24 novembre : Saint André Dung-Lac et ses compagnons, martyrs du Vietnam. — Ressources liturgiques - Association Sacrosanctum Concilium

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24 novembre : Saint André Dung-Lac et ses compagnons, martyrs du Vietnam.

André Dun-Lac, prêtre viétnamien, décapité en 1839 pour avoir refusé de piétiner la croix du Christ, fut canonisé en 1988 avec 116 autres compagnons, tous morts martyrs pour la foi au Vietnam aux XVIIIe et XIXe siècles.

Martyrs - Mémoire
 

Biographie sur le site du Vaticen 


Notice du Missel

«  Au début du XVIe siècle, la première annonce de l’Évangile fut accueillie par le peuple vietnamien et fécondée dans le sang versé et la joie spirituelle des nouveaux baptisés. Durant les siècles suivants, en particulier sous le règne de l’empereur Minh-Mang (1820-1840), de nombreux chrétiens se signalèrent par leur martyre. Au nom de leur foi chrétienne et de leur fidélité à la croix du Seigneur, des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des catéchistes et aussi des fidèles laïcs durent subir toutes sortes de tourments, devenant ainsi les témoins de l’Église et de la vraie religion. Cent-dix-sept d’entre eux sont honorés comme martyrs, dont un évêque et neuf prêtres des Missions Étrangères de Paris, le plus connu étant S. Jean-Théophane Vénard » (Missel romain, éd. 2021, Desclée-Mame, p. 837, avec l’autorisation @AELF).   

" Seigneur Dieu, source et origine de toute paternité, tu as donné aux saints martyrs André et ses compagnons la grâce d’être fidèles à la croix de ton Fils jusqu’à l’effusion de leur sang ; accorde-nous, par leur intercession, de propager ton amour parmi nos frères, afin de pouvoir être appelés enfants de Dieu et de l’être vraiment " (collecte).

► Pour la messe : en rouge.

► Pour les lectures de la messe et les offices des heures, voir sur le site de l'AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

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LETTRE DE S. PAUL LE-BAO-TINH
AUX SEMINARISTES DE KE-VINH (1843)

Moi, Paul, lié de chaînes pour le Christ, je veux vous raconter les tribulations dans lesquelles je suis chaque jour enseveli, afin qu'embrasés de l'amour divin, vous bénissiez avec moi le Seigneur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Cette prison est vraiment une vive figure de l'enfer éternel. Aux liens, aux cangues et aux entraves viennent s'ajouter des colères, des vengeances, des malédictions, des conversations impures, des rixes, des actes mauvais, des serments injustes, des médisances, auxquels se joignent aussi l'ennui et la tristesse. Mais celui qui a déjà délivré les trois enfants des flammes ardentes est aussi demeuré avec moi ; il m'a délivré de ces maux et il me les convertit en douceur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Par la grâce de Dieu, au milieu de ces supplices qui ont coutume d'attrister les autres, je suis rempli de gaieté et de joie, parce que je ne suis pas seul, mais le Christ est avec moi. C'est lui, notre Maître, qui supporte tout le poids de cette croix ; pour moi, mes amis, je n'en ai à soutenir que la plus légère extrémité. Car non seulement il est spectateur du combat, mais encore il est combattant et vainqueur, et c'est lui qui consomme la lutte. C'est pourquoi la couronne de gloire est posée sur son chef, mais le membre peut aussi se réjouir de la gloire de la tête.

Comment puis-je vivre, voyant chaque jour les tyrans et leurs satellites infidèles blasphémer ton saint nom, toi, Seigneur, qui es assis au milieu des Chérubins et des Séraphins ? Vois ta croix foulée aux pieds des mécréants. Où est ta gloire ? À cette vue, enflammé de ton amour, j'aime mieux mourir et que mes membres soient coupés en morceaux en témoignage de mon amour pour toi, Seigneur.

Montre ta puissance, délivre-moi et aide-moi, afin que dans ma faiblesse, ta force se fasse sentir et soit glorifiée devant le monde, pour que tes ennemis ne lèvent pas la tête, si je suis ébranlé.

En entendant ces choses, vous rendrez, remplis de joie, d'immortelles actions de grâces à Dieu, auteur de tous les dons, et vous le bénirez avec moi, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde. Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit a tressailli d'allégresse, parce que Dieu a regardé l'humilité de son serviteur, désormais toutes les générations futures me diront bienheureux parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Louez le Seigneur, toutes les nations : louez-le, tous les peuples, parce qu'il a choisi ce qui est faible pour confondre ce qui est fort, il a choisi ce qui est vil pour détruire ce qui est noble, et par ma bouche, son esprit a confondu les philosophes, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Je vous écris ces choses pour que nous unissions votre foi et la mienne : au milieu de ces tempêtes, je jette une ancre qui va jusqu'au trône de Dieu ; c'est l'espérance qui vit toujours en mon cœur. Pour vous, mes bien-aimés, courez de telle sorte que vous remportiez la couronne, prenez l'armure de Dieu à droite et à gauche ; revêtez-vous de la cuirasse de la foi, comme l'ordonne mon patron, saint Paul ; il vaut mieux, pour vous, entrer borgnes et infirmes dans le royaume des cieux que d'être jetés dehors, ayant vos membres entiers.

Aidez-moi de vos prières pour que je combatte légitimement, que je combatte le bon combat et que je combatte jusqu'à la fin, pour achever heureusement ma course, afin que, si dans cette vie nous ne pouvons plus nous voir mutuellement, dans le siècle futur nous ayons ce bonheur à jamais, tout près du trône de l'Agneau immaculé, et qu'ainsi nous le louions dans la joie et l'exaltation dans les siècles. Ainsi soit-il.

Répons

R/ Fixons notre regard sur Jésus crucifié !

C'est Jésus qui nous donne de croire,
c'est lui qui conduit à son terme la foi.

Tenons ferme dans l'épreuve,
puisqu'il est avec nous.

La Passion du Christ,
voilà notre force et notre victoire.

(AELF — Office des lectures — 24 novembre).

  • Sacrosanctum Concilium 8

    Extrait de la Constitution Sacrosanctum Concilium

    Liturgie terrestre et liturgie céleste.

    SC 8. Dans la liturgie terrestre nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la cité sainte de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle ; avec toute la milice de l'armée céleste, nous chantons au Seigneur l'hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur société ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus-Christ, jusqu'à ce que Lui-même se manifeste, Lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec Lui dans la gloire. 

    ►  Voir commentaire dans La Maison-Dieu 77, 1964

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