet, ceux qui par le baptême ont été unis au Christ, c’est à sa mort qu’ils ont été unis par le baptême. Ils se plongent dans sa vie pour devenir membres de son Corps, afin, comme tels, de souffrir avec lui, (mais aussi afin de ressusciter avec lui à la vie éternelle, à la vie divine.)

Pour nous, cette vie n’atteindra sa plénitude qu’au jour de la Gloire. Nous y participons cependant, dès maintenant — « dans la chair » —, dans la mesure où nous croyons : il s’agit de croire que le Christ est mort pour nous, afin de nous donner la vie. Cette foi nous permet de devenir un avec lui, comme les membres avec la tête, et elle nous ouvre à l’effusion de sa vie. Ainsi la foi au Crucifié — la foi vive, celle qui s’accompagne du don aimant de soi —, cette foi est pour nous l’accès à la vie et le début de la gloire future ; c’est pourquoi la croix est notre unique titre de fierté : Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde.

Celui qui a opté pour le Christ est mort au monde, et le monde est mort pour lui. Il porte dans son corps les marques de souffrances du Seigneur, il est faible et méprisé devant les hommes, mais précisément en cela, il est fort, car la puissance de Dieu donne toute sa mesure dans la faiblesse. Sachant cela, le disciple de Jésus n’accepte pas seulement la croix qui lui est imposée, mais il se crucifie lui-même : Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Ils ont soutenu un dur combat contre leur nature, afin que meure en eux la vie du péché, et qu’advienne un espace pour la vie de l’Esprit. Seule importe cette dernière. La croix n’est pas un but en soi. Elle élève et elle dirige le regard vers le haut. Cependant, elle n’est pas seulement un signe, elle est l’arme puissante du Christ, le bâton du berger, avec lequel le David divin part affronter le Goliath infernal, avec lequel, aussi, le Christ frappe fortement à la porte du ciel et la pousse. Alors se répandent les flots de la lumière divine qui enveloppent tous ceux qui marchent à la suite du Crucifié.

Répons

R/ Le Christ m’a aimé,
il s’est livré pour moi.

Avec le Christ, j’ai été fixé à la croix.
Je vis, mais ce n’est plus moi,
c’est le Christ qui vit en moi.

Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine,
je la vis dans la foi au Fils de Dieu.

Source : AELF — Office des lectures (France) — 9 août 2025

  • Sacrosanctum Concilium 107

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Révision de l'année liturgique.

    SC 107. L'année liturgique sera révisée de telle sorte que, en gardant ou en restituant les coutumes et les disciplines traditionnelles attachées aux temps sacrés, en se conformant aux conditions de notre époque, on maintienne leur caractère natif pour nourrir comme il faut la piété des fidèles par la célébration des mystères de la Rédemption chrétienne, mais surtout du mystère pascal. Les adaptations, selon les conditions locales, si elles étaient nécessaires, se feront conformément aux articles 39 et 40.


    ► Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964)

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